‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 2)Chapitre 146 sur 260 · Ihid., p · texte numérisé non relu

Ihid., p

papip:r mixtionné.

ci;tto teinU', Tencrt' de (Uiine seule, qui fournit des images d'un ton noir jaune très désagréable à ïtml.

Ton noir chaud : noir de fumée ou noir de bougie, 6 grammes; laque carminée, 6 grammes; terre d'ombre brûlée, 4 grammes; indigo, 2 grammes.

Ton hru?i foncé : indigo, 2^''•5; rouge indien, (5 grammes; brun Van Dyck, 4 grammes; laque carminée, lKr25; noir de fumée, 30 grammes.

Ton bricn rouye : encre de (^hino, G grammes : laque carminée, 8 grammes; brun Van Dyck, 8 granmies.

Ton aépia : noir de fumée, 4 granmies; sépia de Cologne, 35 grammes.

Ton rouge pour positives par transparence : laque carminée, 10 grammes; rouge indien, G grammes; encre de Chine, 4 grammes.

Pour préparer la mixtion, on commence par faire tremper la gélatine dans la (juantité «l'eau indi((uée contenant les proportions nécessaires de sucre et de savon, puis l'on chaulfe au bain-marie, l'on ajoute peu à peu les couleurs finement i)royées, et l'on filtre la mixtion colorée. Le filtrage sur une flanelle <'st bien suffisant pour séparer les grumeaux de couleur qui peuvent S(! former et i)our retenir les impuretés de la gélatine. La mixtion colorée est alors prête à être étendue sur le papier : on la verse dans une cuvette cylindrique (pii est chauffée au l)ain-marie, de manière à maintenir la solution <le gélatine à une température voisine de 40», on promène à la surface du li(piide un morceau de ]»apier blanc pour chasser les bulles ainsi que les impuretés et la pellicule qui se forme à la partie supérieure de la couclie, puis on place sur la machine la bande de papier qu'il s'agit de recouvrir d'émulsioii. Klle consiste en un système de rouleaux ([ui entraînent la feuille ;i la surface de la mixtion; la feuille j)asse de là sur un grand rouleau creux d(^ fonte maintenu Irés froid i)ar un courant d'eau fraîche qui circule à travers l'axe, de là le pa[)ier passe sur une table horizontale où on le coujx' à dimension convenable. Le mouvement plus ou moins rapide que l'on im[)rime au rouleau conducteur permet de faire varier l'épaisseur de la couche. La vitesse dont est animée le^ papier doit être telle qu'une bande de i»apier de 3>'>(K) soit recouverte en vingt à vingt-cinq secondes; si la vitesse de rotation du <-ylindre est plus rapide, la couche seni plus épaisse; c'est l'inverse qui se jiroduira si le mouvement est i)lus lent.

Le i>:ipi< i- recoiiNrrt (If iiiixliou est suspeiKlu dans un séchoir où un ventihileiii- iiui 'ue de l'air sec et fVoi<l en grande abondance'. 11 est utile de fixer à l;i partie inférieure de clnupie bande une règle de bois qui empêche le pajiier de s'enrouler en séchant. Pendant l'été, le courant d'air sec doit arriver avec nue vitesse très grande dans le séciioir: de i»lus. cet air doit être filtré i)ar son })assage à travers plusieurs doubles de mousseline pour éliminer les poussières qui pourraient se fixer l\ la surface de la gélatine et qui occasi()nnerai(MU ainsi un très grand nombre de taches.

Cette préparation s'oflectue aujourd'hui dans l'industrie d'une façon très régulière. On tronvt> couranimeiil des papiers donnant des images présentant les nuances siiivanti^s : noir pur, bistre, sanguine, rouge brun, noir ciiaud, noii- pourpré, brun pourpré, violet, rouge pourpré, bleu, etc. Il est plus avantagtMix de i)rendre les jiapiers mixtionnés dans le commerce que de les préparer dans les laboratoires. On peut cependant avoir besoin d'une jx'tile (piantité de i)apier d'une nuance déterminée ; nous devons donc indiquer plusieurs procédés (jui permettent d'arriver à ce résultat.

TRAITE ENGYGLOPÉDIQUË DE PHOTOGRAÎ'HIE.

659. Préparations dans les laboratoires. — Jeanrenaud * a indiqué un procédé assez simple pour recouvrir de mixtion les feuilles de papier. Le matériel qu'il emploie est composé d'une série de glaces (cinq ou six suffisent) qui sont enchâssées dans un léger cadre de bois, de telle sorte que la première étant calée et mise de niveau horizontalement les autres puissent se superposer et être également de niveau. Sur la première glace, on pose une feuille de papier bien détrempée qui s'applique exactement sur le fond sans laisser de bulles d'air, on éponge régulièrement l'excès d'eau avec un buvard , on place la gélatine colorée dans une théière commune en faïence ou en porcelaine, on rétrécit le goulot en y adaptant un tube coudé et effilé, de manière à ne présenter qu'une ouverture de 0^002 environ; on verse la mixtion avec ce vase en faisant une série de bandes parallèles qui se recouvrent les unes par les autres. Le liquide étant chaud s'étale partout en une couche de môme épaisseur et parfaitement unie. Si

Fig. 544.

la gélatine est versée trop chaude, il se produit facilement des inégalités de forme circulaire; la température la plus convenable est de 35 à 40o.

On pose un second cadre à glace sur le premier, on répète l'opération, et ainsi des autres. A la température de 12 à 15° G., la gélatine fait prise assez rapidement pour qu'on puisse, après une série de cinq à six glaces, enlever la première feuille et la suspendre pour la sécher à l'air libre ; au-dessous de 12o, la gélatine fait prise trop rap^idement et rend l'extension difficile; au-dessus de 20», elle est, au contraire, très lente à se figer, et il devient nécessaire ou d'avoir un très grand nombre de cadres ou de chercher une température plus basse.

Le séchage doit s'effectuer rapidement. Il doit être complet on moins de vingt-quatre heures pour des feuilles de dimensions moyennes.

Page 1