Caméra Notes, juin 1904. — 2. Phot. Rundschau
VIRAGE
Avec quelques précautions, on peut produire des teintes très variées grâce à l'emploi du bichromate de potassium dans le bain de développement : grâce à lui, et avec certains papiers, il suffit d'insoler sous le négatif, pendant le centième du temps nécessaire pour l'obtention de l'image par noircissement direct; on accroît en même temps, dans une forte mesure, la puissance réductrice du révélateur, et on peut ainsi ajouter de fortes doses d'acide qui arrêteraient le développement. On t'ait une dissolution A) de 100 grammes de bichromate de potasse dans l litre d'eau; ou prépare une solution 13) de 1 gr. 05 d'acide pyrogallique dansl litre d'eau; une troisième solution C) contient 200 grammes d'acide citrique dans 1 litre d'eau. Le bichromate a tendance à donner des tons verts ou jaunes s'il est en grand excès; l'acide citrique donne des tons rouges, l'acide pyrogallique des tons bleus. Les tons verts s'obtiennent en opérant rapidement : l'épreuve séjourne cinq à six secondes dans le bain de bichromate acidifié par l'acide citrique; on l'égoutte rapidement et on la fait passer sans lavages dans le bain d'acide pyrogallique employé en quantité strictement nécessaire pour couvrir l'épreuve; le développement s'achève dans ce bain. Pour les tons verts, ou emploie 25 c. c. d'eau. :; gouttes de A) et au plus 8 gouttes de C). Les tons noir-bleu s'obtiennent avec 20 c. c. d'eau, 1 à 2 gouttes de A), 5 gouttes de C). Les bruns-rouges s'obtiennent avec 25 c. c. d'eau. 1 goutte de A) et 15 gouttes de G); enfin on emploie 25 c. c. d'eau, 1 goutte de A) et 3 gouttes de Gj pour le ton rouge-cerise. Après l'action de ces bains, qui ne doit être prolongée que pendant cinq à six secondes, on place l'épreuve dans une cuvette contenant 25 c. c. de solution pyrogallique B) ; on peut aussi placer l'épreuve sur un verre et la développer avec un tampon d'ouate imbibé d'acide pyrogallique. Au sortir du bain de développement, on lave l'épreuve ;'i l'eau pure, on l;i fait passer pendant quelques instants dans une solution de sulfite de soude à 10 %»» on lave et on fixe comme à l'ordinaire ; après fixage, on peut employer un bain de virage-fixage*.
Les papiers au gélatino et au eollodio-ehlorure peuvent être développés avec 2 c. c. de solution de paramidophénol à 7 °/u,lOc. c. de solution d'acétate de soude pur à 20 o/°> 1 c. c. de solution d'acide citrique à 10 o/0 et 50 c. c. d'eau. Au sortir du châssis-presse, l'épreuve doit montrer les grandes ombres; on lave à deux ou -trois eaux et l'on développe avec le mélange ci-dessus. Le papier au gélatino-chlorure d'argent peut être facilement viré par l'emploi des virages ordinaires.
Il existe dans le commerce un très grand nombre de bains préparés poulie développement des papiers ;'t noircissement direct; les préparations de MM. Mercier, Reeb, Lumière, etc., permettent d'obtenir des images à teintes très variées.
1891. Virages. — Le bain d'or à la sulfo-urée préconisé par M. Hélain 2 se prépare en taisant dissoudre 50 centigrammes d'acide tartrique dans 40 c. c. de solution à 2 "/<> de sulfo-urée; dans ce liquide, on verse lentement en agitant 50 c. c. d'une solution de chlorure d'or à 1 %>* on obtient
l. La Photographie, TJ05, p. 22. — 2. Bulletin de la Société française de photographie, 1908, p. 224.
ainsi un liquide limpide auquel on ajoute 20 grammes de sel marin et le complément d'eau (500 c. c. à 2 litres, suivant la saisou) nécessaire pour obtenir le bain de virage. Les lavages doivent être très soignés avant et après le virage, et tous les sels d'argent doivent être transformés en chlorure par le passage dans un bain d'eau salée; ceci est important et ne doit pas être négligé surtout si le papier a été soumis à l'action des fumigations ammoniacales avant l'impression. Le bain de virage à la sulfo-urée exerce uniformément son action sur toutes les parties de l'image, le ton des ombres se modifiant en même temps que celui des demi- teintes.
