‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 5)Chapitre 122 sur 276 · Reports liritish Association, 1864, pp · texte numérisé non relu

Reports liritish Association, 1864, pp

diamètre, diaphragmé à 0m05 et ayant lm27 de distance focale. L'image focale est amplifiée à l'aide d'un oculaire d'Huyghens et fournit un disque de 0m10. Entre les deux verres de l'oculaire se trouve le micromètre, formé de deux couples de deux fils, perpendiculaires l'un à l'autre, et dont la distance angulaire est connue; ces fils, photographiés en même temps que le Soleil, forment l'échelle qui permet les mesures de la position des taches. L'obturateur imaginé par Warren de la Rue et Welsh est constitué par un diaphragme métallique, percé d'une ouverture rectangulaire très étroite, mobile à l'aide d'un puissant ressort et placé aussi près que possible du foyer de l'objectif. Cet obturateur, dont la fente est variable, peut être très léger, et son mouvement rapide ne communique aucune vibration sensible à l'ensemble de l'instrument. Tout l'appareil 1 est monté dans une sorte de pyramide quadrangulaire qui elle-même est fixée à l'extrémité de l'axe de déclinaison d'une monture équatoriale. Les nombreuses images obtenues à Kew depuis 1858 ont fourni de très importants résultats de statistique solaire.

Ghallis 2, en 1860, réussit à obtenir des négatifs au collodion sur lesquels étaient reproduites les taches avec leurs pénombres et leurs facules. Le temps de pose était réglé à l'aide d'un écran qu'on déplaçait rapidement à la main devant un objectif ; l'image focale du Soleil était projetée directement à l'aide d'un oculaire qui donnait un grossissement de cent fois.

L. Rutherfurd3, en 1871, obtint des photographies du disque solaire avec facules, taches noires, feuilles de saule parfaitement distinctes. H. Vogel se servit, à l'Observatoire de Bothkamp, d'un objectif de 0m,29i d'ouverture diaphragmé à 0m,095 et d'un oculaire amplifiant construit par Schrôdep,, formé de deux lentilles convergentes. L'image solaire de 0m,105 de diamètre est projetée sur la plaque photographique; la guillotine, portant une fente étroite à bords parallèles, est placée dans le plan de l'anneau oculaire du système d'agrandissement.

Dans tous les appareils comportant un objectif et un oculaire amplificateur la mise au point exacte de la plaque collodionnée est assez délicate, du moins dans les anciens appareils, et Warren de la Rue a rapporté que cette détermination avait nécessité de nombreux essais. Aussi Zenger4 a remplacé l'emploi des lentilles pour obtenir l'image du Soleil par celui d'un miroir à long foyer, de manière à obtenir des images de 0m025 à 0m050 de diamètre; dans ces conditions l'aberration sphérique est insignifiante et les images sont d'une grande netteté. De plus, en employant la méthode des agrandissements successifs, qui, d'après lui, permet de corriger la faible aberration sphérique, on obtient de bons résultats 5. Si l'on a photographié le soleil ou la lune à l'aide d'une lunette astronomique dont le reste d'aberration soit + X, et que l'on fasse usage d'un autre système optique dont l'aberration totale soit — X' et que le système produise un grossissement' m,

1. Voyez : Van Monckhoven. Traité général de photographie, 5e édition, p. 391.

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