Photo-Qasette, 1906, pp
brun noir. La solution d'amido-acétate de soude diluée avec 5 volumes d'eau peut encore servir pour noircir les plaques renforcées au bichlorure à la place de suinte de soude ou d'ammoniaque ; l'emploi de ce corps est dû à M. Homolka1.
L'utilisation des cobaltamines pour l'affaiblissement des images photographiques a été indiqué par M. H. -T. Smith2. Les meilleurs résultats sont obtenus avec le sel d'Erdmann, Go2 K2 (NO2)8 4NH3, en solution à 5 grammes par litre, additionné d'un volume égal d'eau acidulée à 15 °/0 d'acide sulfurique. L'action, très lente, peut aisément être surveillée; après affaiblissement suffisant, on lave à l'eau, on plonge pendant trois minutes dans un bain d'ammoniaque à 10 o/0) on lave de nouveau et on fait sécher. Un assez grand nombre de sels de cobalt possèdent une action sélective sur les grands noirs de l'image comparable au mode d'attaque du persulfate d'ammoniaque. Le sel d'Erdmann diffère cependant du persulfate d'ammoniaque, car l'affaiblissement ne se continue pas pendant les rinçages. On peut aussi obtenir un affaiblisseur en mélangeant un sel de cobalt, du nitrite de potassium et de l'acide sulfurique avec ou sans addition de sels d'ammonium ou autres.
Les sels de cérium constituent de bons affaiblisseurs; mais, comme l'a montré M. Hollande, ils sont toxiques. Les sels cériques, même parfaitement purifiés de leurs impuretés habituelles, provoquent rapidement une hypothermie très accentuée : ce sont des caustiques chimiques, coagulant les albumines et comparables à ce titre aux chlorures d'antimoine et de zinc. Les symptômes présenteraient d'assez étroites analogies dans le cas du cérium et dans le cas du plomb; l'eau légèrement alcalinisée paraît être le meilleur antidote des sels de cérium.
L'affaiblisseur Farmer est de composition essentiellement variable. M. le Dr Sturenburg3 a fait observer que plus on ajoute d'hyposulfite, plus l'action de l'affaiblisseur est générale sur toute l'étendue de l'image; plus on ajoute de ferricyanure, plus l'affaiblisseur attaque les demi-teintes. La concentration la plus convenable du bain est au voisinage de 5 % des constituants: l'addition de carbonate de sodium permet d'éviter la coloration jaune qui se produit quelquefois par un séjour prolongé dans l'affaiblisseur. On utilise trois solutions : A) eau, 1 litre; hyposulfite de sodium, 50 grammes; B) eau, 1 litre; hyposulfite de sodium, 100 grammes; G) eau, 1 litre; ferricyanure de potassium, 50 grammes.
Pour l'affaiblissement général des négatifs trop denses on emploie 100 c. c. de B) et 5 c. c. de G); s'il s'agit d'éclaircir un négatif gris, voilé, on utilise en place de B) la solution A).
Quand on doit modifier le caractère d'un négatif en l'affaiblissant d'abord et le renforçant ensuite, on commence par traiter la plaque avec 100 c. c. de solution A) et 10 c. c. de solution G); au besoin, on ajoutera quelques gouttes de solution G).
Les négatifs très denses et lents à imprimer sont modifiés en utilisant 100 c. c. de B) et 5 c. c. de G); le négatif devient transparent dans les ombres; s'il le devient trop, on. le renforce soit dans un renforçateur à l'urane
1. Phot. Correspondent , 1903. — 2. The Photographie Times, 1905, n° 2. — y. Revue suisse de photographie, 1904.
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en deux solutions séparées, soit par un renforçateur à l'or et au bichlorure de mercure. Le renforcement à l'urane s'obtient en lavant la plaque, la plongeant dans la solution C), lavant, puis la plongeant dans une solution de chlorure d'urane à 1 o/0- après lavage, on sèche. Pour renforcer au mercure et à l'or, on fait blanchir la couche dans un bain de 20 grammes de chlorure de mercure, 50 grammes de chlorure d'ammonium et 8 c. c. d'acide chlorhydrique pur pour 1 litre d'eau; on lave et on fait noircir dans un bain contenant 20 grammes de sulfocyanure d'ammonium, GO c. c. de solution de chlorure d'or à 1 o/0 et 1 litre d'eau. Aussitôt que l'image possède la vigueur désirée, on lave la plaque et on fait sécher. Si les ombres du négatif ainsi traité ne sont pas assez transparentes, on le plonge dans un bain formé de 50 c. c. de solution A) et 10 c. c. de solution C) ; on lave la plaque devenue transparente. Le procédé s'applique aussi bien aux négatifs qu'aux positifs sur verre ou sur papier : dans ce dernier cas, les solutions doivent être fortement diluées.
Toutes les fois que l'on est conduit à employer le bichlorure de mercure et qu'il y a lien d'éliminer complètement ce composé, on fait blanchir le négatif dans une solution additionnée de 1 o/0 d'acide chlorhydrique; on lave dans l'eau courante, on le plonge ensuite dans une solution à 1 o/0 d'acide citrique, on h- remet dans l'eau courante et on h' plonge une seconde et môme une troisième lois dans le bain d'acide citrique; cela fait, on peut faire agir les divers réactifs.
Le bain affaiblisseur au bichromate de potasse et acide chlorhydrique (eau, 900c. c. ; acide chlorhydrique, :><> e. c. ; bichromate de potasse, 1(3 grammes) permet de modifier la nature du négatif par un nouveau développe-' ment fait en pleine Lumière à L'aide d'un bain d'amidol ou de tout autre révélateur. On peut encore faire blanchir avec un bain de 4 grammes de persulfate d'ammoniaque 3 c. c. d'acide chlorhydrique et 100 c. c. d'eau; enfin, on peut employer Le permanganate de potasse à la dose de 10 c. c. d'une solution à I0%!dana lui» c. c. d'eau additionnée de ;> c. c. d'acide chlorhydrique.
Les négatifs affaiblis a l'aide d'un bain contenant Ogr. 5 de permanganate de potasse, 5 c. c. d'acide sult'nriqne et 1 litre d'eau, prennent souvent une coloration jaune. On évite cet insuccès, d'après M. Namias, en traitant le négatif aussitôt après faction de permanganate, par une solution de bisulfite de soude à 10 %> qui a pour effet de dissoudre en même temps l'oxyde de manganèse et le sulfate d'argent , mais fa liai blissement est quelquefois exagéré, faction est d'ailleurs plus rapide que celle qui résulte de
L'emploi de l'acide oxalique précédemment indiqué (<'., 1643). On peut réduire localement L'intensité d'un négatif en t'enduisanl d'une
pâte faite aver du savon dissous dans fean ou dans l'alcool; ce moyen, d'après M. f'arlon l, est préférable à celui qui consiste à employer les huiles ou les encaustiques.