Report. British. Association, sept. 1859, p
HISTORIQUE
posé la plaque sensible sur un châssis spécial, mobile, dans une coulisse convenablement orientée, à l'aide d'une vis micrométrique permettant de donner à ce châssis une vitesse égale à la vitesse apparente de l'image lunaire; le négatif obtenu 1 avait un diamètre d'environ ()"'23.
Crookes et Edwards2 ont obtenu, de 1854 à 1856, des photographies de la Lune; ils se servaient d'un équatorial de 0m2Q3 d'ouverture, l'objectif avait 3n»90 de distance focale. Le temps de pose, grâce à la préparation d'un collodion très rapide, put être réduit à quatre secondes3,
Bertsch et Arnault • essayèrent de photographier une éclipse de Lune en 1K~)1; mais les défauts du mécanisme de la lunette employée (l'objectif avait 0»52 d'ouverture et lô mètres de distance focale) les empêchèrent d'obtenir des images suffisamment m ites. Le temps de pose était de dix secondes.
Grubb employa une lunette équatoriale de ()m;;-> d'ouverture et 6m10 de distance focale. Des négatifs portant une image de Ù*5Q de diamètre étaient obtenus en vingt secondes environ. La disposition donnée à la chambre noire était toute spéciale : elle ét;iit posée sur une coulisse perpendiculaire à l'axe de la lunette et mobile à L'aide d'un appareil d'horlogerie qui lui communiquait un mouvement de translation lui permettant de suivre le mouvement de La Lune en déclinaison; l'horloge de l'équatorial était réglée sur le mouvement <le la Lune eu ascension droit»-. Plus tard, en 1868, Grubb * se servit du grand télescope de Gassegrain qu'il avait construit pour VI toserva-r toire de Melbourne. Le miroir de ce télescope mesure lm29 de diamètre et 7"l">0 de foyer; la surface sensible était formée par du collodion bromoioduré. L'inconvénient que présente ce système de télescope pour la photographie lunaire a été signalé par Rutherfurd en 1801. Les faibles ('braillement communiqués accidentellement au miroir produisent une altération dans la netteté de l'image, altérations dont l'effet est doublé par la réflexion de la lumière.
Fry constata, en 18Ô7, que la température avait une Influence assez sensible sur la position du foyer chimique de l'objectif: il se servait d'une lunette munie d'un objectif de <)".•>) d'ouverture et 3»i5 dfl distance locale.
Les plus remarquables photographies de l;i Lune furent obtenues, de 1858 à 1870, par M. Rutherfurd. Les images qu'il obtint d'abord avec une lunette de 0'»2ST) d'ouverture dont le foyer chimique différait de 0*018 du foyer lumineux lui parurent défectueuses; il diaphragma son objectif; les
images étaient alors meilleures, mais n'étaient pas exemptes de défauts. Il
chercha donc à achromatiser son objectif en Interposant des lentilles correctrices entre l'objectif et le foyer principal. Le centre de l'image s'améliorait6, mais le champ était trop com be. Il renonça alors à l'emploi «les objectifs et employa un télescope de Cassegrain. auquel il u<" tarda pas à
reconnaître les défauts du manque de stabilité. Il se décida alors à cons-
1. Report. British. Association, septembre 1 S."i4, II, p. 10.