On peut obtenir des tons rouge sépia sur papier au gélatino-chlorure en faisant dissoudre dans 500 c. c. d'eau bouillante 18 grammes de tungstate de soude et 1 gramme de chlorure d'or; la dissolution se fait à chaud et on emploie le bain dès qu'il est froid. On mélange une partie de ce bain avec 7 parties d'eau : les épreuves passent rapidement à la teinte rouge sépia; on fixe dans un bain d'hyposulfite et de sulfite de soude.
Les bains de virage au sulfocyanure contiennent presque toujours un trop grand excès de ce sel. M. Lainer 1 prépare ce bain à l'aide de trois dissolutions : A) solution de sulfocyanure d'ammonium à 10 °/0; B) solution de chlorure d'or et de potassium à 1 °/0; G) solution de nitrate de plomb à 15 %>. Pour l'usage, on mélange dans l'ordre suivant : 1 litre d'eau, 25 c. c. de A), 25 c. c. de B), puis 50 c. c. de G); on laisse déposer, on filtre et on plonge dans ce bain les épreuves privées de sels d'argent solubles.
M. Maes2 a recommandé l'emploi du phosphate de soude dans les bains de virage. On dissout 1 gramme de chlorure d'or brun dans 500 c. c. d'eau distillée; d'autre part, on fait dissoudre 1 gramme de phosphate tribasique de soude dans 200 c. c. d'eau ; quand ce sel est dissous, on ajoute, en remuant constamment, 40 c. c. de la solution d'or; on utilise ce bain quand il est décoloré; on le fait agir sur les épreuves bien lavées. L'addition de chlorures aux bains de virage empêche la précipitation de l'or, mais ralentit l'action du bain; il vaut mieux passer les épreuves dans un bain de chlorure de sodium avant le virage.
Les bains d'or doivent être complètement décolorés au moment de leur emploi. On obtient cette décoloration en laissant la dissolution de 1 gramme de chlorure d'or au contact de 5 grammes de craie en poudre. Au lieu de craie8, on peut utiliser 1 gramme de carbonate de soude cristallisé, ou 2 décigrammes de potasse caustique, ou 20 grammes de phosphate de soude, ou 20 grammes de borax, ou 20 grammes d'acétate de soude cristallisé. La décoloration se fait d'autant plus vite que le produit est plus alcalin, mais la conservation du bain est moins assurée.
Lorsque l'on utilise le platine pour le virage des épreuves, il faut éviter l'action des sels d'argent solubles sous peine d'obtenir une coloration jaune peu agréable, par suite de la production de chloroplatinite d'argent: il faut donc éliminer ces sels d'argent solubles par immersion de l'épreuve dans une solution de chlorure de sodium. Avant de procéder au virage, on plonge les épreuves dans une dissolution de bicarbonate de soude. Cette précaution devra être répétée avant le fixage pour éviter la formation des composés
1. Phot. Correspondenz, 1908. — 2. Journal de photographie pratique, 1903. — 3. La Revue de photographie, 1904, p. 339.
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nuisibles d'hyposulfite et d'argent qui se produisent en présence de faibles quantités d'acide libre l.
Le virage au platine, combiné avec le virage à l'or, permet d'obtenir de très belles teintes. M. Namias^ a conseillé l'emploi d'un bain contenant 1 gramme de chloroplatinite de potassium, 5 grammes d'acide chlorhydrique pur, 10 grammes d'acide oxalique cristallisé et 1 litre d'eau. Le bain ainsi constitué est plus actif que celui préparé avec l'acide phosphorique.
