Pixtctical Photogvupher, avril
agitateur, on ajoute 125 c. c. d'ammoniaque. La dissolution est versée dans un ballon de verre de la contenance de 2 litres, plongé complètement dans un bain-marie maintenu à l'ébullition : on maintient l'ébullition pendant environ une heure ; l'opération doit être prolongée jusqu'à ce que, prélevant quelques gouttes de liquide gélatineux et le plaçant sur un marbre, le liquide ne se prenne plus en gelée. On laisse refroidir, et lorsque la dissolution est froide on la coule sur des glaces talquées et collodionnées, mises de niveau dans un endroit sec : on obtient ainsi, après séchage, de fines écailles de colle modifiée se dissolvant rapidement dans l'eau. On prépare la solution pour émail avec 10 grammes de colle modifiée, 100 c. c. d'eau et 3 grammes de bichromate d'ammoniaque ; il est bon de faire cette opération à chaud (35 à 40° C.) de façon à faciliter le filtrage. Cette couche d'émail, par suite de l'absence d'albumine, doit être cuite à une température ne dépassant pas 334° ; la teinte n'est pas trop foncée. On doit retirer la plaque du feu au moment où un morceau de plomb placé à côté de la plaque entre en fusion. Si l'on veut cuire à haute température et avoir une couche d'émail très foncée, on emploiera 50 c. c. d'eau, 50 c. c. d'albumine des œufs, 5 grammes de colle forte modifiée et 3 grammes de bichromate d'ammoniaque.
Quelle que soit la formule adoptée, on verse la solution très limpide sur la plaque; on la rejette une première fois, de façon à laver la plaque à l'aide de ce liquide; on verse une seconde fois et l'on égalise en agissant sur la tournelte. Il est bon de sécher à une douce chaleur. Quand la plaque est sèche, la couche doit être brillante et unie, sans apparence de taches rondes qui indiqueraient des portions de surfaces présentant une couche trop mince pour l'exécution de la morsure.
La plaque est exposée à la lumière sous un phototype tramé et retourné. Le contact doit être parfait entre la plaque et le négatif. La durée de l'exposition est à peu près la même que celle nécessaire à l'impression du même négatif sur papier albuminé. On suit les progrès de l'impression à l'aide d'un bon photomètre. Il est utile que la plaque soit assez grande pour laisser une marge de 2 centimètres autour de l'image à reproduire.
Au sortir du châssis-presse, la plaque est développée sous un robinet d'eau après l'avoir plongée dans une cuvette d'eau froide où elle s'imbibe pendant une ou deux minutes; on immerge ensuite la plaque dans une cuvette contenant 1 litre d'eau et 16 grammes de violet d'aniline; on la laisse dans ce bain jusqu'au moment où, retirant la plaque et soufflant à la surface de celle-ci pour chasser l'excès de liquide, l'image apparaît en violet sur le fond du métal. On peut aider au dépouillement de la plaque, lorsque la durée de l'insolation a été trop prolongée, en frottant avec un tampon de coton la surface maintenue sous le jet du robinet. Lorsque le réseau est complètement dépouillé, on lave, on passe à l'alcool et on fait sécher rapidement.
On procède alors à la cuisson de l'émail ou carbonisation. La plaque, placée sur un pied spécial, est chauffée, à l'aide d'un fourneau à gaz, jusqu'à la température de fusion du plomb. La couche sur zinc prend généralement une couleur bistre très foncée. Si l'on emploie la colle forte modifiée, cette coloration bistre ne se produit pas. Sur cuivre, la plaque prend nresque toujours une teinte argentée; on arrête alors la carbonisation, on