Pkotolithographu'^ traits et demi-teintes
leur de manière à obtenir une température régulière de o5o G. Dans ces conditions, le séchage s'elTectue très rapidement et d'une manière absolu-
Fig. CG7.
ment régulière; on peut d'ailleurs faire cette opération dans une étuve quelconque servant pour sécher les glaces destinées aux opérations photocollographiques.
739. Exposition à la lumière ; mouillage de la planche. — L'exposition à la lumière s'effectue derrière un négatif placé dans un châssispresse ordinaire. On peut aussi se servir de l'ancien modèle de châssis, dont les traverses sont munies de vis en bois ou en métal pour obtenir un contact parfait entre la surface de la planche et celle du phototype {fig. 568).
La durée de l'insolation se règle par l'emploi d'un photomètre. La planche insolée montre à sa surface une image de couleur brune. Pour enlever l'excès de bichromate non décomposé par la lumière, on fait tremper la plaque dans l'eau pendant plusieurs heures; il est bon de l'immerger dans une cuve à eau courante; quand la planche est complètement lavée, on la laisse sécher sur un chevalet.
Le mouillage s'effectue à l'aide du bain mouilleur employé pour les couches étendues sur glace, ou bien à l'aide d'un mélange d'eau pure, de glycérine et de sucre; ce mélange, fait dans les proportions suivantes : eau, 50 c. c; glycérine, 50 c. c; sucre, 5 grammes, permet de tirer toute une série d'épreuves sans qu'il soit utile, de mouiller de nouveau.
PROCÉDÉS DIVERS
740. Encrage et tirage. — L'encrnge se fait à l'aide du rouleau de cuir, ou uiOuie à Taidc du rouleau de gélatine.
Le tirage pour un pelit nombre d'épreuves peut se faire avec la presse à copier; dans ce cas, on interpose enire le papier qui doit porter l'épreuve et le i)lateau de la presse un certain nombre de feuilles de papier, afin de régulariser la pression. On peut aussi faire le tirage avec une presse lithogra- ]>lii(]ue ordinaire, mais l'action du râteau sur la couche de gélatine ne jx-rmet i)as d'obtenir un très grand nombre d'épreuves ; aussi ^dusieurs
Fig. 568.
opérateurs, après avoir encré la planciie, font le tirage Vœil en dessous. La planche de gélatine, encrée sur une pierre ou sur un marbre, est placée sur le i)apier i)réalablement disposé avec foulage sur le marbre de la presse; la surface libre du cuivre est recouverte soit d'une pierre lithographique, soit d'une plaque de fonte bien dressée : ce sont ces surfaces qui sui)portent directement l'action du rouleau, et, grâce à cet artifice, le nombre d'exemplaires que l'on peut tirei* d'une même phinche ])eut être considérablement augmenté sans ([ue la couche de gélatine se soulève; mais l'humidité linit par atteindre la surface du cuivre, et, lorsque la planche a été mouillée pendant un cerhiin temps, si on ne la laisse jtas reposer, la surface de gélatine ne tarde pas à être hors de service.
740. Procédés divers. — Au lieu de cuivre, on peut enq)loyer d'autres métaux tels (jue le zinc graine ou le plomb pour servir de soutien à la couche de gélatine; mais l'usage de ces supports est à peu près abandonné; il en est de même de celui (pii a été recommandé par Jacobsen. Dans ce procédé, on ol)lient d'abord une éi)reuve par impression au charbon à la manière ordinaire sur verre dépoli ciré. L'épreuve est encadrée dans un châssis en bois et l'image est recouverte d'une solution tiède de 10 grammes de gélatine, 20 grammes de gomme arabi(iue et '20 c. c. de glycérine; quand ce liquide a fait prise, on enlève le cadre et on détache la masse gélatineuse avec l'épreuve. On encre alors la surface avec un rouleau en verre dépoli chargé d'encre assez Iluide, puis on pose dessus une feuille de papier albuminé non coagulé qu'on applique à la raclette et qu'on enlève portant l'impression. Le mouillage est inutile, car la couche de gélatine glycérinée communi(iue à la planche une humidité suffisante pour repousser l'encre dans les clairs; cependant, il est impossible d'obtenir par ce moyen des tirages à grand nombre d'exemplaires; il en est de même avec les procédés*
TRAITÉ ËNGYGLOPÉDIQUÊ DE PHOtO(iRAPËlÊ.
qui utilisent le parchemin ou le papier parcheminé, le celluloïd, le caout chouc, etc. Lorsqu'il s'agira d'obtenir un tirage à grand nombre d'exem plaires, c'est au procédé sur glace qu'il conviendra de s'adresser.
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