Les bains de virage au eblorure de palladium se décomposent parfois assez vite et provoquent la formation de tacbes jaunes. On évite cet insuccès en utilisant, pour les tons noirs ou bruns, un bain contenant 1 gramme de eblorure de palladium et de potassium. Il) grammes de eblorure de sodium, 10 grammes d'acide citrique et 2 litres d'eau. Pour obtenir les tons brun LOUge, ou emploiera 1 gramme de eblorure de palladium et de potassium, 10 grammes de molvbdate d'ammoniaque, 10 grammes d'acide citrique cl 2 litres et demi d'eau. L'acide citrique s'oppose à la décomposition trop lapide du sel de palladium.
MM. Lumière frères et Seyewetz 3 ont obtenu des épreuves colorées en vert en les traitant successivement par un premier bain de ferricyanure de potassium additionné de nitrate de plomb, puis par une solution de chlorure de cobalt eu liqueur fortement acidulée par l'acide chlorbydrique. L'épreuve n'est soumise à l'action du deuxième bain qu'après avoir été lavée convenablement pour en éliminer toute trace de réactif provenant du premier. On immerge d'abord IV preuve dans un bain contenant 00 grammes de ferricyanure de potassium et Ï0 grammes de nitrate de plomb pour 1 litre d'eau. 11 faut traiter di s images très fortement imprimées si l'on veut obtenir des tons verts vigoureux; L'épreuve reste dans ce bain jusqu'à blancbis8emen1 complet; on lave à fond pour éviter les taches qui se produiraient dans le deuxième bain s'il restait dans la couche des sels du premier. "On plonge alors l'épreuve dans un bain de lot) grammes de chlorure de cobalt, 300 c. c. d'acide chlorbydrique et 1 litre d'eau : elle prend immédiatement un ton vert tré.s brillant, sans coloration des blancs; on lave ensuite pour éliminer L'excès de réactif; La constitution des images ainsi virées est incertaine.
Les images virées à t'urane renferment de l'uranium, du fer, de l'argent et une petite quantité de potassium. Celles virées au cuivre contiennent du cuivre, du fer, de l'argent, une petite quantité de potassium et une notable
proportion de chlorure d'argent libre4.
M. Lemaire a observé que l'altération des épreuves à l'argent virées au ferrocyanure d'urane est due à l'action de l'air sur Le ferroeyanure d'argent restant. Cette détérioration cesse de bs produire si L'on protège l'argent par un verre; elle n'a pas lieu si le ferrocyanure d'argent est éliminé par un réactif approprié, on L'évite en plongeant les épreuves dans une solution de 1 gramme de carbonate de SOUde pour un litre d'eau; on prolonge l'immersion pendant cinq minutes et h; ferrocyanure d'argent est transformé en carbonate d'argent. L'image, traitée ensuite par l'acide nitrique faible (ÔC. c d'acide pour un litre d'eau), donne du nitrate d'argent, que l'on éli-
I. Bulletin de lu Société française de photographie, 1906, p. 88. 1908, p. MO. — 8. Ibid., L905, p. 76. — L Ibid., 1906, p. 88.
— 2. Ibid.
mine par les lavages; les épreuves ainsi préparées sont stables et les blancs sont purs.
1892. Fixage. — MM. Lumière frères et Seyewetz ont étudié les moyens permettant d'insolubiliser la couche gélatinée des plaques ou des papiers photographiques dans le bain de fixage. Cette insolubilisation pent être faite par le formol ou le formosulfite, ou encore par les aluns d'alumine et de chrome. Les premiers de ces composés contractent la gélatine qui peut abandonner le verre; avec les seconds, il peut se produire des dépôts de soufre qui provoquent des sulfurations ultérieures irrémédiables. Ils ont constaté que la meilleure insolubilisalion pour la plus petite quantité d'alun s'obtient avec 0 gr. 5 d'alun de chrome ou bien avec 1 gr. 5 d'alun ordinaire pour 100 c. c. de solution d'hyposulfite de soude à 15 %•
Ils ont reconnu que la quantité de bisulfite de sodium que l'on peut ajouter au bain de fixage ne doit pas dépasser 10 à 15 c. c. de bisulhte commercial par litre d'hyposulfite de sodium à 15 % renfermant 5 grammes d'alun de chrome. Au-dessus de cette quantité, l'insolubilisation n'est pas aussi complète; elle est même totalement détruite par un excès de bisulfite.
