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ALTÉRATION DF.S IMAGES

solution d'acide pentalhioniqoe à 10*' I».: à un litre de cette liqueur, on ajoute ~?Ô0 grammes d'hyposulfite de soude cristallisé et on agite jusqu'à dissolution des cristaux. Les épreuves virées à l'aide de ce bain ne paraissent pas s'altérer sensiblement plus dans l'air humide que celles traitées par les virages 5 l'or et au plomb si l'hyposulfite de soude a été bien éliminé par les eaux de lavage. Les divers thionates de plomb agissent moins bien que le pentatbionate de plomb1.

189 't. Lavage des épreuves. — MM. Lumière frères et Seyewetz ont montré9 que les lavages en eau courante babituellement employés pour éliminer l'hyposulfite de soude ne sont pas efficaces: la plus grande partie de l'eau est consommée inutilement. Pour effectuer le lavage complet d'une série de dix épreuves, il convient d'immerger les épreuves sept fois successivement, pendant cinq minutes chaque fois, dans une cuvette 30 X 40 contenant environ un litre d'eau pour chaque lavage. Avoir soin de bien agiter les épreuves pour éviter qu'elles ne se collent entre elles. Après chaque traitement, placer les épreuves les unes sur les autres dans une cuvette 13 X 1S, l'image tournée vers le fond de La cuvette, faire écouler l'eau d'égoutlage, presser fortement les épreuves avec la main en faisant écouler le liquide ainsi exprimé, humecter à nouveau les épreuves avec une petite quantité d'eau, les soumettre à une nouvelle pression entre deux feuilles de buvard en les plaçant les unes à côté des autres. Pour rendre plus efficace la pression entre les doubles de papier, il sera avantageux de faire usage d'un rouleau ou d'un battoir.

L'élimination rapide de l'hyposulfite de soude peut être réalisée en utilisant les corps oxydants, tels que le thioxydant Lumière, le boroxylithe (perborate), le permanganate de potassium à la dose de 1 gramme par litre, récemment recommandé par M. Pearse3. On place l'épreuve sur une glace et on fait couler lentement à sa surface la dissolution de permanganate jusqu'à ce que la décoloration cesse de se produire.

1895. Altération des images. - M. Léo Backeland admet que l'altération des images sur papier préparé à l'aide «les gels d'argent se produit par V argent retenu, composé Insoluble, distribué d'une façon uniforme dans les pellicules de gélatine, aussi bien dans les blancs que dans les noirs de l'image, et qui est entièrement indépendant de l'argent métallique

l, Bulletin de la Société française de photographie', p. 608. — 2. Tbid., 1902, 1>. 951, — 8. Photo-Qazette, 1904, p. K>5.

TRAITÉ ENCYCLOPÉDIQUE DE PfTOTOGR APHIE.

dans l'image à l'argent1. On reconnaît l'argent retenu en touchant la surface blanche de l'image avec du sulfure d'ammonîum : il se produit immédiatement une coloration noirâtre.

MM. Lumière frères et Seyewetz2 ont constaté que lacause de l'altération principale des épreuves au chlorocitrate d'argent est la présence de l'hyposulfite de soude incomplètement éliminée. L'altération ne se produit qu'en présence de l'humidité. L'altération se constate dans les images virées à l'or renfermant de l'hyposulfite de soude, même si le virage a eu lieu dans un milieu neutre comme dans l'opération où le virage et le fixage sont séparés; l'altération se produit avec la même facilité que par l'emploi des viro-fixateurs. L'absence de toute trace d'hyposulfite de soude dans l'épreuve estime garantie de sa conservation dans l'air humide, même si l'image ne renferme pas d'or et si elle est constituée par du sulfate d'argent, de l'argent seul ou de l'argent et du plomb. L'aspect jaunâtre des épreuves altérées ne parait donc pas dû à la présence du sulfure de plomb, mais peut-être à celle du soufre très divisé, provenant de la décomposition lente de l'hyposulfite de soude. Le moyen d'éviter l'altération des épreuves consiste à éliminer complètement l'hyposulfite de soude.

Gomme l'a fait observer M. d'Hoy3, les acides que renferment le papier, l'alun, etc., provoquent la décomposition de l'hyposulfite de soude : il faut donc laver soigneusement les épreuves avant et après les opérations du virage et celles du fixage.

