Photo-Gazette, 189'), p
ACCKSSOIHES DIVEHS.
peut se rabattre on arrière (flff. 178) et il entraîne dansée mouvement lu iktoe devenue inutile qui s'étend sur le fond : il peut alors servir pour viser
Fi g. 177.
en tenant l'appareil à hantenr des yeux. M. Gaumont :i modifié cet appareil et lui a donné la forme représentée par la figure 179. Ce viseur permet,
Fig. 17s.
soit qu'on le tourne dans un sens on dans l'antre, de lire la vu. • a prendre, soit en hauteur soit en largeur; il sert comme viseur horizontal %\ r<>n travaille debout; si on tient la chambre unir.- A hantenr de la poitrine, les
Fig. r/>.
deux dispositifs dont est muni l'appareil permettenl ce genre de travail;
«Ifiix petits volets démasquent chacun une a|ace inclinée à 'i (Jette g\ ace réfléchit très nettement l'image à reproduire dans 1rs proportions relatives qu'elle aura sur la plaque ; l'un des volets correspond aux vues en hauteur.
l'autre aux vues en largeur. Si on retourne l'appareil, et si, comme cela peut se présenter au milieu des foules, la chambre noire est placée au-dessus de la tête de l'opérateur, il apercevra encore très nettement la vue à photographier.
1374. Châssis négatifs. — L'introduction des plaques dans les châssis négatifs est une opération qui exige un certain temps; elle doit de plus être faite dans le cabinet obscur, en utilisant une lumière aussi faible que possible. Bien des dispositifs ont été imaginés pour effectuer cette opération avec rapidité et sécurité. L'un des meilleurs est sans contredit celui des châssis ou vrant comme un livre, système adopté dans les excellents appareils Watson et Son ; mais ce système ne peut être employé avec les châssis à rideaux. On peut cependant,
Fig. 180:
avec le dispositif imaginé par M. Eckert, charger ces châssis1 sans qu'on soit obligé d'ouvrir les rideaux. Le chargement se fait sur le côté droit de l'appareil; dans le bas du châssis se trouve un verrou qu'il s'agit de tirer pour que l'intérieur soit démasqué : on peut alors introduire dans celui-ci des glaces ou des pellicules sensibles.
Les châssis construits par M. Thornton-Pickard présentent une certaine analogie avec ceux construits autrefois par Jonte : le chargement s'effectue très rapidement. Après avoir ouvert le volet du châssis, il suffit de pousser la plaque sous une rainure et de l'engager sous un arrêt à ressort (fîg. 1 80). Les taquets qui maintiennent la plaque sont supprimés, ce qui permet de diminuer l'épaisseur du châssis. Cette suppression des taquets a été réalisée d'une autre façon par M Gillon : dans les châssis à rideau de ce constructeur, la plaque sensible est engagée sous une rainure; un butoir actionné par une vis sans fin maintient en place la plaque sensible, sans faire tache sur les bords de celle-ci, comme il arrive trop souvent avec les châssis à taquets.
1. Bulletin de la Société française de photographie, 189:), p. 151,
ACCESSOIRES DIVERS
De nombreux dispositifs ont été imaginés pour marquer d'un signe distinctif les châssis dont les plaques ont été exposées dans la chambre noire. M. Davanne a indiqué un procédé trèa pratique qui consiste à coller sur le volet et le cadre du châssis un fragment de papier gommé qui se déchire lorsque l'on soulève le volet et indique ainsi que la plaque a posé. Les marqueurs que Ton a imaginé pour cet objet sont peu efficaces s'ils n'ngissent pas automatiquement. Un des meilleurs systèmes a été imaginé par M. Thornton-Pickard : le volet du chassie met en évidence un indicateur composé de deux plaques dont l'une tourne autour d'un axe horizontal et est maintenue ouverte par deux ressorts; avant la pose, ces deux plaques sont rabattues l'une contre l'autre et maintenues en place par la fermeture du volet. Ce dispositif très simple permet d'éviter l'exposition à la lumière d'une plaque qui a reçu une première image (voir ftg. l:> l\.
1375. Châssis à magasin. — On -;iit que les premiers châssis à magasin étaient constitués par les boites à escamoter: la construction de tes
Fig. 1K1.
appareils n'était pas suffisamment précise pour empêcher les infiltrations de lumière qui causent le voile des plaques. M. Séguy* a employé pour la construction d'une nouvelle boite escamoter des rainures et des feuillures spéciales qui s'opposent à toute introduction accidentelle de la lumière; une double crémaillère assure la marche «le la partie mobile de L'appareil et un index automatique indique la plaque que l'on doit exposer; enfin, comme dans les anciens châssis à escamoter, un ressort à vis de pression vient fixer la plaque dans le châssis et l'empêche de ballotter.
