Comptes rendus
5. Bulletin de la Société française de photographie, 1874, p. 115.
HISTORIQUE
le reste d'aberration de l'image produit par ces deux systèmes optiques serait
On peut alors produire des imagos avec une aberration nulle si X = m2)/, ou avec une aberration négative si m^X' > 1. On peut ensuite photographier cette image avec une aberration négative en employant un miroir concave ou une lentille aplanétique, donnant la même aberration L = X — m*k't mais positive. Cette méthode des agrandissements successifs des images de la Lune et du Soleil Lui a permis d'obtenir des épreuves de près de 8 métrés de côté.
Sonrel1 a employé deux procédés pour les photographies du Soh'il : il s'est servi de faibles grossissements pour étudier les trajectoires des taches, et de forts grossissements pour étudier le détail de ces taches.
Le procédé photographique usité pour la photographie du Soleil o presque
toujours été celui du collodion humide. Abnev2 a conseillé l'emploi du collodion sec. Les glaces .sont d'abord recouvertes d'un liquide contenant 100 c. c. d'eau et 2 c. c. d'albumine : on laisse sécher cette couche que l'on recouvre d'un bon collodion bromo-ioduré \ la plaque est plongée dans le bain d'argent, soigneusement lavée, puis recouverte d'un préservateur renfermant un mélange de 'i grammes d'albumine desséchée dissoute dans 100 c. c. de bière. La couche de collodion i st recouverte de ce liquide, qui ne doit point produire de taches si tout le nitrate d'argent u été enlevé. Après une demi-minute de séjour sur la glace, on rejette cette solution; la plaque est alors lavée de nouveau, puis recouverte d'une solution de Of'i d'acide pyrogaUlque dans loo c. <• de bière; enfin, on laisse sécher complètement la plaque dans l'obscurité. On peint l'envers de La glace avec une couleur inactinique pour éviter la production du halo. Le développement s'effectue après lavages de la glace à l'aide du révélateur alcalin; aussitôt que tous les détails de l'image ont apparu, On lave à l'eau distillée et l'on renforce l'image avec l'acide pyrogallique mélangé d'acide nitrique et de nitrate d'argent.
Le procédé- Taupenot fournil des images très fines. On peut aussi employer les glaces préparées à l'albumine pure, surtout si l'image doit être fortement agrandie. Les émulsions au collodio- bromure, les émulsions ortho chroma tiques donnent, dans quelques cas spéciaux, de très bons résultats; enfin, on peut employer les glaces au gélatino-bromure avec une
émulsion peu rapide dont le bromure d'argent possède une grande linesse. Il est presque toujours indispensable de recouvrir l'envers d'une couche de couleur pour empêcher la production du halo. L'albuminage préalable de la glace que l'on doit recouvrir de collodion a
été fortement recommandé' par < ihapinan :*. I >ans une série d'essais entrepris
d'après les indications de Rutherfurd, il a constaté' qu'avec des glaces convenablement albuminées la couche pouvait être employée avec confiance pour des travaux exigeant La plus grande précision.