‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 5)Chapitre 99 sur 276 · Robinson, Atelier du photographe^ p · texte numérisé non relu

Robinson, Atelier du photographe^ p

2. Bulletin de la Société française de ph,>tt«jriti>h:t . issu, p, 200.

qu'elles fournissent diminue avec rapidité ; lors donc qu'on voudra des images très nettes on se servira de plaques relativement peu sensibles, mais dont la rapidité est cependant supérieure à celle du collodion humide.

Lorsque les photomicrographies sont faites avec les appareils à petites épreuves et qu'elles sont destinées à être amplifiées, il faut se servir soit du procédé au collodion humide , soit du procédé à l'albumine ou au collodion albuminé. Le collodion humide a été surtout employé par de Brébisson, Ravet, Moitessier, etc. Woodward1 a obtenu par ce procédé de magnifiques photomicrographies : il se servait soit de la lumière électrique, soit de l'éclairage oxhydrique ou de celui au magnésium.

Pour certaines préparations, on se servira avec avantage des procédés orthochromatiques ; c'est aux préparations de cette nature qu'il convient d'avoir recours quand on photographie en lumière monochromatique jaune. On se servira avec avantage de l'émulsion au collodion (475) qui, tout en donnant des plaques presque aussi sensibles que celles au gélatino-bromure, permet d'obtenir des images beaucoup plus fines ; on reconnaît facilement cette différence de netteté lorsqu'on amplifie l'image obtenue à l'aide d'un appareil à petites épreuves.

Il est, d'ailleurs, à peu près inutile de dépasser pour le format des épreuves la dimension de 0m13 X 0m18: c'est la dimension que présente l'appareil construit par Zeiss sur les indications de Francotte (fig. 674). Seibert et Krafft ont construit un appareil ifig. 675) à long tirage et qui permet d'obtenir directement des épreuves de 0m15 de diamètre ; ce sont là les dimensions les plus usuelles. Le plus souvent même on se contente d'images n'ayant pas plus de 0m08 de diamètre ; les négatifs ainsi obtenus se prêtent très facilement aux projections. Si ces négatifs sont faits à l'albumine ou au Collodion, ils peuvent supporter telle amplification que l'on pourra pratiquement désirer; en réalité, ces amplifications n'apprennent rien de plus, et, depuis que l'on connaît mieux la théorie du microscope, la question du grossissement a perdu presque toute l'importance que l'on y attachait autrefois. On demande maintenant au microscope et à la microphotographie de montrer fidèlement les fins détails d'un objet sans trop se préoccuper du grossissement sous lequel on les aperçoit.

1. Bulletin de la Soeiêté française de iriiotographie, 1878, pp. 102 et 108.

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