‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 3)Chapitre 88 sur 158 · PHOTOGRAMMES AUX SELS D'ARGENT · texte numérisé non relu

PHOTOGRAMMES AUX SELS D'ARGENT

§ 1er. — Photogrammes a images apparentes.

1886. Préparation des papiers. — Les papiers qui contiennent de la pâte de bois jaunissent très vite sous l'influence de la lumière; ceux qui en contiennent une forte proportion deviennent presque bruns après quelques jours d'exposition au soleil. On peut, par un procédé plus simple que celui qui consiste à examiner le papier au microscope, reconnaître l'existence de la fibre de bois. On prépare un mélange à volumes égaux d'alcool ainylique (exempt de furfurol) et d'acide sulfurique, on le chauffe à 90° C. jusqu'à ce qu'il se produise quelques vapeurs; le liquide, qui a pris une teinte vert rougeâtre, est mis à refroidir. Les bons papiers mouillés avec ce liquide prennent une couleur rouge ou violette. Un papier renfermant de la fibre de bois], prendra -une teinte verte qui passera au bleu. Ces teintes se produisent plus rapidement si l'échantillon que l'on essaie est modérément chauffé dans un courant d'air.

Les papiers qui sont préparés avec un excès de sel d'argent doivent être d'une pâte très pure et doivent être surtout exempts de particules métalliques. On constate quelquefois dans les papiers des taches circulaires blanches, au centre desquelles on remarque un point noir : il est impossible, malgré les progrès réalisés dans la papeterie, d'éviter d'une manière absolue la présence de ces points métalliques.

La proportion de sel d'argent qui existe à la surface d'une feuille de papier sensibilisé est extrêmement variable. M. L. Backeland détermine

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