L'addition de bisulfite de sodium dans les bains de fixage empêche la décomposition habituelle que subit l'hyposulfite de sodium en présence des sels de chrome et d'alumine et permet l'addition de ces composés dans le bain de fixage sans qu'on ait à craindre la sulfuration habituelle des phototypes.
L'insolubilisation des couches gélatinées obtenues dans le bain de fixage en ajoutant à celui-ci de l'alun de chrome n'est pas modifiée par addition d'une faible quantité de bisulfite de sodium, mais est détruite si cette quantité est trop forte.
Les proportions d'alun de chrome et de bisulfite les plus favorables à employer dans le bain de fixage pour plaques et pour papier sont 5 grammes d'alun de chrome et 10 à 15 c. c. de bisulfite de sodium commercial pour un litre d'hyposulfite à 15 %•
Les couches gélatinées ainsi insolubilisées dans le fixage abandonnent, par lavage, l'hyposulfite qui les imprègne aussi rapidement que les couches non insolubilisées. Elles peuvent subir, aussi facilement que ces dernières, les traitements habituels des plaques et donnent même plus difficilement naissance au voile dichroïque ; enfin, elles peuvent être lavées sans inconvénient à l'eau chaude et séchées rapidement sur une flamme.
VIRAGE-FIXAGE.
L'addition de chlorure stanniquè à une solution d'un sel d'or ou de platine faciliterait l'action du virage, d'après M. Stoïcescou, et accélérerait l'opération tout en permettant d'obtenir des teintes très variées. On prépare une solution de réserve avec 1 litre d'eau, 320 grammes de chlorure stanniquè fumant, 3 grammes d'acide citrique, 64 grammes de carbonate de soude cristallisé et 28 grammes de chlorure d'ammonium. Pour obtenir des tons chauds, ou mélange 100 c. c. d'eau distillée, 5 c. c. de solution de réserve, 2 à 5 grammes de solution de chlorure d'or à 1 p. 100, 20 grammes de chlorure de sodium. ( > bain agit très rapidement ; l'opération dure de deux à quarante-cinq secondes. On fixe dans un bain de 100 c. c. d'eau, 20 grammes d'hyposulfite de soude, 20 grammes de chlorure de sodium; avant le fixage, on doit éliminer toute trace de chlorure stanniquè par des lavages abondants. On obtient «les tons vifs en préparant le bain avec 100 c. c. d'eau distillée, 10 c. c. de solution de réserve, 10 à 20 c. c. de solution de chlorure d'or à 1 |». 100, \!"ô «le solution d'acide gallique à 1 p. 100. La durée d'action de ce bain est de dix minutes à une heure. Par suite de l'acidité du sel d'étain, on doit éviter absolument son mélange avec l'hyposulfite de soude.
D'après le I)i Xamias». le sulfure .je plomb se formerait sur l'image photographique en même temps que du sulfure d'argent, ce qui provoque la formation d'un peu de sulfure d'or sur l'image; ce sulfure contribue à donner une teinte beaucoup plus noire et assez, stable.
1893. Virage-fixage. - MM. Lumière et Seyewetz ont étudié les procédés permettant d'employer les aluns d'alumine et de chrome dans les bains de virage-fixage combinés, substances utilisées pour tanner la couche de gélatine des papiers. Ils ont mis à profit la propriété que possède le bistillilc «le sodium de rendre pratiquement négligeable la décomposition de l'hyposulfite de sodium par l'alun pour préparer à froid des viro-lixateurs. [la ont constaté que la plus grande quantité de bisulfite de sodium que l'on peut introduire dans le viro-fixateur (renfermant 40 grammes d'alun par litre), sans nuire au virage, est d'environ 10 c. c. de bisulfite commercial par litre, soit 1 0 ,>; au-dessus de cette quantité, on ne peut pas pousser le virage aussi loin qu'avec le viro-fixateur ordinaire et la durée du virage augmente beaucoup avec la quantité de bisulfite.