M. Liesegang4 a fait observer que les épreuves à tons chauds sont moins stables que les épreuves noires. Si l'on arrive à augmenter la profondeur des images, la stabilité doit augmenter aussi. Ou a conservé pendant plus de quarante ans des épreuves tirées d'après des négatifs au collodion humide et virées à l'aide d'un bain d'hyposulfite fraîchement acidulé; certaines de ces épreuves ont été obtenues par développement physique.

1896. Tirage des positives en positives. — On peut obtenir des épreuves positives sur papier en utilisant comme phototypes des positifs. On expose à la lumière une feuille de papier à la celloïdine jusqu'à noircissement, on la fait ensuite tremper pendant une dizaine de minutes dans une solution contenant 5 grammes d'iodure de cadmium, 2 grammes d'iodure d'ammonium et 2 grammes de borax, on essore entre deux feuilles de buvard, on fait sécher et on expose ensuite le papier ainsi préparé sous un positif, jusqu'à ce que les parties transparentes soient redevenues blanches; on lave à l'eau pure, on fixe comme d'ordinaire, on lave et on fait sécher. Si l'image sous laquelle on expose le papier est colorée, on obtient plus ou moins exactement les couleurs complémenaires de celles de l'image. On pent aussi utiliser un bain contenant 15 c. c. d'eau, 1 gramme d'iodure de cadmium et quelques gouttes d'acide chlorhydrique.

1897. Retouche. — La retouche des épreuves sur papier albuminé est quelquefois difficile, même en utilisant les couleurs spéciales que l'on

1. Bulletin de l'Association belge de photographie, 1903, p. 531. — 2. Bulletin de la Société française de photographie, 1902, p. 508. — 3. Photo-Gazette, 1902, p. 243. — 1. Bulletin de la Société française de photographie, 1904, p. 519.

PHOTOORÀMMBS PAU DÉVELOPPEMENT.

trouve dans le commerce. On peut faciliter l'opération en faisant dissoudre 33 grammes de gomme arabique dans 100 c. c. d'eau, on ajoute 13 c. c. d'alcool, 8 c. c. de glycérine, 5 grammes de noix de galles, puis une quantité suffisante de couleur identique à celle de l'épreuve. Cette mixture s'applique facilement sur le papier; on laisse sécher et on satine à chaud.

§ 2. — PHOTOGR A M M E S PAR. DEVELOPPEMENT.

1898. Préparation du papier. On peut facilement ohtenir un papier sensible en le faisant llotter sur un bain préparé en faisant dissoudre à chaud 1 gramme de gélatine dans 100 c. c. d'eau et mélangeant la dissolution avec 100 c. c. d'eau contenant 2 grammes de chlorure d'ammonium, 8 grammes de bromure de potassium, 3 grammes d'acide citrique et 8 grammes «le carbonate de soude cristallisé. Le papier est mis à flotter sur ce bain pendant deux minâtes; on le sensibilise dans l'obscurité en faisant flotter le coté prépare sur un bain composé de 2011 c. c d'eau, 20 grammes de nitrate d'argent et 2 grammes d'acide tartrique; le bain doit être filtré au moment de l'utiliser. On fait sécher dans l'obscurité et on imprime

à la lumière diffuse jusqu'à silln Mage «le l'image. Le développement

s'effectue avec une solution saturée d'acide gallique et quelques gouttes d'acide acétique1.

La préparation des cartes postales sensibles peut s'effectuer en appliquant d'abord sur la partie à impressionner un encollage formé de 120 c. c. d'eau bouillante, 2 gr. 5 d'arrow-root, 0 gramme de bromure de potassium; quand la couche est sèche, on la sensibilise sur un bain de nitrate < l'argent à 5 o/°, on expose à la lumière, on lave à l'eau salée et on développe dans une solution de rodinal au 40* OU dans toul autre bain de développement; on fixe comme à l'ordinaire.

