Paris-Photographe, 1892, p
2. Bulletin de l'Association belge de photographie, 1891, p. 8t4. 8. Bulletin de la Société française de photographie, 18'Jl, p. ô'Sii.
ACCESSOIRES DIVERS
primés en noir sur fond blanc, ou en blanc sur fond noir que la lumière permet de distinguer : avec une vue moyenne on peut lire à 0m50 le texte courant du journal /<' Figaro, éclairé par une bougie placée à 2 mètres, ce qui revient h dire que l'unité de lumière placée à 2 mètres permet de distinguer, à 1 mètre de distance, deux points blancs sur fond noir de 1 millimètre de diamètre, séparés par le même intervalle. L'intensité photômélrique est inversement proportionnelle au carré des distances de l'œil ou de la source de lumière aux points visés.
Pour L'intensité actinique, M. Houdaille prend comme unité l'action produite1 pendant une seconde par une bougie placée à 1 mètre sur une émulsion au gélatino-bromure, non orthochromatique, dont La sensibilité équivaut à kî) > Warnecke.
Le mètre et la seconde ont été' choisis comme unité de temps et de dislance. M. Houdaille a constaté que l'action d'une lumière de 100 bougies pendant une seconde était beaucoup plus forte que celle d'une bougie pendant 100 secondes; aussi, tou> Les essais ont été faits en rapprochant la lanterne de façon à obtenir une intensité constante égal»- à celle d'une bougie placée à 1 mètre.
Le voile de La plaque se produit toujours à la Longue, car il n'existe pas de lumière complètement inactinique. L<- verre coloré interposé sur le parcours de La lumière blam-he est tout à fait comparable à un filtre, à grains plus ou moins tins, qui serait chargé de trier des matières différentes tenues en suspension dans un Liquide. Au lieu de particules solides, il s'agit ici de vibrations plus ou moins rapides, vibrations chimiques ou vibrations physiques. En mesurant l'intensité physique de la lumière filtrant au travers de ce verre, l'intensité actinique dans les mêmes conditions, et prenant le rapport de ces deux intensités, on obtient un chiffre qui donne la valeur de la lumière transmise par ce verre, en prenant la lumière blanche comme unité. Les mesures effectuées par ce procédé ont démontré que l'examen spectroscopique d'un verre ne suffi! pas pour indiquer ses qualités et les services qu'il peut rendre pour l'éclairage d'un laboratoire. L'assimilation des verres colorés aux couches liltrantes a conduit M. le capitaine Houdaille à examiner Les avantages qui pourraient résulter de L'utilisation de 2, 8, 4, ô verres superposés; il a ainsi constaté qu'en employant quatre verres jaunes très clairs superposés, on obtient un éclairage supérieur à celui qui es! fourni par un verre rouge laissant passer la même quantité de lumière, mais employé seul.
Pour mesurer Le voile, M. Houdaille se sert d'un chiffre de 0m02 découpé sur cuivre qu'il applique sur le côté gélatiné de la plaque; le tout est exposé à La lumière et La plaque développée à fond : si l'on ne peut lire le chiffre qu'avec difficulté, on admet que le voile est négligeable. Le matériel pour ces essais se compose d'une lanterne éclairant un angle de 100° dans le sens vertical et de 7S" dans le sens horizontal, d'un banc gradué, d'une mire pour l'essai photométrique et d'un châssis positif à douze cases permettant de faire, sur une môme plaque i> x 12, douze poses différentes en modifiant les verres et les foyers d'exposition. Avec les plaques Lumière, étiquette bleue, ou d'autres marques d'une sensibilité analogue, on peut exposer les plaques sans inconvénient aux distances suivantes pendant des temps variables.
Bougie sans verre, à l^SO
Bougie avec verre jaune, à 0m82,
Secondes.
cathédrale vert, à 0m70
rouge , à 0m22
vert et verre jaune, à 0m3l
jaune et rouge, à 0m10 .
rouge et vert, à 0U105 ,
En doublant la durée de ces temps de pose on obtient un voile très caractérisé, et en les quadruplant, on à une image intense.
Ces essais ont été faits avec des verres du commerce de la maison Demaria, à Paris, verres numérotés de 1 à 12.
Les verres rouges sont à peu près les seuls verres pouvant s'employer isolément; leur défaut est de donner une lumière très faible que certaines personnes trouvent fatigante et qui, en réalité, peut provoquer des maladies des yeux. Les verres jaunes ne peuvent pas s'employer seuls pour manipuler des plaques extra-rapides, à moins de prendre des précautions spéciales. Le dépoli n'a d'autre effet que de réduire la lumière dans le rapport de 2 à 3, sans en modifier la nature au point de vue actinique.
Les verres verts fournissent une lumière qui n'est pas fatigante pour la vue ; mais les verres verts nos n et 12, à l'aide desquels ont été faits les essais, ne doivent être employés isolés sous aucun prétexte, même pour développer des plaques à lanternes.
Les verres doublés, triplés, quadruplés fournissent les meilleurs résultats. En particulier, en employant quatre verres jaune clair, minces, on obtient une bonne lumière peu fatigante ; en enlevant un verre on peut développer les plaques ordinaires; en se réduisant à deux verres, on manipulera les plaques à lanternes et les papiers au gélatino-bromure.
Les combinaisons vertes et jaunes donnent de bons résultats à la condition d'employer un des deux verres de couleur foncée; cet éclairage est supérieur à celui fourni par le verre rouge rubis foncé : c'est l'une de ces deux combinaisons que l'on doit adopter si l'on emploie une lampe à pétrole de dix bougies. Les combinaisons verre rouge et vert, verre jaune et rouge foncés nécessitent l'emploi de lampes de soixante à quatre-vingts bougies. L'emploi des verres simples n'est pas à conseiller; à égalité de lumière ils sont toujours plus dangereux que deux verres beaucoup plus clairs combinés ensemble.
Si l'on emploie la lumière du jour, on peut essayer les verres colorés de la manière suivante : on expose à la lumière filtrée par le verre coloré une plaque sensible, recouverte en partie par un chiffre opaque. L'exposition doit être effectuée à la place même où se font les manipulations; elle doit durer une minute. On opère avec le soleil, puis par un temps clair, enfin par un temps sombre. Si le chiffre apparaît dans l'un des trois cas, il faut réduire l'ouverture de la fenêtre, modifier le nombre ou la couleur des verres, ou n'opérer que par un temps sombre.
Le professeur Vogel1 a fait remarquer qu'aucun verre rouge ne pourra