Mémorial île V Officier (lu génie, n
tains cas, pour les levés très précis, il sera bon d'employer des distances focales de 0m65; on construira les points l'un après l'autre à l'aide de mesures au compas.
L'échelle la plus commode à employer est celle du Dans certains cas, on pourra lever au ^jou même au ro40ô; mais dans ce cas il faut bien dominer le terrain et employer les objectifs à long foyer.
On peut par la photographie faire des reconnaissances en forme de lever d'itinéraire; dans ce cas, on emploiera l'échelle de îo-~. Pour opérer rapidement, trois opérateurs sont nécessaires : un géomètre et deux photographes. Le premier chemine sur une route et ne s'occupe que des opérations géométriques; un photographe marche parallèlement à lui sur sa droite, muni d'un appareil léger et de petite dimension, et fait les vues nécessaires à la construction du terrain de droite; il porte avec lui une boussole et une stadia. A chaque station, il tourne sa stadia vers le géomètre, qui vise sa direction et prend la distance; lui-môme observe à la boussole les angles nécessaires à l'observation de ses épreuves; le second photographe fait la même opération à gauche. Quelques signaux très simples ont été convenus par avance, afin que toutes les observations nécessaires soient faites. Un lever de ce genre ne comportant pas une grande précision, on doit faire un petit nombre d'épreuves. Le géomètre a soin de viser lui-même quelques points bien reconnaissantes pour assurer de temps en temps l'orientation des épreuves et rectifier les petites erreurs. C'est la méthode qu'il convient de suivre dans les reconnaissances de pays pour lesquels on n'a pas de cartes, et elle peut donner des résultats considérables si l'on a soin de faire le cheminement central avec quelque précision.
Plûcker1 a imaginé, sous le nom de stërëographe, un appareil imité bien des fois et qui permet d'obtenir de bons levers d'itinéraire sur plaque de Om,ll X 0liyi5. L'appareil est extrêmement léger, se monte rapidement et est construit avec précision. Il existe aujourd'hui bien des appareils analogues au stéréographe. M. de Torres2 a fait construire un appareil assez semblable à celui de M. Plûcker et qui est destiné à fournir des photographies par l'emploi de la méthode de M. Laussedat. La chambre noire permet d'obtenir des images de 0m,13 X 0m,18.
948. Photogrammétrie. — M. Meydenbauer a désigné sons le nom de photogrammétrie le moyen qui permet de lever les plans par la photographie, bien que la méthode de M. Laussedat et les instruments n'aient pas subi la plus légère modification3. Il a simplement proposé d'ajouter4 un pied composé de trois mâts de 12 mètres de hauteur, reliés par des chaînes de fer, au sommet duquel on grimperait avec une échelle à incendie de 14 mètres de hauteur. L'emploi de cet appareil n'est pas commode, et d'après le Dr G. Le Bon, dans la pratique, MM. Meydenbauer et Stolze se sont servi purement et simplement de l'appareil Laussedat monté sur un pied quelconque.
1. Photographie et topographie. — Le stéréographe (le pioche, 1871.
2. Bulletin (le la Société française de photographie, 1887, I, p. 73.
3. D1 G. Le Bon, Revue scientifique, 19 février 1887, p. 243.
4. Mittheilungen iïber Gegenstande der Artillerie und Génie Wiss , VII.
LEVER DES PLANS
949. Lever des monuments. — On peut obtenir facilement Les levers de monuments par la photographie. Pour se faire une idée do la dimension des objets représentés, il suffit de placer quelques mètres en des points convenablement choisis but Le monument à reproduire et de suivre quelques régies très simples relatives à La verticalité et au parallélisme de l'appareil L Le Dr Le Bon a adopté le pied à calotte sphérique à double écrou concentrique (/if/. 6 Xi) et à ressort de l'École d'application du génie, employé par la Commission du nivellement de la France. Grâce à l'emploi de ce pied et d'un petit niveau Bphérique de la dimension d'une pièce de 2 francs, la chambre peut être placée horizontalement en moins d'une minute. Il se sert d'une glace dépolie portant des divisions parallèles,
horizontales et verticales, gravées à l'acide fluorhydrique ; les deux lignes en croix, passant par le centre de la glace. ><mt divisées en millimétrés sur toute leur hauteur. Le zéro de la graduation se trouve au entre «1»' la glace;
cette graduation permet de lire aisément La dimension des objets projetés
sur la glace dépolie et de déterminer les angles horizontaui el verticaux par
leurs tangentes. La connaissance des distances angulaires et La réduction
des projections des lignes verticales sur l'axe optique permet «le connaître la position d'une ligne quelconque, ce qui constitue le principe fondamental du procédé employé par le I)' Le lion.
L'appareil photographique ne doit jamais être incliné ; si nue partie du monument à reproduire se trouve hors du champ de la chambre noire, on fait descendre ou monter La planchette porte-objectif.
Lorsqu'il s'agit de reproduire La façade OU le profil d'un édifice, on se met. toujours parallèlement à la surface à reproduire; on place verticalement un mètre dans un recoin quelconque de l'objet à photographier. Si le monument comprend plusieurs plans (ce qui est le cas d'un intérieur, d'un édifice vu de trois quarts), on place verticalement deux ou trois mètres dans les différents plans où se trouvent des objets de hauteurs ditl'érentes.