Le châssis magasin à répétition imaginé par M Hanau il. 111) a été perfectionné par M. Richard2. L'appareil est constitué par deux boites formant tiroir l'une par rapport ù l'autre. Par un dispositif très simple, les plaques étant placées à l'intérieur, lorsqu'on tire le tiroir, celui-ci amène avec lui toutes les plaques moins une, celle qui ;» été Impressionnée et qui se trouve la première en avant. Dès que le tiroir est tiré, la plaque restée dans la partie dormante tombe au fond, et. en repoussant le tiroir, les plaques emmenées avec ce dernier viennent se replacer au-dessus de celle impressionnée, laquelle devient ainsi et momentanément la dernière {fig. f£/).Les perfectionnements introduits par M. Richard portent. «Tune part, sur l'ouverture du châssis pour le chargement, et, d'autre part, sur l'addition d'organes inté-
1. Bulletift de la Snrirtr tf<nir<nst> >/>' ph»(<)<;r<ij>hi<', 1803, p. 156. 3. Ibid., 1896,
rieurs assurant le fonctionnement et préservant les plaques de toute introduction accidentelle de lumière.
Le châssis magasin construit par le Comptoir suisse de photographie1 se compose de deux pièces : une boite plus ou moins haute, renfermant six, douze, dix-huit ou vingt-quatre plaques emprisonnées dans des porte-plaques, boîte fermée par le fond et par le devant au moyen de deux volets; la seconde partie de l'appareil est constituée par un châssis simple qui peut alternativement se placer : lo à l'arrière de la chambre noire; 2° devant le châssis réservoir; 3° derrière ce châssis. Par les volets du châssis magasin, on fait aisément passer dans le châssis simple une plaque qui est ensuite exposée à la chambre noire; puis, la pose faite, on fait passer cette plaque de l'autre côté du châssis magasin; un compteur indique le nombre de plaques exposées.
1376. Châssis pour pellicules. — Les châssis magasin pour pellicules sont de deux sortes suivant qu'ils sont destinés â utiliser les pellicules découpées aux formats photographiques ou bien aux pellicules sans fin enroulées sur une bobine dont la hauteur correspond à l'un des côtés de la plaque.
Le châssis â répétition imaginé par M. Balagny2 peut contenir vingtquatre pellicules ou plaques souples; au moyen d'un petit instrument livré avec le châssis, chacune de ces plaques est introduite dans une chemise spéciale â rideau ayant environ 2 millimètres d'épaisseur et portant par derrière un numéro. Quand une plaque a posé, on referme le rideau (car c'est un véritable châssis simple â rideau); puis, après avoir mis en position deux clefs qui commandent le châssis, on tire le rideau qui est utilisé pour faire passer la plaque souple derrière le châssis, de sorte que la plaque n° 1 vient se mettre dos à dos avec la plaque no 24, la plaque n° 2 dos à dos avec le no 1 et ainsi de suite. Si l'on s'arrête là dans son travail, on ouvre la partie postérieure du châssis, on enlève les deux plaques posées et on les remplace par deux autres afin que le châssis ne travaille jamais à vide, puisque son mécanisme est établi pour fonctionner avec une épaisseur déterminée. Pour assurer le fonctionnement de l'appareil en cas de manque de plaques souples, on peut remplacer celles-ci dans leurs chemises respectives par une feuille de papier.
Le châssis magasin de M. Planchon est particulièrement avantageux pour l'emploi des pellicules auto-tendues; l'appareil peut contenir quatre douzaines de pellicules. Si l'on désire en mettre un nombre moins grand, on remplace les douzaines qui manquent par de petits caissons très légers en carton, tenant exactement la place d'une douzaine et construit spécialement dans ce but. Les pellicules placées les unes derrière les autres sont séparées par des cartons noirs. Le châssis porte à sa partie supérieure un sac en étoffe souple et parfaitement étanche, dans lequel on fait passer les plaques qui ont posé en soulevant, à l'aide d'une crémaillère mue par un bouton extérieur, les pellicules qui ont été exposées; on amène ces pellicules derrière celles qui sont prêtes à poser. On peut aussi utiliser ce châssis pour les