août
de pierre ponce et de coton imbibé d'huile d'olive, on la dégraissait ensuite en la frottant à sec avec du coton et de la pierre ponce sèche et pulvérisée très finement, puis on la décapait en la frottant avec du coton imbibé d'eau acidulée par l'acide azotique (eau, 16 c. c, acide azotique,! c. c), ensuite, on saupoudrait la plaque de ponce, et avec du coton qui n'avait pas servi on la frottait très légèrement. On chauffait la plaque à l'aide d'une lampe à alcool jusqu'à ce qu'il se formât à la surface de l'argent une légère couche blanchâtre; on cessait alors l'action du feu, on polissait de nouveau à sec avec de la pierre ponce sèche et on passait de nouveau l'acide; on terminait en séchant la surface avec du coton propre.
La plaque était alors soumise aux vapeurs que dégage l'iode ; elle subissait l'action de ces vapeurs jusqu'à ce que la surface de l'argent fût recouverte d'une belle teinte jaune d'or : on observait cette coloration à une faible lumière. La plaque ainsi sensibilisée était exposée à la chambre noire. Les premières plaques préparées par ce procédé exigeaient un temps de pose variant de trois à trente minutes.
Au sortir de la chambre noire, l'image était développée à l'aide des vapeurs de mercure. On effectuait cette opération en plaçant la plaque dans une boîte rectangulaire en bois qui se terminait à la partie inférieure par une pyramide qiuulrangulaire tronqiK'o, éi.;;)l('ment en bois et fermée par une petite cuvette en fer dans laquelle on })la(;:iit le mercure; un thermomètre plongeait dans le mercure et indiquait la température de celui-ci. La cuvette en fer était chauffée par une lampe à alcool jusqu'à ce que la température atteigne 60» G.; on laissait la plaque dans la boite jusqu'à ce que la température du thermomètre soit redescendue à 45o. On pouvait d'ailleurs s'assurer de la venue de l'image en l'examinant au travers d'une glace à la partie supérieure de l'appareil. Si le temps de pose avait été dépassé, le développement se terminait avant que la température du mercure ne soit descendue à 55».
On fixait l'image dans une dissolution saturée de sel marin ou dans une dissolution d'hyposulfite de soude placée dans une cuvette en cuivre étamé, on la lavait ensuite avec de l'eau distillée; le séchage s'effectuait très rapidement.
523. Modifications diverses. — De très nombreuses modifications furent successivement apportées au procédé primitif de Daguerre. On proposa d'abord d'employer des feuilles d'argent appliquées sur carton au lieu de se servir de plaques de cuivre argentées. Foucault proposa l'emploi de la térébenthine ordinaire pour polir les plaques. On se servit successivement d'huiles quelconques employées avec la potée d'étain, le rouge anglais, etc.; on terminait souvent le polissage en faisant passer la plaque dans l'alcool, qui enlevait les dernières traces de corps gras.
L'emploi du bromure d'iode fut proposé pour la première fois par Goddard^; mais c'est Glaudet2 qui montra tous les avantages que l'on peut retirer de l'emploi de ces substances accélératrices. Kratochwilla 3 proposa