M. L. Backelandt a insisté sur les avantages que présente l'emploi de l'air sec et froid dans les salles de séchage OÙ l'on prépare le papier au gélatino-bromure d'argent: il faut cependant éviter l'emploi de l'air trop sec, car le papier peut alors se charger d'électricité et donner de longues et nombreuses étincelles qui peuvent causer le voile de la couche2. Les frottements, les pressions à la surface des papiers peuvent donner lieu à des taches. Les usines Sohering ont proposé d'éviter cet insuccès en coulant sur le papier préparé une couche mince, transparente, soluble dans l'eau, qui disparait dès l'immersion dans les bains. On peut notamment étendre sur le papier une solution de dextrine à ô <>/,,.

Il existe dans le commerce un très grand nombre de papiers préparés à l'aide d'une émulsion au gélatino-bromure .l'argent. La maison Lumière livre une grande variété de ces papiers : A) mat pour épreuves par contact; B) mat pour épreuves par agrandissement; C) brillant pour épreuves par contact.; CA\) brillant pour épreuves par agrandissement; F) mat porcelaine à grain très fin pour épreuves par contact; FR) mat porcelaine à grain très fin pour épreuves par agrandissement. Les rapidités de ces papiers peuvent

1. Bullet i n (tu Photo-Club de Paris, 100-2. p. 845. — >. Bulletin de l'Association belge de photographie, 1906. p. 547.

être mesurées de la façon suivante : s'il faut une seconde pour impressionner normalement une plaque étiquette bleue, il faudra douze secondes poui les marques A) et G), seize secondes pour Fj, trois secondes pour B), quatre secondes pour GR) et FR). Enfin, les papiers Radios, mat ou brillant de la même maison, sont quarante fois plus lents que le papier A) au gélatinobromure. Ces papiers Radios ne nécessitent pas l'emploi du laboratoire obscur et fournissent à volonté soit des épreuves à tons noirs, soit des épreuves à tons chauds. Le papier Takis de la môme maison réunit à la fois les avantages des papiers par noircissement direct et des papiers par développement ; à la suite d'une courte exposition à la lumière du jour sous un négatif, il suffit de traiter le papier par l'eau pour l'amener à l'intensité normale. Ce développement à l'eau est suivi des manipulations, virage et fixage, habituellement usitées avec les papiers par noircissement direct.

La Société industrielle de photographie livre sous le nom de citro-brom un papier donnant par développement des images qui ressemblent absolument à celles que l'on obtient par tirage au citrate; la maison Guilleminot prépare une grande variété de papier sur support fort donnant des teintes très agréables.

On peut mesurer la sensibilité des papiers en utilisant la méthode d'essai d'émulsion des plaques en lui faisant une légère modification. Au lieu de mesurer l'opacité, on apprécie l'intensité des noirs. On classe les émulsions d'après la quantité de lumière nécessaire pour obtenir un noir franc, c'està-dire un noir assez intense pour que deux teintes consécutives obtenues avec une pose double ne puissent pas être distinguées l'une de l'autre.

1899. Machines à imprimer. — Lorsque l'on doit produire du même négatif un assez grand nombre de copies, les machines à imprimer permettent de gagner un temps précieux et de régulariser le tirage. Ges machines permettent le tirage sur papier en feuilles ou en rouleaux et sont disposées de telle sorte que la lampe à verre rouge qui sert à utiliser les diverses manipulations est employée automatiquement comme source de lumière pour l'impression du papier; le négatif étant mis en place, le papier, à l'aide de pinces, s'applique contre la surface formant l'image, sans qu'il soit nécessaire d'utiliser un châssis négatif.

1900. Développement. — Les foi-mules de révélateurs pour papier sont des plus nombreuses : sauf la maison Lumière, qui recommande le diamidophénol avec sulfite de soude, la plupart des fabricants préconisent l'emploi de l'hydroquinone ou de l'hydroquinone et du métol. M. Houdaille1 a fait observer que les quantités de sulfite de soude cristallisé varient de 7 à 11 grammes par gramme de réducteur; celles de carbonate de soude, de 7 à 11 grammes. La proportion d'eau passe de 70 à 500 grammes et celle de bromure de potassium peut atteindre 1 gramme par gramme de réducteur. En utilisant pendant trois minutes à la température de 15°G un bain contenant 1 gramme de métol, 2 gr. 5 de bromure de potassium, 10 grammes de sulfite de soude cristallisé, 10 grammes de car-

1. Bulletin de la Société française de photographie, 1901, p. 449.

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