‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 5)Chapitre 119 sur 276 · Montly Notices, mars 1883, p · texte numérisé non relu

Montly Notices, mars 1883, p

HISTORIQUE

l'image étant rigoureusement orthographique. Je vais sérieusement m'occupa- de faire une carte céleste par la photographie.** C'est grâce à son habileté dans la? fabrication des plaques au gélatino-bromure que Van Monckhoven était arrivé à ces résultats remarquables pour l'époque à laquelle ils étaient obtenus. Nous avons vu à (iand (en septembre 1880) ces premiers essais de la carte du ciel ; ils étaient des plus intéressants, et nous devons à la vérité de dire que presque tous les astronomes de Belgique ou d'Allemagne, auxquels nous fimes part alors des résultats que nous avions constaté, refusèrent d'y croire et traitèrent d'utopie la réalisation d'une carte du ciel par la photographie. Van Monckboven ne poursuivit pas son projet et se livra exclusivement à la fabrication des plaques au gélatinobromure, fabrication dans laquelle il excellait et qui contribua à rendre populaire ce procédé si délicat a cette époque. Ce n'est qu'après la mort de Van Monckhoven que J. Koberts commença une carie du ciel : il s'occupa de la portion du ciel voisine du pôle Dord. E -C. Pickering, d'Harvard Collège, obtenait, en 1883, des images des étoiles de huitième grandeur; le temps de pose était de quinze minutes avec un objectif photographique de 0m18 d'ouverture et 0»94 de distance fôcale. Nul doute qu'avec une exposition plus longue il n'eût obtenu une carte comparable aux cartes d'Argelander. Ces essais le déterminèrent à foire construire un équatorial photographique1 muni d'un objectif ayant {p°20 d'ouverture et l »» de distance focale, et devant donner des cartes célestes analogues aux cartes de Ghaoornac ou à celles de Peters.

Gill avait remarqué, en photograpliiaut la comète de 188-2, qu'un grand nombre d'étoiles faibles étaient reproduites sur les pla<jues; il décida que la carte du ciel austral sérail faite par La photographie, el en juin 4885 un objectif de I )allnieyer dé 6 pouces *d*OUVerture permettait d'obtenir îles photographies de (i" de côté ; après mie beure d'exposition les étoiles de neuvième dixième grandeur étaient reproduites. Le levé^ de la portion du oie! comprise entre 57° et 90° de déclinaison australe était à peu prés terminé à

la fin de 1880.

MM. Paul et Prosper Henry, astronomes de l'Observatoire de Paris, en même temps très habiles opticiens, étaient chargés de continuer la carte écliptique de Chacornac. Après avoir publié an grand nombre de feuilles de cette carte, « aux approches de la voie Lajotée, les groupes d'étoiles se « présentèrent tellement serrés qu'il leur devenait absolument Impossible « de s'y reconnaître...; c'est alors qu'ils pensèrent à recourir à la photogra- « phie, qui avait déjà, dans certaines limites, donné de bons résultats à « l'étranger2». Peurs premiers essais lurent faits en juin 188'i avec un objectif de o«»ir> de diamètre achromatisé pour les rayons chimiques. Ces essais furent si remarquables que l'amiral Mouchez, directeur de l'Observatoire de Paris, lit construire immôdiatemént an grand appareil photographique spécial de 0,n'>> d'ouverture et de 3in/*3 de distance focale. L'objectif construit par MM. Henry permet d'obtenir des étoiles de seizième grandeur en une heure trente minutes de pose. Des étoiles aussi faibles

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