‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 2)Chapitre 6 sur 260 · Le JJa{/}(ci'réot!/j)(',\^iir\xn amateur. Paris, Gironx · texte numérisé non relu

Le JJa{/}(ci'réot!/j)(',\^iir\xn amateur. Paris, Gironx

TRAITÉ ENCYCLOPÉDIQUE Dfl PHOTOGRAPHIE.

substances accélératrices, puis on la reportait sur la vapeur d'iode. On employait dans ce but un appareil dit jumelle américaine : il consistait en une boite contenant la cuvette à iode et la cuvette à chlorobromure de chaux; ces deux cuvettes étaient séparées par une cloison verticale empêchant toute communication entre elles. La plaque était placée sur un cadre de bois c[ui glissait dans une rainure, de façon à pouvoir la soumettre avec facilité à l'action successive de l'iode et du brome. Le second iodage que l'on etfectuait de façon à communiquer à la surface de la plaque une teinte bleu d'acier devait se faire en opérant à la lueur d'une bougie entourée de verres jaunes. Draper * a fait observer que la plaque atteignait le maximum de sensibilité une demi-heure après cette dernière opération et que ce maximum de sensibilité pouvait être conservé pendant plusieurs jours.

Au lieu de se servir de la boite à mercure, Pauer^ proposa l'emploi de plaques de zinc fortement amalgamées. Il suffisait de chauffer légèrement ces plaques pour obtenir un dégagement de vapeurs mercurielles qui développaient l'image. E. Becquerel indiqua le moyen d'obtenir des épreuves sans mercure au moyen des verres colorés. On mettait la plaque, au sortir de la chambre noire, dans un étui dont l'une des faces était un verre coloré; ce verre était jaune pour les plaques simplement iodées, rouge si la plaque avait été préparée à l'aide des substances accélératrices. On exposait la plaque sous ces verres colorés placés directement au soleil; après dix minutes d'action, l'image était en partie développée. On pouvait la compléter comme d'habitude en la soumettant aux vapeurs du mercure 3.

Le fixage s'effectuait le plus souvent à l'aide d'hyposullite de soude. Gandin * avait proposé d'employer le cyanure de mercure dissous dans le cyanure de potassium ; ce procédé a été peu employé.

Pour éviter le miroitement de la plaque. Gandin ^ recouvrait l'épreuve, après fixageî^et lavage, d'une solution de chlorure de cuivre très étendue ; par ce traitement, les noirs et les blancs de l'image devenaient mats, le miroitement disparaissait. Fizeau^ conseilla de traiter à chaud les épreuves par un sel d'or préparé de la manière suivante : on dissout 1 gramme de chlorure d'or dans 500 c. c. d'eau et 3 grammes d'hyposulfite de soude dans un demi-litre d'eau, on verse la dissolution d'or dans celle de soude peu à peu, et en agitant : on obtient alors une liqueur limpide. Après le développement, on lave la plaque à l'alcool, puis à l'eau ; on la place horizontalement sur un trépied de fil de fer permettant de la chauffer et on verse à sa surface une couche de sel d'or suffisante pour recouvrir toute l'image ; on chauffe avec une forte lampe, on voit l'image s'éclaircir et prendre en une minute ou deux une grande vigueur; aussitôt que l'effet obtenu est produit on verse le liquide, on lave la plaque et on la fait sécher. Fizeau expliquait l'action du sel d'or de la manière suivante : l'or se précipite sur l'argent et

Page 1