OUVERTURE UTILE
leur correspondent fournissent les foyers relatifs à des ouvertures de plus en plus grandes, ce qui permet de construire la courbe qui représente l'aberration longitudinale en fonction de l'ouverture. On obtient l'aberration latérale par la formule
dans laquelle S est l'aberration longitudinale (f0 — fm) qui correspond à une ouverture 2d et f le foyer principal.
En répétant ces mesures en lumière monochromatique sodée et avec d'autres radiations on pourra calculer l'aberration chromatique, qui est liée à la dispersion du verre.
En examinant la lentille suivant plusieurs diamètres, on peut mettre en évidence des irrégularités dans le travail ou un défaut d'homogénéité du verre1.
1770. Détermination de l'ouverture utile d'un objectif. —
La luminosité relative des diaphragmes ou bien l'ouverture utile d'un objectif peut être déterminée par le procédé indiqué par le Dr Drysdale 2. L'ouverture utile d'un diaphragme est définie par l'angle du cône suivant lequel les rayons lumineux convergent sur la plaque. Le rapport du diamètre de La section droite de ce cône à sa distance au sommet est toujours le même, quelle que soit cette distance. Il est égal au rapport du diamètre de l'ouverture utile à la distance focale ; on peut le déterminer en mettant exactement au point sur le verre dépoli de la chambre noire un objet lumineux, on note la position de la base de la chambre noire, on déplace ensuite le verre dépoli jusqu'à ce que le cercle de diffusion de l'image de ce point ait atteint un certain diamètre que l'on mesure exactement, soit 1 centimètre, on note la position de La base de la chambre et on mesure le déplacement de cette base : on obtient ainsi le numérotage du diaphragme ou bien l'ouverture utile maxima de l'objectif. Par exemple, si L'on constate qu'après La mise au point sur un objet éloigné il a fallu déplacer l'objectif de 4 centimètres pour obtenir un cercle de diffusion de 1 centimètre de diamètre, l'ouverture utile est de f/4; si un déplacement de 50 millimètres donne un cercle de 2mm5, l'ouverture utile est ffiQ. Il Buffit donc de diviser le nombre qui mesure le déplacement par celui qui mesure Le diamètre du cercle de diffusion pour avoir le dénominateur de la fraction f/n.
I. Journal de physique, 1903, p. 7.w. — %. Photoyraphy, 29 mai 1908,
§ 3. — Essai photographique des objectifs.
1771. Nature des plaques employées pour l'essai. —
L'essai des objectifs photographiques se fait le plus souvent en examinant l'image d'une mire produite sur une plaque photographique ordinaire. Cet essai peut être insuffisant dans bien des cas : en particulier, il ne saurait fournir de bons résultats si l'objectif est destiné à la trichromie ou à l'obtention de négatifs pour la phototypographie.
Les plaques au gélatino-bromure ne donnent pas, en général, des images assez fines pour que deux traits, distants de l/40e de millimètre, soient nettement séparés. On sera donc, dans bien des cas, conduit à employer les plaques préparées au collodion humide, ou celles au gélatino-bromure recouvertes d'émulsion peu sensible. Dans l'un comme dans l'autre cas, il est utile de recouvrir le dos de la plaque d'un anti-halo ou d'opérer sur une glace jaune. La durée de la pose devra être courte, de façon à éviter le foisonnement produit par un excès de pose.
L'emploi des plaques orthochromatiques peut fausser les résultats si l'objectif n'est pas apochromatique par suite de la différence des longueurs focales pour les diverses radiations : c'est surtout dans les cas d'excès de pose que cette cause perturbatrice présente une certaine influence.
La nature de la plaque photographique doit être la même que celle qui sera utilisée lorsque l'objectif sera en service courant, et l'on ne doit pas négliger les essais qui permettent de déterminer les qualités de l'image obtenue par interposition des écrans colorés et des plaques orthochromatiques correspondantes.
1772. Coefficient de transmission. — Le coefficient de transmission est le rapport de la lumière transmise à la lumière incidente; c'est par lui qu'il faut multiplier le coefficient de clarté d'un objectif pour obtenir une valeur précise de sa rapidité. M. H. Cousin1 a recherché les pertes de lumière qui permettent de déterminer ce coefficient. En théorie, la perte de lumière à la traversée des surfaces collées de deux lentilles contiguës ne dépasse jamais 8/1000e de la
1. Bulletin de la Société française de photographie, 1903, p. 103.