‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 2)Chapitre 147 sur 260 · PRÉPARATION DU PAPIER · texte numérisé non relu

PRÉPARATION DU PAPIER

Chardon emploie le moyen suivant : sur une glace encadrée par un châssis muni de vis calantes {fig. 544) on applique le papier préalablement mouillé, on recouvre cette feuille de papier buvard, puis, à l'aide d'un rouleau ou d'une raclette, on enlève l'excès d'eau, tout en chassant les bulles qui se seraient interposées entre le papier et la glace. On détermine la (piantité de gélatine à laisser sur le papier à l'aide d'une règle en verre dont l'arête est arrondie, et qui est maintenue par une tringle en fer servant à la manœuvrer; à chaque extrémité de cette règle sont fixées deux bandes de caoutchouc qui limitent exactement l'épaisseur de la couche de gélatine. On verse la mixtion colorée d'après les indications fournies par .Jeanrenaud. Le liquide est répandu entre la règle et la tringle qui la maintient, de sorte que, par un mouvement simultané, on puisse égaliser la couche au fur et à mesure de l'écoulement du liquide. Les feuilles se gondolent toujours un peu par la dessiccation; on les redresse en les maintenant pendant quelques heures sur un rouleau de bois de moyen diamètre; on les conserve ensuite dans un cliàssis-presse ; la pression achève de les rendre très planes.

660. Autres formules. — L. Vidal» emploie une mixtion composée de ir>U gi-uiuiiics (If gi'hitiiir, un litre d'eau, 0 grammes de matière colorante finement l)royée et :10 grammes de glycérine; il verse 400 c. c. de cette mixtion sur une feuille de });ipier mesurant 0"'44 X O'".")?. Il a insisté sur l'utilité de faire des mixtions plus ou moins riches en matière colorante, pour être employées tour à tour suivant la nature du travail à j)roduire. Pour des gravures où il n'y a (juc du l)lanc et du noir il importe d'user d'une mixtion riche en couleur et dans Ia(|ueli(' la quantité de gélatine est moimlre; j)our des porti'aits, an contraire, dans les(juels se trouvent les (lenii-trintt's les |»lns d('Iicalt's. il est nécessaire d'user d'une mixtion }tlus riche en g^'lalinr jiar i'a|)|iorl ;'i l:i ci.ulenr: (juant à ré[)aisseur de la couche, elle varie ponr nnc nirnif mixtion avec la nalnre du négatif, comme nous l'avcuis déjà indiqn/'.

Swann ^ préparait \r pupirr mixlionm'' avec du hicliromate (ramnionia({ue, s'il voulait éviter la sensibilisation du papier. Il versait la mixtion sur glace, et, quand la gélatine était sèche, il api)li<{uait une feuille de papier humide sur la c(Mi('iie, la laissait sécher et détachait le tout : il obtenait ainsi une surface ])arl"aitement unie.

Despa(piis a fait obscrvci-^ ([nc si la nuitière colorante n'était pas parfaitement dégraissée la gélatine^ ne tardait pas à devenir insoluble; les couleurs préi)arées à l'ammoniaque donnent, au contraire, de très bons résultats.

J)esi)a(iuis ■* employait un(^ mixtion composée de 10 à 12 grammes de gélatine, 20 c. c. d'encre dtM Ihine titrée, 80 c e. d'eau; après dissolution, il ajoutait de bicliromate d'ammonia(|ue et étendait cette mixtion sur un verre de gélatineur frotté au liel de bœuf: il laissait sécher horizontale-

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