Le Procédé, 1904, p. 36. — 2. Ibid., 1905, p
MÉTAL POUR fHOTOTYPOGRAVURE.
d'aberration de sphéricité, « piquant bien », et donnant une image bien homogène. Les objectifs apochromatiques sont les meilleurs. Le collodion doit être de bonne qualité et ne pas donner d'images dures; il doit être suffisamment perméable pour permettre au révélateur d'agir d'une manière uniforme.
Après le développement au sulfate de fer et acide tartrique et avant le fixage, on lave et on fait un premier renforcement au métol et nitrate d'argent. On prépare un bain contenant 10 grammes de métol, 15 grammes d'acide citrique et 1 litre d'eau; on renforce en mélangeant dans un verre la quantité de bain nécessaire pour couvrir la plaque; on recueille l'excédent dans la tasse à renforcer et l'on ajoute quelques gouttes d'une solution de nitrate d'argent à h "/o. Si le mélange se trouble, on lave la plaque, la tasse à renforcer, et on recommence avec un mélange neuf; on prolonge l'action du bain jusqu'à renforcement radical des grands noirs.
Le négatif renforcé est alors réduit par le cyanure et le ferricyanure de potassium. On mélange 90 c. c. de solution de cyanure de potassium à 1 o/0 avec 10 c. c. de solution de ferricyanure de potassium à 10 o/0 : ce mélange ouvre les blancs de l'original, sans presque s'attaquer aux noirs; on lave complètement à l'eau pure et l'on renforce ad plomb pour transformer L'urgent métallique qui constitue L'image photographique au ferrocyanure d'argent auquel s'adjoint du ferrocyanure de plomb : le mélange de ces deux ferrocyanures, blanc et très opaque, constituant l'image renforcée, est ultérieurement noirci par Irait. nient aux sulfures.
On prépare une solution de 45 grammes de ferricyanure de potassium dans r>00 c. c. d'eau et une solution de 15 grammes de nitrate de plomb dans 500C. c. d'eau: ou mélange les deux solutions de ces produits purs, on aitre jusqu'à limpidité parlait.'. Cette solution ne se conserve que peu de temps; elle s'altère à la lumière. Le négatif plongé dans ce bain prend progressivement dans tout»' BOD épaisseur une teinte jaune faible; on lave coinplètement el on éclaircil l'image en jetant à sa surface de l'eau acidulée par 2 % d'acide ohlorhydrique : 1«' négatif blanchit immédiatement. On maintient Le négatif incliné de façon a éviter tout retour d'acide à sa surface, ce qui provoquerait l«- plus souvent un voile bleu plus ou moins prononcé; on lave à nouveau à l'eau pure et la couche peut alors être noircie comme a l'ordinaire. On utilise une solution de sulfure de sodium pour noircir l'image, on lave et on fait sécher.
1942. Choix du métal. - Les recherches photomicrographiques de M l>i.r„i démontrent la supériorité du cuivre sur le zinc pour la confection des planches phototvpographiques obtenues parle procédé émail. La carbonisation de l'émail provoque un changement de structure du zinc du a L'échauffemenl du métal. Dans le métal laminé et poli, la cassure est irrem.lière par suite de la dureté du métal et de sa structure très fine La cassure du métal cuit est très régulière, le métal a notablement perdu c e sa résistance et la structure cristalline est très visible, On sait d ailleurs depuis longtemps que les clichés sur zinc ne fournissent pas un aussi long tirage (pie ceux sur cuivre.
itish Journal of Photographe 10 février 1905; le Procédé, 1905, p. 63.
Au lieu de zinc ou de cuivre, on peut employer soit l'acier, soit le bronze. La dureté et la résistance mécanique considérables de ces corps les rend aptes à supporter sans fatigue de très forts tirages.
Les planches d'acier poli sont dégraissées, frottées à la ponce fine jusqu'à ce que l'eau coule en nappe unie à la surface; on passe la planche pendant quelques secondes dans l'acide nitrique dilué de six fois son volume d'eau, on ponce à nouveau, puis on rince abondamment et on essuie les dernières traces de ponce au moyen d'une touffe d'ouate passée en tous sens sur la planche pendant que celle-ci est tenue sous le jet d'eau ; on égoutte la plaque, on verse en son centre une portion d'émail pour chasser l'eau, on égoutte, on verse une nouvelle portion d'émail que l'on étend à la tournette, on sèche, on insole, on dépouille, on fait sécher et cuire l'émail; pendant que la planche est encore chaude, on vernit le dos au bitume et on abandonne au refroidissement complet.
On fait mordre dans un bain de perchlorure de fer liquide à 45° Baumé. Pendant toute la durée de la morsure, on passe à la surface de l'acier un pinceau en poils de chameau montés sur caoutchouc, de façon à enlever des creux la fine poudre de charbon qui reste après l'attaque de l'acier et gênerait la morsure. Après vingt minutes de morsure, le creux atteint un dixième de millimètre et gagne proportionnellement si l'on prolonge l'effet. On rejette le bain quand l'attaque est terminée, on rince abondamment en brossant avec une brosse dure, analogue aux brosses à ongles, on éponge avec un chiffon doux, on sèche aussitôt à chaud pour empêcher la formation de rouille et, après séchage, on brosse une dernière fois avec une brosse fine et un peu dure; une brosse à dents convient bien pour cet usage.
Les plaques en bronze phosphoreux sont d'un grain très fin : on les décape à l'acide chromique dans la proportion de 1 partie d'acide pour 6 parties d'eau ; la durée du décapage est portée à une minute. Quand la planche ést prête pour la morsure, on fixe aux quatre angles, au moyen de poix, quatre bouchons de même hauteur qui permettront de retourner le métal face en dessous dans le bain de morsure. La plaque est glissée obliquement dans le bain de perchlorure' de fer à 35° Baumé, en évitant l'interposition de bulles d'air; la morsure doit durer deux heures pendant lesquelles on doit de temps à autre retirer la planche du bain pour la brosser.
1943. Procédé émail. — Le procédé le plus employé est celui qui consiste à recouvrir le métal à. graver d'une mixtion à la gélatine bichromatée. L'addition de blanc d'œuf à la solution de colle destinée à fournir la couche sensible n'est pas indispensable, mais facilite grandement sa conservation en état de parfaite limpidité si le mélange doit être conservé pendant huit ou quinze jours. On emploie 50 c. c. de colle Le Page clarifiée, 30 c. c. de blanc d'œuf, 60 c. c. d'eau et G grammes de bichromate d'ammoniaque finement pulvérisé; on secoue fortement le flacon pendant une ou deux minutes; après mélange, on laisse reposer jusqu'à disparition de la mousse, puis on ajoute, goutte par goutte, de l'ammoniaque pour faire passer au jaune faible la couleur de la dissolution. On essaie la colle en l'étendant sur une planche de métal préparée et l'exposant sous un négatif pendant quinze minutes à 30 centimètres d'une lampe à arc de 20 ampères ou dans