‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 2)Chapitre 148 sur 260 · The Phot. Journal London, 15 sept. 18G · texte numérisé non relu

The Phot. Journal London, 15 sept. 18G

ii. Bulletin de la Société française de photographie, 1870, p. 31. 4. Ibid., 188(5, p. 101.

ment, puis recouvrait d'une légère couche de collodion normal; il laissait sécher le collodion et recouvrait alors la couche laissée par ce dernier avec un collodion contenant : éther, 100 c. c; alcool, 100 c. c. ; coton-poudre, 2 à 6 grammes, suivant l'épaisseur à obtenir; huile de ricin, 4 grammes. La couche de collodion normal a pour but de préserver la gélatine, qui devient plus ou moins insoluble en présence de l'huile de ricin. On peut aussi étendre le collodion épais, puis la mixtion. On peut également préparer de la toile-cuir en humectant une toile fine avec de l'alcool; onl'étend sur une glace en chassant les bulles d'air, on la recouvre de collodion à l'huile de ricin et on laisse sécher ; on la recouvre alors de mixtion sensibilisée et on laisse sécher. Dans ce cas, on insole par l'envers de la couche.

Despaquis * a fait observer que le papier mixtionné sensible se conserve fort longtemps si la gélatine est bien exempte de corps gras ; on peut donc préparer une mixtion sensible. Cette mixtion peut être coulée sur les feuilles de papier en pleine lumière sans que sa qualité soit altérée; elle n'est sensible que lorsqu'elle est sèche.

Soulier 2 étendait sur glace une couche très légère de collodion, puis, lorsqu'elle avait fait prise, la recouvrait d'une couche très mince de gélatine qu'il coagulait, ensuite, il versait la mixtion sensible sur ces deux supports soudés ensemble. Après dessiccation de la couche, la préparation se détache facilement de la glace et constitue des feuilles suffisamment rigides pour qu'on puisse les manier avec facilité. L'insolation de ces couches sensibles avait lieu au châssis-presse en mettant le négatif en contact avec le côté du collodion; le dépouillement se faisait par le procédé ordinaire et on collait cette pellicule sur le bristol.

Blair ^ préparait la mixtion sur un papier rendu transparent par le vernis au copal. On exposait à la lumière, le côté non recouvert de la préparation étant en contact avec le négatif; le papier transparent était recouvert de vernis au caoutchouc avant de recevoir l'application du mélange de bichromate, gélatine et charbon.

Blair * a proposé d'obtenir des images sur papier noir en incorporant à la gélatine bichromatée une matière colorante blanche. Il employait le produit appelé flint pulvérisé : c'est un mélange d'argile blanche à porcelaine et de cristal réduit en poudre. L'argile à porcelaine lavée à l'acide chlorhydrique réussit mieux. Il a constaté que, quelle que soit la formule employée, il est très important de ne pas faire bouillir la gélatine, et ne pas garder à l'état fluide avant de faire la mixtion; il vaut mieux préparer le papier pendant l'hiver, par petite quantité, l'employer rapidement et ajouter la quantité de sucre strictement nécessaire ^.

Jonhston 6 remplaçait le sucre qu'on ajoute à la mixtion parle savon mou. Il employait une mixtion contenant 453 grammes de gélatine, 2 litres d'eau, 6gr50 de noir, 31 grammes de savon mou et 46 grammes de bichro-

1. Bulletin de la Société française de pJwtograjjMe, 1873, p. 7.

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