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MONTAGE DES ÉPREUVES STÉKÉOSCOPIQUES

L'impression des diapositives stéréoscopiques s'effectuait autrefois en utilisant les procédés à l'albumine ou ceux au collodion sec : ces procédés donnent des images d'une très grande finesse et d'une richesse de tons que l'on n'atteint que difficilement par l'emploi de la gélatine, aussi certains opérateurs reviennent à la pratique de ces anciens procédés (II, 259, 336). Si les images ainsi imprimées ne sont pas protégées par un verre couvreur, il convient de vernir la couche pour la préserver de toute détérioration; le vernis à la gomme laque est celui qui convient le mieux.

Les images au chloro-bromure ou au gélatino-chlorure par développement sont plus ou moins fines suivant la nature du révélateur employé. Le révélateur à la paraphénylène-diamine nécessite une très forte surexposition de l'image pour donner de bons résultats : on (utilise 1 litre d'eau, 10 grammes de paraphénylène-diamine et 60 grammes de sulfite de soude anhydre; la durée de développement pour un bain à la température de 20f C est de vingt-ci aq à trente minutes : les images obtenues sont d'une tonalité agréable.

La teinte des stéréogrammes sur verre peut être modifiée en utilisant les modes de développement et de virage indiqués pour les épreuves de projection. Les procédés de virage à l'or s'appliquent surtout aux diapositives sur verre obtenues sur plaques au citrate d'argent et permettent d'obtenir une grande variété de teintes.

1966. Montage des épreuves stéréoscopiques. — M. Max Lœhr

a fait observer1 que les limites des caches dans un stéréogramme font réellement pai tie de l'image et doivent s'accorder avec son effet stéréoscopique, c'est-à-dire obéir à ses rapports stéréoscopiques. L'encadrement doit formelle tout premier plan de l'image; il contribue alors puissamment à la sensation du relief total. Pour que l'encadrement paraisse être situé plus près que le sujet de L'image, il faut que ses deux ouvertures soient faites telles que les deux limites de droite (celle de l'image droite et celle de l'image gauche) se BUperposent de la même manière dont se superposent les deux Images homologues d'un point situé dans un premier plan. Le même rapport doit avoir lieu pour les deux limites de gauche. La caractéristique de deux images homologues des points situés dans un premier plan est que leur écartement est d'un tant soit peu moindre qu'il ne l'est pour un point d'objet éloigné, de manière que, en les regardant, les axes des yeux, comme dans la vision à L'oeil nu, ne sont plus parallèles mais convergents. L'image doit être vue exactement comme si les deux yeux regardaient par une fenêtre. M. Marteau1 a montré que dans un stéréogramme, par rapport aux limites données par la monture aux vues simples, tout ce qui a une différence de position de signe négatif est en avant de la monture, tandis que ce qui a une différence de position de signe positif est en arrière de cette monture.

11 faut donc dans une image stéréoscopique que l'écartement des points homologues soit supérieur à celui du cadre qui limite l'épreuve stéréoscopique ; c'est là une condition qu'on ne doit jamais négliger dans le montage des stéréogrammes.

1. Bulletin de la Société française de photographie, 1905, p. 132. — 2. blid, p. 160.

§ 3. — Stéréoscopes.

1967. Stéréoscopes par réfraction. — Les stéréoscopes par réfraction sont ceux dont l'usage est le plus répandu ; on regarde le stéréogramme à l'aide de deux lentilles plus ou moins grandes, plus ou moins rapprochées.

M. Marteau a établi une échelle qu'il appelle stéréomètre, destinée à faciliter pour chacun le choix d'un stéréoscope convenant à sa vue1. Ce stéréomètre se compose d'un verre à stéréoscope du format 8,5 X 17 centimètres, d'un cache noir aux dimensions du Congrès et de douze confettis que l'on colle sur chaque cache, à raison de six par cache, et aux écartements de 40, 50, 60, 70, 80 et 90 millimètres. Cette construction, placée dans un stéréoscope, permet d'apercevoir une sorte de croix de Saint-André dont le point de croisement indique la meilleure distance des points homologues pour le stéréoscope soumis à l'examen.

Quand on regarde dans le stéréoscope un stéréogramme représentant un paysage, on ne restitue de façon exacte et complète l illusion perçue devant le modèle que si l'on retrouve pour chaque point le même effort, c'est-à-dire la môme convergence des axes visuels. Cette condition, comme le fait observer M. Wallon2, sera pleinement satisfaite si : 1° l'écartement des objectifs photographiques fournissant les deux images et celui des oculaires servant à les examiner sont égaux tous deux à celui des yeux; 2° si les deux vues sont centrées exactement de même par rapport aux objectifs et par rapport aux oculaires, c'est-à-dire que les axes de ceux-ci soient parallèles comme l'étaient les axes de ceux-là et rencontrent les images mêmes des points qu'ils rencontraient; 3° si les deux vues sont correctement observées.

Ces conditions sont réalisées dans le stéréoscope de Zeiss, appareil destiné à examiner des vues stéréoscopiques prises avec des objectifs de 70 à 90 millimètres de foyer, en admettant une tolérance en plus ou en moins de 10 o/o. On peut toujours, quel que soit le rapport entre les distances focales F des objectifs et f des oculaires, ramener les épreuves aux conditions d'observation correcte en les réduisant, ou agrandissant dans le rapport de f : F. Pour cet instrument on a admis que les photographies seraient prises avec des objectifs présentant l'écart réglementaire de 65 millimètres. Les constructeurs ont voulu que l'appareil pût être adapté à toutes les vues et ils ont pris comme limite de l'écartement 72 et 54 millimètres. Dans l'appareil construit par la maison Zéiss, les oculaires peuvent être mis au point et un levier commande Técartement des cadres et avec eux des oculaires. La mise au point se fait en déplaçant tout le système le long de la tige cylindrique : on serre lavis K {fig. 146) lorsque la mise au point est effectuée. L'écartement des oculaires s'obtient en tournant le bouton placé à côté de l'oculaire droit. En général, ce réglage devra être retouché en tournant plus ou moins le bouton W chaque fois que l'observateur passera d'une vue à une autre et chaque fois qu'un autre observateur prendra place devant l'instrument.

1. Bulletin de la Société française de photographie, 1965, p. 160. — 2. lbid.,p. 400.

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