Photographische Mittheilungen, décembre
ACCESSOIRES DIVERS
jamais s'accommoder aux variations considérables que subit la lumière du jour suivant la saison et l'état <lu temps; aussi conseille-t-il d'employer toujours une Lumière artificielle d'intensité constante; ces diverses sources de lumières sont placées dans des lanternes de laboratoire.
1381. Lanternes de laboratoire. — Le nombre des Lanternes qui ont ét«' établies pour servir à l'éclairage des laboratoires photographiques est des plus considérables; elles utilisent l'électricité, le pétrole, l'huile, l'essence minérale, la bougie, la paraffine, etc. Certains fabricants, comme M. Demaria, construisent plusieurs douzaines de modèles différents, aussi bien pour les lanternes destinées aux grands ou aux petits laboratoires, que pour celles qui sont facilement transportables et qui servent aux manipulations en voyage. Ces lanternes sont de forme prismatique, à base rectangulaire, triangulaire, etc.; elles sont cylindriques ou demi-cylindriques, à verre droit ou incliné, de façon à ne pas fatiguer la vue de l'opérateur; les verres sont en général mobiles, et le plus souvent on emploie un verre rouge et un verre jaune. Les formats Les plus petits (lanterne Lilliput) brûlent l'essence minérale; un bouchon de cuivre, avis, ferme hermétiquement le récipient intérieur et les rend absolument inversables; les dimensions de la boîte qui les renferment sont I). 1-2, x <>,l)'i x 0,0't.
La lanterne de voyage établie par M. Chorretier, de Lyon, présente des dimensions très réduites. Elle se compose d'un petit réservoir en cuivre dans lequel on brûle de l'huile d'olive; au-dessus de ce réservoir, qui peut être fermé hermétiquement par un bouchon à vis garni de cuir, on place un verre cylindrique rouge et la lanterne est prête; elle peut brûler pendant plus d'une heure et donne une lumière très suffisante pour toutes les opérations photographiques1. Le même constructeur a établi une lanterne plus grande dans laquelle la ventilation s'etfectue très régulièrement. Cette ventilation est assurée par de petits troua percés en chicane dans les doubles tubes qui servent de pied à la lanterne et par une cheminée en cuivre qui est vissée comme un objectif sur le haut et qui porte des ailettes en tôle, obturant complètement la lumière. La lanterne B8t munie de deux verres rouges et d'une lampe à l'huile qui peut se régler de L'extérieur. Quatre chaînettes qui sont fixées à La partie supérieure et qui se réunissent à un
mousqueton peuvent lixer la lanterne à un CrOChel à ressort, permettant de la faire monter et descendre comme une suspension de salle à manger; il est donc possible de suspendre la lanterne au plafond ou à une potence fixée contre un mur2.
Les bougies que l'on emploie dans les lanternes présentent l'inconvénient de brûler assez vite; la hauteur du point lumineux se déplace à moins que l'on utilise le dispositif combiné pour les lanternes de voiture. Un peut aussi employer la bougie connue sous le nom de bougie Xiepce : elle est large, courte, et se met dans un godet de verre jaune qui peut se placer dans toutes les lanternes; La mèche est maintenue dans un léger support de fer-blanc. Lorque le travail est fini, on éteint la bougie et la masse se solidifie très vite3.