‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 5)Chapitre 134 sur 276 · PHOTOGRAPHIE DES PLANÈTES · texte numérisé non relu

PHOTOGRAPHIE DES PLANÈTES

vus de la terré et par .suit»' leur grandeur réelle. Il faudra déterminer par la libration quels sont les cirques du globe lunaire qui se projetaient sur le ciel suivant leur vraie grandeur au moment où les photographies ont été prises. Certaines de ces applications ont été étudiées par M. Janssen lors de l'éclipsé solaire du 19 juillet 1880. Les photographies sur lesquelles on voit les granulations n'accusent pas de différences sensibles sur le bord de la Lune.

M. de La Baume-Pluvinel a été envoyé en mission par le Ministère de l'Instruction publique et l'Observatoire de Meudon 1 pour observer l'éclipsé du 22 décembre 1889. Il a obtenu des photographies de la couronne et du spectre; il a en même temps fait des observations destinés à donner une mesure photométrique par la photographie de l'intensité lumineuse de la couronne. Le même observateur ;i photographié à Candie2 l'éclipsé solaire du 17 juin 1890. 11 se proposait d'obtenir de l'éclipsé pendant la phase annulaire une série de photographies sur plaques argentées pouvant se prêter h des mesures de diamètres des astres en conjonction. Il s'est servi dans ce but d'une lunette de Steinheil donnant, avec oculaire projecteur, des images solaires de ()»'1<>. 1 >*après les indications de M. Janssen. il a obtenu le spectre photographique de l'anneau au moment où il est réduit à une petite épaisseur pour voir si le spectre de l'extrême bord du disque solaire présente les raies de l'oxygène. Ce spectre3 n'a présenté aucune dilFérence avec le spectre ordinaire du Soleil. M. de La Baume-PJuvinel a constaté sur ses photographies que le bord lunaire était très net et que dans le voisinage de ce bord les granulations de la surface solaire n'étaient pas modifiées, ce qui prouve l'absence d'une forte atmosphère binaire.

La photographie des éclipses de Lune a été plusieurs fois tentée ; jusqu'à présent, elle n'a donné lien à aucun résultat intéressant

S ô. - PHOTOGRAPHIE DES PLANÈTES)

929. Procédé opératoire. — La photographie a été appliquée à l'étude dos planètes. Mais ces dernières onl un pouvoir photogénique moins considérable que celui des étoiles: de plus, à cause du faible diamètre apparent des planètes, leur image est très petite et doit être agrandie ou bien examiné.» à l'aide du microscope. Pour ces sortes de travaux, il est nécessaire d'employer soit un objectif, soit un télescope à longue distance focale; il faut, de plus, que l'atmosphère soit très tranquille et que le mouvement d'horlogerie de l'instrument soit aussi bien réglé que possible, condition difficile à réaliser avec les instruments à très longue distance focale. Si l'image

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