La meilleure formule de bain est celle dans laquelle on utilise un litre d'eau, 250 grammes d'hyposulfite de sodium, 10 c. c. de bisulfite de sodium commercial liquide, 2 grammes d'acétate de plomb, 40 grammes d'alun ordinaire et 60 c. c. d'une solution de chlorure d'or à 1 °/0. On peut remplacer le mélange d'hyposulfite et de bisulfite de sodium de cette formule par 200 grammes d'hyposulfite de
1. Conyrès de chimie appliquée, Berlin, 19('3, t. IV, p. 327.
sodium acide et anhydre. Dans cette solution, les épreuves virent un peu plus lentement que dans le viro-fixateur ordinaire, mais on évite les ampoules, et la couche gélatinée des papiers résiste sans fondre à une température voisine de 80°. De plus, le bain se conserve sensiblement limpide. L'alun de chrome produit une insolubilisation moins complète que l'alun ordinaire, contrairement à ce que l'on constate avec l'hyposulfite de sodium seul.
Une solution de formosulfite à 1 °/0 produit une assez bonne insolubilisation de la gélatine des épreuves sur papier; le mélange de trioxyméthylène et de bisulfite alcalin dans la préparation des bains de virage ou de viragefixage présente certaius avantages 1 : la réaction est alcaline et la décomposition de l'hyposulfite de soude n'a pas lieu comme avec des virages acides; il ne se produit pas de précipité de soufre. Les bains de virage-fixage restent constamment limpides, tandis qu'ils se troublent presque toujours par l'emploi de l'alun. Si l'on veut rendre la couche insoluble en traitant par l'alun après virage ou virage-lixage, il y a dépôt de soufre dans la couche et altération possible de l'image. On n'a pas à craindre cette altération par l'emploi du formol, par suite de la réaction alcaline des solutions aqueuses de cette substance.
MM. Lumière frères et Seyewetz2 ont étudié les réactions qui se produisent dans les bains de virage- fixage combinés des épreuves sur papier au chlorocitrate d'argent; les bains renferment du sulfate d'alumine, du sulfate de soude, du chlorure de sodium, de l'acétate d'alumine, de l'acétate de potasse et de soude, de l'hyposulfite d'or et de soude, de l'hyposulfite double de soude et de plomb, du bisulfite de soude, du sulfure acide de sodium et du pentathionate de soude. L'hyposulfite de soude n'a pas seulement pour rôle de dissoudre le chlorure d'argent; on peut supposer qu'il agit aussi sur le sel d'or et sur le sel de plomb pour donner des hyposulfites doubles qui deviennent les agents actifs du virage; le plomb de l'hyposulfite double de plomb et de soude est déplacé par l'argent, et l'or se dépose ensuite sur l'image à la faveur de ce plomb : ce fait a été vérifié. De tous les métaux, le plomb est celui qui donne les meilleurs résultats. L'analyse des images virées dans le virage-fixage tend à montrer que le plomb n'entre pas dans leur composition. En dissolvant l'alun et l'hyposulfite de soude dans l'eau bouillante, on obtient l'acide pentalhionique qui favorise l'action du viragefixage. Si l'on ajoute un excès d'acide au virage-fixage exempt de plomb, on obtient un virage aussi rapide que le virage-fixage au plomb : ce fait est probablement dû à la formation d'acide pentathionique.
Si Ton supprime l'or du viro-fixateur et si l'on y laisse le sel de plomb en employant l'acide pentathionique à la place de l'alun, on obtient un mélange qui vire assez bien; les mêmes résultats peuvent être obtenus à l'aide de pentathianate de plomb. On sature par du carbonate de plomb une
1. Bulletin de la Société française de photographie, 1903, p. 137. — 2. Ibid., 1902, p. 369.