PROCÉDÉ ÉMAIL
mentor la distance; la position exacte de la trame est obtenue quand on voit dans chaque carré transparent une croix noire. On remplace alors la glace dépolie par la plaque sensible que l'on fait poser à la façon habituelle ; mais la présence du réseau augmente beaucoup la durée du temps de pose; aussi dans la pratique, s'il s'agit d'un sujet animé, on commence par faire un négatif ordinaire, de ce négatif on tire un positif, et c'est ce positif que l'on reproduit en négatif m la chambre noire munie du réseau. En général, il vaut mieux surexposer la plaque pour laisser se produire la diffusion des trames.
La plaque sensible est généralement préparée par le procédé du collodion humide; on développe soit au sulfate éè fer, soit à l'acide pyrogallique (II, 288). On examine si dans les grandes lumières les petites taches lumineuses forment une sorte de damier. Si elles sont très espacées, le négatif est sous-exposé et il est à rejeter; si elles sont bien venues, on lave, on fixe au cyanure et l'on renforce jusqu'à ce que les petits carrés se joignent, ce qui peut ne pas se produire si la trame était trop rapprochée de la plaque sensible. L'un des meilleurs renforçateurs est celui au bromure de cuivre
Plusieurs opérateurs divisent la durée de la pose en deux phases : ils commencent par poser avec petit diaphragme, en mettant devant l'original une feuille de papier blanc : la pose est suffisamment prolongée pour former sur toute la surlace de la glace sensible un point petit, niais assez dense; on ferme l'objectif, on remplace le diaphragme par un plus grand et de forme carrée, et on continue la pose sur l'original à reproduire.
2o La transformation du phototype en cliché s'ellVetue le pins souvent ;i l'aide du procédé connu sous le nom de /o-orcV/e r nui il '. Il consiste à produire sur zinc ou sur cuivre une image ii la gélatine bichromatée; cette
eOUChe de gélatine e>t alors carbonisér et forme à la surface de la planche
un véritable émail constituant une réserve extrêmement résistante à l'action
des divers acides qui jouent le rôle de mordants i ' creuser le métal qui
est soit du zinc, soit du cuivre.
Si l'on vent obtenir une planche sur /inc. le métal bien plaie' est nettoyé à la ponce en poudre impalpable et lavé à l'eau ; on décape le métal en le plongeant dans une cuvette contenant : eau, 1,000 0. <*.: acide nitrique.
30 c c; alun en poudre, 60 grammes : la plaque prend un aspect mat dans ce bain: on la lave et on la frotte avec un tampon de coton tout en la maintenant sous l'eau; on la fixe ensuite sur la tournette qui permettra d'obtenir une eouche de solution gélatineuse très mince et d'épaisseur régulière.
Le cuivre est nettoyé à la ponce impalpable bien humide, frotté avec un tampon de feutre et Immédiatement ii\é sur la tournette.
La solution pour émaillage se prépare avec 25 c. c. de colle-émail que l'on trouve dans le commerce, 30 c. c. d'albumine et <'><> c. c. de solution de bichromate d'ammoniaque ;'i '» °/o«
On peut aussi se servir de colle forte blonde à la condition de la modifier de façon à ce qu'elle ne fasse pas prise à la température ordinaire. On obtient ce résultat en faisant gonfler 5Q0 grammes de colle forte dans 800 c. c, d'eau, on fait fondre au bain-marie, puis en remuant à l'aide d'un