Ihid., 1874, pp. 2, 8 et
on effectue l'opération; on pose la placfue sur une feuille de papier blanc et, à l'aide d'un blaireau, on couvre la surface insolée de plombagine; l'image, développée, est recouverte d'une couche de coUodion normal à2o/o. Lorsque la couche a fait prise, on incise ses bords et on plonge la glace dans l'eau : la pellicule se détache au bout de quelques minutes, on n'a plus qu'à la reporter sur tel support qu'il convient d'adopter.
L'emploi du coUodion pour le report des épreuves obtenues par saupoudrage a été indiqué pour la première fois par Poitevin». Pour conserver les demi-teintes de l'image, il recouvrait avec du coUodion normal la couche développée. Le premier lavage s'effectuait à l'eau ordinaire; le second à l'eau acidulée qui, tout en permettant une dissolution plus facile des sels contenus dans la couche, facilitait aussi la séparation du coUodion d'avec la glace. Le transport s'effectuait d'abord sur feuille de papier sans apprêt, d'après le procédé indiqué par Moitessier en 1855; l'image était ensuite reportée sur une feuille de papier gélatine à laquelle elle adhérait.
Obernetter^ effectuait le transport des images obtenues par saupoudrage d'une manière différente : Tépreuve était recouverte d'une solution de guttapercha dans le chloroforme (1 de gutta-percha , 4 de chloroforme); lorsque cette couche était sèche, il transportait l'épreuve sur papier gélatiné, lavait dans l'eau contenant un acide, ce qui faisait disparaître la coloration des lumières, puis vernissait l'épreuve.
654. Applications. — Nous avons vu que le procédé aux poudres permettait d'obtenir facilement des contre-types retournés ou des négatifs modifiés. Il sert surtout à produire des émaux photographiques en employant pour le développement des poudres vitrifiables; on peut l'utiliser pour changer le fond d'un négatif.
Liébert^ a recommandé le procédé suivant "pour obtenir par exemple des portraits au milieu d'un paysage étranger: on commence par produire une image sur papier du phototype de paysage; cette photocopie est décalquée ^sur papier végétal afin de bien déterminer la place que le modèle doit occuper dans le sujet, on retourne ensuite ce calque sur le verre dépoli, et on place le modèle en lui donnant la pose, biplace et la dimension convenable pour le fond. Le modèle doit poser sur un fond noir, avec un tapis noir mat. Il s'agit, en effet, d'obtenir l'image seule du modèle, comme s'il était suspendu dans le vide. On se servira avec avantage, pour obtenir ce résultat, de l'appareil Ghorretier, utilisé pour produire des fonds noirs (554). Le négatif est fortement \erni; il doit présenter un fond absolument transparent. On le recouvre d'un mélange de 100 c. c. d'eau, 100 c. c. d'albumine, 5 c. c. de glycérine, on laisse égoutter, on sèche à une douce chaleur et on coagule l'albumine par l'alcool; on verse alors sur la couche d'albumine le mélange suivant : eau, 100 c. c; sucre candi, 2 grammes; miel, 1 à 2 grammes; dextrine, 4 grammes; gomme arabique, 4 grammes; phénol, 2 grammes; glycérine, 0si50: bichromate de potassé, 2 grammes. On fait sécher à une douce chaleur cette solution étendue sur le vernis et on
1. Bulletin de la Société française de photographie, 18G0, p. 304, et 1861, p. 302.