MÉDECINE
Je leurs appareils qui ne sont pas suffisamment impénétrables à la lumière et à leur Inhabileté à conduire le développement.
Lee sujets de photographies à faire en voyage sont innombrables, leur choix dépend du but qne l'on se propose. Au point de vue anthropologique, il est important de rapporter des photographies d'indigènes; on fera poser le sujet de face et de profil, l'éclairage étant aussi voisin que possible de 'i>. Les instantanées sont réservées aux photographies d'indigènes dans leurs diverses occupations, aux photographies d'animaux, aux cérémonies, etc.
Les monuments seront photographiés en apposant contre ceux-ci, comme l'a Indiqué le D» Lebon, une mesure métrique permettant, au retour, de faire (les mensurations de précision. L»»8 vues d'ensemble devront en général être faites à L'aide d'objectifs grands angulaires afin d'obtenir des panoramas suffisants; les vues de détail seront faites autant que possible en leur donnant un caractère artistique.
1503 Botanique. — On peut, à l'aide de ]a • • hronophotographie, rendre sensibles certains phénomènes B'aocomplissanl trop lent. •nient pour qu'ils puissent être observés directement: on peut, comme l'a montré M. Mnch1, l'utiliser pour étudier La croissance des plantes. On photographie à certains intervalles les plantes dont un vent étudier la croissance, et les épreuves obtenues sont fixées sur une sorte de tambour stroboscopique se mouvant à la manière des cylindres enregistreurs: grâce à un pas de vis convenablement établi les images viennent se présenter successivement dans le cone d'un appareil à projections. On peut en quinze secondes reconstituer le phénomène de la croissance de certaines plantes.
M. l\ Bergon a insisté sur les avantages que la photographie stéréosco-
plque peut rendre au botaniste. Il B fait construire par Français un appareil destiné à photographier 8téréoscop*iquement et sans perte de temps
les plantes récoltées dans une herborisation. Les épreuves stéréoscopiques peuvent être jointes dans L'herbier à l'étiquette de la plante et fournir ainsi, grâce au relief qu'elles reconstituent, des documents précieux pour ta détermination de certaines espèces.
1504. Médecine. - M. de Holowinski est parvenu à photographier les instants des bruits cardiaques 2. Ceux-ci sont recueillis par un microphone qui commande un téléphone dont in membrane, en vibrant, contracte ou dilate un système d'anneaux de Newton; ceux-ci sont formés par une lame d'air comprise entre deux BUrfaces de verre; leur image agrandie est projetée sur une feuille étroite derrière laquelle se déplace un tambour recouvert d'un papier très sensible. Les instants de ces bruits extrêmement faibles sont ainsi enregistrés, ce qui n'était pas possible avec les appareils ordinaires.
M. Guilloz* a réussi à obtenir des photographies du fond «le l'œil en éclairant celui-ci à l'aide de la flamme produite par la combustion du magnésium. Les applications de la photographie à La médecine deviennent
L. Phot, Rundschau, 1893. — 2. Comptes rendus, G juillet 1896. — o. Bulletin de la Société fnt/iroise de photoyvnphie, 1893, p. 389.
de plus en plus nombreuses. Les hôpitaux bien installés comprennent maintenant un atelier photographique, et l'expérience de tous les jours montre combien la photographie est Utile4; elle est destinée soit à compléter l'observation, soit à la faciliter lorsque les manifestations de la maladie se traduisent par des déformations extérieures affectant l'ensemble ou une partie quelconque de l'individu. A l'aide de photographies, ou de chronophotographies, on peut suivre les progrès de la maladie ou garder une trace durable de phénomènes dont la succession est trop rapide pour qu'ils puissent être analysés par l'œil.
L'anatomiste utilise la photographie pour reproduire les diverses lésions. Les préparations anatomiques peuvent être facilement photographiées à l'aide du moyen indiqué par M. Ponton d'Amécourt. La coupe à reproduire étant disposée dans la portion antérieure d'une chambre à trois corps, on place à un mètre en avant un carré d'étoffe noire de dimensions exactement suffisantes pour arrêter les rayons directs et ne plus laisser arriver que la lumière diffuse ou un peu oblique. La préparation se détache en clair sur fond noir, les détails sont très visibles ; mais ce phototype paraît à l'état d'image positive. On l'utilise pour en faire une diapositive sur verre qui sert aux tirages sur papier.
M. le Dr E. Schiff utilise la photographie pour constater et étudier les modifications que produisent dans la peau humaine certaines maladies. La portion affectée est fortement éclairée par une lampe à incandescence avec réflecteur métallique et photographiée en grandeur naturelle au moyen d'une chambre à long tirage munie de son objectif. Le Dr Broca avait antérieurement utilisé la photographie pour le diagnostic de maladies éruptives.
Pour les reprod actions de pièces anatomiques ou de parties quelconques du squelette on se servira soit de la chambre ordinaire, soit d'un appareil vertical. Les pièces seront disposées sur une glace sans tain, de façon à éviter les ombres portées. Certains reflets pourront être éliminés en photographiant les pièces dans l'eau; on emploiera le même procédé si elles manquent de consistance.
1505. Zoologie. — M. L. Boutan a fait d'intéressantes recherches à l'aide de photographies obtenues au fond de la mer. La chambre noire est hermétiquement close et disposée pour prendre une série de photographies instantanées; l'éclairage s'effectue à l'aide de l'éclair magnésique produit en brûlant du magnésium dans la flamme d'une lampe à l'alcool : la lampe brûle grâce à un réservoir d'oxygène comprimé et reçoit au milieu de la flamme le magnésium en poudre ; la lumière est suffisante pour obtenir de bonnes épreuves.
1506. Photographie judiciaire. — L'instruction criminelle et la justice utilisent continuellement la photographie soit pour constater des faits de nature à disparaître et en faire état, soit pour obtenir l'état des lieux où s'est produit un accident, un crime, la position de la victime, etc., soit pour former le signalement des criminels et les reconnaître en cas de récidive.