‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 5)Chapitre 100 sur 276 · GROSSISSEMENT · texte numérisé non relu

GROSSISSEMENT

LSI

avec l'objectif qui ;i été employé à former l'incite; on l'utilisera dans «les conditions identi(jues à celles qui ont servi à projeter l'image, et on projettera sur la glace dépolié l'image d'un micromètre formé par un millimètre divisé

en 100 parties égales ; avec un double décimètre , on mesurera la longueur de 10 divisions de l'image du micromètre; on multipliera par 10 cette longueur exprimée en millimètres. Supposons, par exemple, que 10 divisions occupent sur la glace dépolie 51 millimètres, le grossissement obtenu sera 510 fois. On peut aussi tracer sur une bande de papier les divisions projetées par l'objectif et se servir de cette échelle pour les mesures à prendre sur l'objet; chaque division de l'échelle vaut un centième de millimètre.

En se servant d'une chambre noire dont la base est graduée, on peut repérer exactement la position de la glace dépolie correspondant à un grossissement donné qu'il est ensuite facile de retrouver (pourvu que l'on se serve du même objectif); on peut ainsi, lorsque l'on a à faire une série d'épreuves devant présenter la même amplification, abréger beaucoup le travail.

Lorsque l'on emploie un objectif à immersion homogène, le maniement du micromètre est assez ennuyeux; on peut, si l'on se contente d'une appréciation du grossissement, se passer du micromètre, mais il faut alors connaître la distance focale de l'objectif dans les conditions de l'expérience (la distance focale des objectifs à correction varie avec la position de l'anneau de correction). On peut arriver à connaître très approximativement cette distance focale par la méthode de M. Cornu ou bien la calculer.

Désignons par p la distance du point nodal d'émergence de l'objectif à l'objet, par P la distance de ce même point à la glace dépolie; soit n un certain nombre de centièmes de millimètres qui, pour un certain tirage de la chambre noire, occupe la longueur N sur la glace dépolie, on a :

— = — ou bien ■ — = .

Mais P + p n'est autre que la distance D du plan de l'objet à celui de la glace dépolie ; or, pour D suffisamment grand, p sera très voisin du foyer, et nous aurons :

N+rc D ,, , - n

! — — — d ou f = D =— — = D — :

car n peut être négligé par rapport à N . Si on connaît f et que l'image soit directement projectée par l'objectif

il suffira alors de mesurer la distance P comprise depuis la glace dépolie jusqu'à la surface postérieure de la lentille : on commet ainsi une erreur, mais qui n'est pas très importante dans une mesure approchée.

Si l'on se sert d'un oculaire à projection, le plan focal postérieur du système se transporte à la surface postérieure de la lentille projectrice et le

foyer est divisé par le numéro v de l'oculaire; le foyer devient © = - (v étant

P' vP'

le numéro de l'oculaire); le grossissement sera G = — = -y , P' étant

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