Bingler's Pol.jotirn., vol LXXXI, p
SUBSTANCES ACCÉLÉRATRICES.
Feinplni du rlilonire do Ijromc, Claudet* celui du chlorure d'iode, Fizoau2 so servait d'eau Ijronuk', Belfield et LefèvreS essayèrent l'emploi de l'acide chloreux, Ilrrv.'t et plus tard Xollioml) * essayèr.^nt raction de l'ammoniaque sur les iodures formés. Le procédé de Fizeau fut le plus employé. On ajoutait 10 à 15 grammes de brome pur dans un tlacon d'environ un quart de litre contenant de l'eau distillée, de manière à produire une solution aqueuse saturée de brome; on étendait cette dissolution d'environ quarante fois son volume d'eau, et on exposait la plaque aux vapeurs du brome pendant (juinze à trente secondes, suivant la température. La plaque passait d'al)ord au jaune orantré, puis au rose clair, puis au rouge vif et lé^^èrement violet ; on la replaçait à ce moment dans la chambre noire et elle était prête à recevoir Faction de la lumière.
Bintrham^ proposa l'emploi do substances improprement appelées chlorure de chaux, bromure de chaux. Ce dernier, qui n'est pas un composé défini, se préi)are de la façon suivante : on verse sur de la chaux vive une quantité d'eau suflisante pour l'éteindre complètement, puis on l;i pas>^e à travers un tamis; on la met dans un' flacon à large ouverluro lioiirbé à l'émcri. Par chaiiue kilogramme de chaux éteinte, on verse 100 grammes de brome d;ins le llacon, on agite fortement et on laisse reposer pendant vingt-quatre licurcs: au ])0ut de ce temps, on écrase la masse obtenue, on la remt't dans h' llacon et on ajoute 75 grammes de brome. On obtient finalement la suljstance rougeàtre connue sous le nom de bromure de chaux. Le chlorobroniure de chaux se préparait d'une manière analogue, mais en employant du chlorure de brome au lieu de brome. Enfin, quelques opérateurs se servaient d'un mélange de bromure de chaux et de magnésie préparé en mélangeant '200 grammes de carbonate de magnésie avec 800 grammes de chaux éteinte. La préparation s'effectuait simplement en plaçant ce mélange dans une capsule de porcelaine à bords rodés et hermétiquement fermée à l'aide d'une glace dépolie ([ui servait de couvercle; on plaçait sur ce mélange des v(M'res de montre dans lesquels on versait du brome ou du chlorure "de br.)me. Au l)out de quelques jours, la chaux était prête à servir 6.
La boîte à indei- de Daguerre ne tarda pas à être modifiée. Au lieu d'employei- les vapeurs d'iode, Séguier? se servait d'une toile inibi1)ée de teinture"<riode. Les planchettes de bois blanc ou les cartons saturés d'iode donnèrent aussi d'excellents résultats. On plaçait l'iode dans le milieu de l'épaissfMii' d'un petit matelas en coton cardé enveloppé de llanelle très claiiv la plaque à ioder pouvait être placée à une distance du carton variable avec la temi)ératur,'. Ce procédé était fort commode pour ioder en voyage». Aiuvs avoir io.lé la plaque, on la soumettait aux vapeurs des
L Dingîcrs Pol. Jour,,., vol. LXXXII. p. 230.