Retouche
1877. Achèvement du négatif. — Le phototype obtenu après le développement et fixage de l'image latente n'est pas toujours susceptible de donner une bonne épreuve positive; très souvent on le soumet soit au renforcement, soit à l'action des afîaiblisseurs. Nous avons vu que les négatifs gris, sans contrastes, provenant de plaques surexposées, peuvent être améliorés en les soumettant successivement au renforcement par le bichlorure do mercure, puis à l'action de l'affaiblisseur Fariner. Les réactifs chimiques permettent donc de modifier un négatif, d'achever le travail commencé par la lumière; mais l'emploi de ces seuls réactifs chimiques ne suffit pas toujours : pour obtenir une bonne mise en train du phototype on est souvent obligé soit de le retoucher, soit de produire un contretype qui sera apte à donner les photocopies que l'on cherche à obtenir.
1878. Retouche. — La retouche se pratique soit par addition au dépôt d'argent de la couche du négatif, soit par soustraction de tout ou. partie de ce dépôt. Lorsque les détails dans les ombres font défaut sur le phototype, il est inutile de chercher à le renforcer: le renforcement ne ferait qu'exagérer l'effet trop accentué. Il vaut mieux étendre au dos du négatif un vernis coloré; on pratique alors des enlevages correspondants aux parties les plus opaques de l'image. On peut aussi employer un vernis mat ou, à défaut, on utilise la colle d'amidon; quand elle est sèche, la couche mince de cette colle supporte très bien les retouches locales faites au fusain ou à l'estompe, retouches qui ont pour but d'améliorer les parties trop transparentes du négatif1.