The Yearbook of Photography, 1001. p
la lumière pour s'engager entre les spires d'un tablier en celluloïd inactinique bordé de caoutchouc dentelé, mais dont les ouvertures sont protégées contre l'accès de la lumière par deux joues métalliques. La grosse bobine ainsi constituée peut, en pleine lumière, être sortie de la boite d'enroulement pour être introduite dans la cuve métallique remplie de révélateur. La pellicule étant placée verticalement, il n'est pas nécessaire de l'agiter fréquemment dans le bain : on évite très facilement la production des bulles d'air; après un lavage sommaire, la pellicule est retirée du rouleau pour être fixée dans une cuvette ordinaire.
M. Duchey a établi pour le développement lent des réglettes en métal inattaquable par les bains usuels qui permettent de disposer face en dessous un nombre quelconque de plaques en les étageant dans une cuvette ou un récipient quelconque. Ce dispositif est d'un emploi très commode lorsque l'on veut soumettre à l'action du développement lent un petit nombre de plaques; dans le cas contraire, on utilise l'un des nombreux modèles de cuves à développement lent. Les meilleures cuves sont en verre ou, à défaut, en porcelaine ; on les enferme dans une boîte étanche à la lumière et, après chaque développement, il y a lieu de les nettoyer avec le plus grand soin.
Pour le développement des papiers au gélatino-bromure, la Compagnie Eastmann a établi une machine permettant d'effectuer automatiquement cette opération : l'épreuve, au sortir du révélateur, est essorée puis envoyée dans une cuvette pleine d'eau ; le fixage et les lavages qui suivent se font à la façon ordinaire.
M. Champly 1 a construit une cuve pour laver rapidement les négatifs, les pellicules et les épreuves sur papier. Cette cuve comprend des compartiments mobiles dans lesquels l'eau circule sans arrêt et d'une façon méthodique. Le lavage est terminé après une demi-heure; les épreuves sont chacune dans un compartiment séparé, et il n'est pas nécessaire de les remuer pour opérer le lavage.
La maison Frenkmann, de Schoneberg-Berlin, fabrique des gants en boyau de bœuf; cet accessoire permet d'éviter les taches produites par les révélateurs. La baudruche des gants est très mince, elle permet de manier facilements les négatifs et elle ne se coupe pas au contact des bords de la plaque, généralement non rodés2.
1840. Châssis-presse. — M. Joux a construit un châssis auto-retoucheur permettant d'améliorer le négatif. Le tirage de l'épreuve s'effectue en deux fois : la première fois on obtient une épreuve légèrement au-dessous de l'intensité qu'elle doit présenter, puis l'on interpose entre l'épreuve et le négatif un positif sur verre à grands contrastes. Au lieu d'utiliser ce moyen on peut, comme l'a indiqué M. Artigue, intercaler une feuille de papier sensible transparent, assez lent et donnant des images dures. Les réserves nécessaires pour arrêter l'action de la lumière dans les ombres pendant qu'elle se continue dans les grands blancs, sont ainsi créés dans le châssis lui-même et, par conséquent, en repérage rigoureux avec l'image.
1. Bulletin de la Société française de photographie, 1902, p. 83, — 2. La Revue de photographie, 1903, p. 126.