Coast Survey Report for
HISTORIQUE
du petit équatorial d'Harvard Collège (ouverture U'»14, distance focale 2<»80). A. Mayer, Himes, Browne et Baker* ont obtenu par agrandissement de l'image formée au foyer de diverses lunettes des reproductions plus ou moins complètes de la couronne.
Brothers2 fit à Syracuse des photographies de l'éclipsé du 22 décembre 1«S70; il employa le procédé indiqué par Foucault dix ans .auparavant, et se servit d'un objectif photographique de Dallmeyer ayant 0n,102 d'ouverture et 0"'7G de distance focal*'. Les photographies obtenues avec un temps de pose de huit à quinze secondes sont fort belles et rendent toutes les apparences que l'on peut apercevoir par l'observation directe. Le même procédé opératoire fut adopté pour l'éclipsé du 12 décembre 1871 par Davis) à Baîkol et par Watherouse et Hennessy à Dodabetta4. Dans ces deux stations, on se servit d'objectifs rapides rectilinéaire* de Dallmeyer (77) de O'HOfâ d'ouverture et 0m8o5 de distance focale : ces objectifs étaient montés sur une lunette équatoriale pourvue d'un mouvement crheriogerie. Les images obtenues au collodion humide à l'aide de ces objectifs n'ont pas pins de 0"'008 de diamètre; elles ont nécessité des temps de pose variant entre cinq et quarante secondes. Toutes sont d'une merveilleuse netteté; elles montrent dans la couronne, qui s'étend jusqu'à 20' ou 2"/ d'arc au-dessus du bord du soleil, une multitude de détails dont L'existence réelle ne saurait être douteuse, puisqu'ils sont reproduits dans les deux séries d'images. Toutes ces photographies montrent qu'avec le procédé du collodiOn humide c'est à la méthode de Foucault que Ton doit avoir recours pour photographier la couronne. Foucault s'était servi, en effet, d'un objectif à portraits dont la distance focale est d'environ quatre t'ois le diamètre. Avec les coUodions que l'on emploie aujourd'hui, il y a tout avantage à se servir des rectilinéairas rapides dont la distance focale est égale à huit à neuf fois le diamètre; ces objectifs sont d'un maniement plus facile que les grands objectifs à portraits; on est d'ailleurs obligé de donner & cefl Instruments une distance focale de o»>7ô à l mètre pour que l'image solaire ne soit pas trop petite (833, |». 149).
L'éclipsé partielle du •.'(! mai 1878 a été photographiée par 51. Cornu et a permis à cet éminent physicien d'obtenir des résultats nouveaux qui ont été mis à profit pour l'observation du passage de Vénus sur te Soleil.
L'éclipsé solaire de mai 1883 a été photographiée par M. .lanssen, qui avait déjà obtenu en 1883 de grandes photographies de la couronne et des régions avoisinantes jusqu'à i> de distance. Rien sur l'épreuve photographique n'indique une atténuation quelconque de la transition du disque sombre de la lune au disque lumineux du soleil. Les photographies viennent donc corroborer l'opinion généralement admise par les savants qu'il n'y a pas d'atmosphère lunaire, ou que, s'il en existe une. elle est tellement faible qu'elle ne saurait produire aucun résultat appréciable sur une plaque sensible. S'il existait une atmosphère lunaire ayant quelque importance, il est bien certain que cette couche de gaz ou de vapeur produirait des effets
1. Manoir» <>/ thc II. Attrohomical Society. XLI, pp. (>07 et suiv.