IMd., 23 mars
EMPLOI DU SEL d'oR.
sur lo moivni'o, mais avec dos rôsiiltats bion difîérents. L'argent qui, par son miroiteniont, formait les noirs de l'image, était en quelque sorte bruni par la mince couche (Vor qui le recouvrait; par suite, les noirs étaient « renforcés » ; le mercure, au contraire, qui à l'état de globules inliniment petits formait les blancs, augmentait de solidité et d'éclat par son amalgame avec l'or, d'où il résultait une fixité plus grande et un remarquable accroissement dans les lumières de l'image.
f'ordos etGélisJ ont employé l'hyposulfite double d'or et de potassium pour la dorure des images sur plaqué d'argent. Bisson2 dorait les plaques par la méthode galvanicpie. Les épreuves dorées se conservaient pendant un temps assez long; (piant aux images qui n'avaient pas subi cette préparation, elles ne tardaient pas à s'effacer sous l'influence de l'air et de la lumière. Il n'existe aujourd'hui qu'un très petit nombre d'épreuves produites par ce procédé et elles tendent à disparaître de jour en jour.
On peut revivifier les vieilles images qui sont recouvertes d'un voile gris par un procédé assez simple. On lave la plaque à l'eau alcoolisée, puis à l'eau distillée, et on l'immerge dans une dissolution contenant 1 gramme de cyanure de potassium ])Our 100 c. c. d'eau, on lave ensuite la plaque à grande eau. L'immersion dans le bain d'eau alcoolisée doit être prolongée jus([u'à ce et' llipiide coule d'une manière continue à la surface de la
l)la(IUr.
KingsleyS avait pnq^osé d'employer le développement pyrogallique pour faire apparaître l'image sur plaqué d'argent. Watherouse ^ argentait une plaque de enivre à l'aide d'une solution de cyanure d'argent dissous dans le cyanure de potassium; il transformait cette couche d'argent en bromure à l'aide d'une solution de bromure de cuivre à 5 «/o, puis développait avec la solution alcaline d'acide pyrogallique. On a proposé aussi l'emploi du verre argenté; mais aucun de ces moyens n'est entré dans la pratique.
Le i)rocédè de Boussigues (voir page 7) est en somme une modification du i>rocèdé de Daguerre : tout pai)ier recouvert de nitrate ou de phosphate d'argent traité par l'iode ou le brome peut fournir une image sous l'intluence du mercure, mais cette image est négative; il semble que, dans le procédé de Boussigues 5, l'image positive ne se produit que par suite d'un grand excès de pose.
Hunts avait essavé de noircir par les sulfures le papier nitraté, pour le tremper ensuit(> daiis une dissolution d'iode dans l'iodure de potassium ; l'image était développée soit par la vapeur d'iode, soit par une immersion dans un ha'in de biclilorure de mercure. Ce procédé, comme les précédente, n'est pas susceptil)le d'application pratique.