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American Joum, of Science, juin

ÏRA-ITE ENCYCLOPEDIQUE DE PHOTOGRAPHIE.

vante : si l'on tend1 au foyer d'un objectif plusieurs fils verticaux et si l'on observe directement le passage des deux bords du Soleil aux fils extrêmes, puis au daguerréot.ype le passage de ces deux bords au fil du milieu, la différence des temps conclus pour le passage du centre au méridien donneront évidemment l'équation personnelle de l'observateur. En couvrant la plaque ou l'objectif à l'aide d'un écran mobile qu'on puisse faire jouer subitement par une détente, au signal donné par les battements de la pendule on obtiendra instantanément sur la plaque une image du Soleil avec celle des fils du réticule, et l'on pourra mesurer, puis transformer en temps la quantité dont le bord aura dépassé le fil du milieu. Or, on sait que cette opération où intervient seulement le sentiment du rythme n'est point affectée par l'équation personnelle de l'observateur.

Cette méthode a été employée par M. Liais en 1838, lors de la détermination de la longitude de Panaragua. IL se servit de photographies du Soleil faites pendant son passage à la lunette dans le méridien, les ouvertures ayant coïncidé avec les battements du chronomètre et les épreuves portant à la fois l'image de l'astre et celle des fils. Les distances des deux bords au fil pouvaient être mesurées avec précision.

Porro avait construit pour M. Faye3 un appareil permettant d'obtenir une série d'enregistrements photographiques des passages méridiens du Soleil; les épreuves obtenues étaient remarquables par leur netteté. L'appareil consistait en une lunette méridienne à prisme objectif tournant sur des colliers et portant à la place de l'oculaire l'appareil d'agrandissement destiné à projeter à la fois sur la plaque sensible le réticule et l'image solaire. Une détente faisait marcher au doigt, presque instantanément, un très petit écran placé dans le plan de l'anneau oculaire de l'appareil optique, et l'enregistreur électrique, relié à cet écran, notait le temps avec une précision extrême. M. Faye a présenté à l'Académie une observation méridienne du Soleil faite par un enfant.

M. Wolf 4 a rappelé cette méthode de M. Faye : elle ne pouvait à cette époque être appliquée qu'au Soleil et à la Lune, par suite du peu de sensibilité des plaques photographiques; il n'en est plus de même aujourd'hui. « Tant qu'on ne sera pas parvenu à photographier une belle étoile en plein jour, en une très petite fraction de seconde, le problème de l'astronomie de position indépendante de l'observateur ne sera pas résolu ». Les plaques actuelles permettent5 d'obtenir le résultat demandé par le savant astronome de l'Observatoire de Paris ; on peut donc espérer que les applications de la photographie à l'astronomie de position ne tarderont pas à se généraliser.

940. Accroissement de l'image photographique. — Quelques observateurs remarquèrent que les photographies de l'éclipsé solaire du 7 août 1869 présentaient un phénomène assez singulier : l'image solaire se trouvait dilatée, les parties lumineuses empiétant sur les régions obscures. L'abbé

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