‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 4)Chapitre 123 sur 146 · Moniteur de la photographie, 1883, p · texte numérisé non relu

Moniteur de la photographie, 1883, p

1500. Procédés opératoires. — Pour obtenir des épreuves radiographiques, il faut disposer d'une source d'électricité, d'une bobine d'induction, d'un tube de Grookes et de plaques photographiques. Un écran fluorescent n'est utile que pour la radioscopie.

La source d'électricité doit fournir un courant continu aussi constant que possible. On peut utiliser des piles primaires, des accumulateurs, une machine électrique d'induction, ou une distribution de courant continu fourni par une usine centrale comme il en existe dans bien des villes; quelle que soit la source choisie, il faut qu'elle puisse donner la puissance maximum que la bobine peut absorber. On pourra adopter 16 éléments au bichromate de 0,2 ohm disposés en deux séries de 8 éléments chacun. Si l'on préfère utiliser les accumulateurs, on disposera de huit accumulateurs ayant chacun 10 kilos de plaques : ils présentent l'avantage de ne dégager aucune odeur. Enfin, le dispositif le plus avantageux consiste à employer des accumulateurs dans le circuit d'une usine centrale; on relie la bobine inductrice aux deux pôles de la série des huit accumulateurs en ajoutant dans le circuit inducteur un ampère mètre et un rhéostat de quelques ohms.

La bobine est destinée à transformer l'énergie électrique qu'on lui fournit sous forme de courant intense à bas potentiel, en énergie électrique à très haut potentiel, mais à faible intensité. On emploiera une bobine donnant des étincelles de longueur supérieure à 10 centimètres. Plus la bobine sera grande, plus on pourra en obtenir d'énergie utile. On fabrique d'ailleurs, depuis peu de temps, des bobines établies spécialement en vue de la photographie par les rayons X: elles sont accompagnées d'un interrupteur périodique destiné à produire une succession d'interruption du courant inducteur et d'un condensateur qui a pour but d'atténuer l'étincelle provenant de la rupture du courant; le condensateur doit être de capacité variable et en raison de l'énergie dépensée dans la bobine.

Un excilateur est un accessoire très utile pour estimer rapidement la longueur des étincelles d'induction; il est installé par le constructeur sur les bobines de modèle les plus récents. Un des meilleurs rhéostats à employer est constitué par des lampes à incandescence groupées en séries ou en dérivation; lorsque la lumière de ces lampes est gênante, on les couvre d'une boîte de bois ou de carton. Les ampères-mètres et les volts-mètres, mesurant l'intensité et la force électromotrice des courants devront être choisis parmi les modèles où l'aiguille oscille le moins lorsqu'elle a été déplacée par le courant. Les interrupteurs et commutateurs seront pris parmi les modèles où le sens du courant est facile à suivre, une erreur sur le sens du courant pouvant mettre vite hors d'usage les tubes de Grookes. L'opérateur peut d'ailleurs établir lui-même des interrupteurs et commutateurs soit à contact solide, soit à mercure.

Les conducteurs devront être assez gros pour porter les plus forts courants en usage (10 ampères) sans s'échauffer. Les conducteurs qui sont destinés à des courants induits de haut potentiel et de faible débit peuvent être très fins. On les fera passer dans des tubes de caoutchouc épais (tubes à vide) de 12 à 16 millimètres de diamètre en ne laissant déborder que ce qu'il faut pour établir les contacts ; on n'a ainsi rien à craindre de commotions qui peuvent parfois être dangereuses. Les tubes de Grookes ou tubes à vide sont en verre aussi transparent

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