M K K II I
Dana
telle est la valeur de la flèche /* en prenant 1*' centimètre pour
les objectifs simples 8 = — , on trouve pour valeur de cette flèche
La tonne de l'image d une ligne droite de longueur L passant à une distance a du centre de l'image [fit/. .7,Vj peut être facilement déterminée. Lorsqu'une droite passe par centre de l'image, elle n'est pas déformée,
Fig. 58.
mais ses dimensions BOnt réduites : la longueur OA=L devient OA'=L — «, et à tout accroissement dl de la droite correspond un accroissement da de a. Or, l'expérience montre qu'en désignant par h une longueur variable avec l'objectif et caractéristique de la distorsion, on a :
dl
d'où, en intégrant,
La constante G est nulle, car pour Z = 0, a = 0.
Fie. 59.
Cherchons ce que devient une droite AB (fig. 59) passant à la distance a du centre et. soumise à la distorsion. A vient en A' à la distance
B vient en B' sur la courbe dont il s'agit de trouver l'équation. Prenant A comme origine des coordonnées A'X . A'Y, on a :
(y + cf + (b - a)* = (a2 + &2)2 ^ ;
d'où
y + c = + - Va* + 62 ,
et, comme b est très voisin de x , on peut écrire
Pour x =r 0, ?/ = 0, puisque la courbe passe par l'origine. On a donc
C'est une hyperbole dont le rayon de courbure est — = h. Pour x = a, on trouve
et si a =
d'où
ESSAI DKS OBJECTIFS.
ce qui donne la valeur de la flèche, valeur identique à celle calculée à l'aide
du coefficient o en faisant h = — — - .
On peut, à l'aide de ces formules, calculer les Qéchcs d'une droite de longueur quelconque passant à une distance quelconque du centre.
Défauts diras. — Le défaut de montage dans un objectif simple provient de ce que l'axe optique ne coïncide pas avec l'axe de la monture ou avec la normale à la planchette porte-objectif. On s'aperçoit de ce défaut en comparant les lectures droite »■[ gauche des limites de netteté sur les cinq règles.
Dans un objectif double, les deux axes optiques des deux systèmes de lentilles peuvent ne pas coïncider. Ce défaut de centrage se traduira par une déformation du volume focal, qui ne sera plus une surface de révolution ; il en résultera que les différences de lecture sur les cinq régies présenteront des discordances considérables. On peut retrouver la direction pour laquelle cette déformation est la plus sensible en disposant sept règles munies de voyants convergeant vers le centre de L'image; en déterminant la limite de netteté point par point, on peut trouver deux directions qui donnent l'une le maximum de netteté, l'autre le minimum.
Le défaut d'homogénéité dans les verres se traduit par des protubérances ou des creux dans le volume local.
Valeur des divers coefficients. M. Houdaille admet pour un objectif moyen les valeurs suivantes :
Profondeur pour la netteté 1 10 :
Profondeur pour la netteté 1 .M) :
Sa . — o,40 à o,flo.
Finesse au centre à toute ou vert un
-0(el0 — I») Écart du foyer chimique :
Diamètre couvert :
Surface couverte :
Rayon de courbure de la surface focale :
Coefficient d'astigmatisme :
Coefficient de distorsion pour les objectifs recti lignes :
Coefficient de distorsion pour les objectifs simples :
Rapidité. — On calcule le rapport ( tt ) 5 Ie temps de pose est propor-
tionnel à cette quantité, sauf correction pour la clarté.
Clarté. — On photographie dans une pièce obscure sur la même plaque une lanterne de laboratoire dont le verre rouge a été remplacé par un verre dépoli, on pose 100s avec les lentilles munies de leur plus petit diaphragme, on enlève les lentilles de l'objectif et on pose 85», 80s, 75s; on développe légèrement, on examine la teinte des quatre taches du négatif. Si la tache posée 80s a la même intensité que celle qui a été posée 100s avec les lentilles, le coefficient de clarté sera 0,80, valeur moyenne pour les lentilles usuelles; elles absorbent 20 % de lumière.
Pouvoir réflecteur. — On photographie un trou rond percé dans une caisse doublée en velours noir et dont la paroi extérieure est d'un blanc éclatant. Si le rond noir se teinte sur le négatif, il y a réflexion de lumière entre les lentilles; ce défaut est très fréquent.
