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2, Mouches, Annuaire du Bureau des longitudes, 18S7, p. 77."3.
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sont un peu au delà de la limite de ce qu'un objectif de même ouverture permet d'apercevoir par l'observation directe.
Cette dimension d'objectif a été adoptée parles nombreux Observatoires, qui ont décidé, en 1887, de contribuer à l'exécution de la carte photographique du ciel. Ce magnifique travail, dû à l'initiative de l'amiral Mouchez et au patronage de l'Académie des sciences, ne sera terminé que dans quelques années.
Isaac Roberts a imaginé, sous le nom de pantograveur stellaire, un appareil 1 qui permet de reporter sur une plaque métallique, avec une rigoureuse exactitude en grandeur et en position, toutes les étoiles d'un négatif. L'opération pouvant se faire économiquement et rapidement, on peut reproduire sur métal tous les négatifs de la carte du ciel.
Holden a démontré qu'on pourrait obtenir des photographies d'étoiles en plein jour2; il annonçait que si la lumière intrinsèque de l'étoile est dix fois plus considérable que celle du fond éclairé, l'image photographique, dans la lunette de l'Observatoire de Lick, serait 4,424 fois plus brillante que celle du ciel. On peut augmenter considérablement ce contraste en diminuant l'ouverture dans une lunette quelconque. En septembre 1890, M. Holden et MM. Campbell, en se servant de la grande lunette de l'Observatoire de Lick ayant 570 pouces de foyer, avec des ouvertures qui ont été respectivement de 13, 15, 8 et même 4 pouces, ont photographié Vénus, Mercure, la Lune, etc., en plein jour; le temps de pose a été 0,13; en général l'ouverture la plus petite a donné l'image la plus foncée.
§ 2. — HÉLIOPHOTOGRAPHIE.
920. Méthode de Janssen. — M. Janssen se sert d'un objectif de 6* pouces de diamètre construit par Prasmowski3. L'image solaire formée par cet objectif est reprise par un système optique amplificateur et projetée sur la plaque sensible préparée au collodion; un obturateur à guillotine, très léger, fonctionnant d'un mouvement uniforme, est placé au foyer principal de l'objectif et permet de faire varier la durée du temps de pose de ^ à ~ô de seconde.
Les images projetées sont d'un diamètre assez grand pour que les dimensions des particularités à reproduire soient supérieures aux défauts possibles des couches de collodion ; en faisant varier l'ouverture de la guillotine, on obtient des temps de pose assez courts pour qu'aucune partie du négatif ne soit surexposée, ce qui permet de photographier les plus légères différences d'éclat. Prasmowski4 avait