Coloration des verres. — On photographiera deux séries de cases dégradées teintées les unes en rouge, les autres en vert ; au centre de chaque teinte se trouvent des groupes de sept points noirs. On dira qu'une teinte est révélée lorsqu'on pourra distinguer au centre le groupe de sept points. Par des essais comparatifs sur la même plaque, on pourra apprécier la faculté d'un objectif de discerner plus facilement soit les teintes vertes, soit les teintes rouges. S'il est coloré en jaune, il doit laisser passer les rayons rouges de préférence aux rayons verts.
1315. Méthode du Dr Rudolph. — M. le Dr Rudolph a construit un appareil permettant de mettre en évidence la valeur et les qualités particulières propres à chaque genre d'objectifs et spécialement le degré de ne du centre de l'image jusqu'aux bords, la répartition de la netteté en avant et en arrière du plan focal, l'étendue de la surface couverte avec les différents diaphragmes. Ces qualités ne peuvent être constatées rapidement qu'en employant, au lieu de mire plane, un objet présentant différents plans.
Le Dr Rudolph emploie une série de test-focimètres, l'un de ces focimè-
ESSAI DES OB.IECT1KS
très de la série étant analogue à celui que nous avons décrit (I, 155) il y a plusieurs années1. Il utilise un très grand nombre de secteurs fixés sur un axe de 9 métrés de long : les vingt secteurs sont disposés en hélice sur cet axe de façon à donner sur l'épreuve un disque continu, l'axe de l'objectif étant placé dans le prolongement de l'axe de l'hélice du focimètre d'indice 0. Jl suffit de mettre au point sur Le secteur du milieu du focimètre d'indice 0 pour constater les variations de la netteté de l'image suivant un diamètre de la plaque, ce qui suffit, les lentilles et le volume focal étant, pratiquement, des surfaces de révolution. L'axe du focimètre d'indice 0 coïncidant avec Taxe de l'objectif et les axes des autres focimètres venant se couper au point nodal d'incidence de l'objectif, on peut construire par points la surface correspondante à une netteté déterminée. Au pied de chaque focimètre se trouve une fiche glissant sur une règle de 5 mètres de long et indiquant en degrés l'angle que fait chaque focimètre avec l'axe principal de l'objectif.
Pour faire les essais comparatifs avec cet appareil, il faut que la mise au point ait été exécutée sur le milieu de L'image avec tous les objectifs ayant même correction chromatique. Les ouvertures relatives des objectifs comparés doivent être les mêmes; L'échelle de l'image pour tous les objectifs doit être la même; les foyers des objectifs doivent peu différer; la comparaison doit se faire exactement sous le mémo angle. Dans ces conditions, les essais comparatifs auront une valeur sérieuse el les épreuves prouveront d'ailleurs si ces conditions ont été réalisées. Lu particulier, si les objectifs sont diaphragmés de la même façon, la profondeur de netteté sur toutes les épreuves en avant ét eu arriére du secteur médian «lu focimètre d'indice 0, secteur nettement mis au point, doit être la même.
L'emploi de cet ingénieux appareil permet d'atteindre une très grande précision dans les essais d'objectifs. Mais le maniement de cet instrument n'est pas à la portée de tous les amateurs: il peut cependant être employé avantageusement par les opticiens qui possèdent un local suffisamment vaste pour l'installer.
1315 bis. Essai du foyer chimique. M . Cousin a apporté une modification ingénieuse au tourniquet de M. Le colonel Moessard (I, 140). Dans le tourniquet, L'objectif esl mobile autour d'un axe passant par son point nodal d'émergence, et cette image se forme sur un micromètre fixe placé au foyer d'un microscope coudé. Pour L'essai photographique, M. Cousin substitue au microscope un tube cylindrique, de quelques centimètres de diamètre, formé de deux parties : l'une, lixe. est fermée à sa partie antérieure par une lame métallique, percée excentriquement d'une petite ouverture circulaire qui vient s« placer à la hauteur de Taxe, un peu en avant de la position qu'occupait le micromètre; le second, qui glisse dans le premier d'un mouvement hélicoïdal, porte en avant une -lace sensible sur laquelle les rayons lumineux traversant l'objectif et La petite ouverture circulaires viennent former l'image d'une mire éloignée constituée par des voyants du type Houdaille. Par des mouvements égaux de rotation imprimés au second tube, on fait tourner la glace sensible en môme temps qu'on fait avancer ou reculer, chaque fois d'un dixième de millimètre, la glace sensible à par-