‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 5)Chapitre 154 sur 276 · Renie scientifique, 188.",. II, p. M. et 1887, I. p · texte numérisé non relu

Renie scientifique, 188.",. II, p. M. et 1887, I. p

Fig. 084.

Le plus souvent, un mètre au premier plan et un mètre au dernier suffisent.

Il est utile de prendre une vue d'ensemble de l'extérieur du monument, puis une vue d'ensemble de son intérieur, puis, le plus possible, des vues de détail (colonnes, statues, bas-reliefs, etc.). On photographiera ces objets à la grandeur convenable si l'on est muni d'objectifs de foyer suffisamment long, si un obstacle empêche de s'en approcher suffisamment, ou bien d'un objectif à court foyer si l'on ne peut s'éloigner du monument.

A l'aide d'une photographie dans laquelle se trouve une grandeur quelconque de hauteur approximativement connue, un mètre, un homme, etc., on peut déduire la hauteur d'un édifice situé dans un plan quelconque. Soit ab {fig. 685) la hauteur connue, un mètre par exemple, que nous supposons placé en AB ou en ab ; joignons ces extrémités au point de fuite 0, nous aurons la valeur du mètre dans les plans compris entre B et O, et par conséquent la hauteur réelle des objets existant dans chacun de ces

plans. Les objets placés sur une ligne oblique à l'axe optique subissent des réductions égales à celles que subissent leurs projections sur cet axe. Si l'on connaît la hauteur de la ligne d'horizon, c'est-à-dire la hauteur de l'axe optique de l'objectif (cet axe étant horizontal) au-dessus du sol, cette hauteur pourra servir d'échelle pour déterminer les dimensions diverses du monument de la même façon que si l'on avait placé un mètre sur ce monument avant de le photographier. On voit donc qu'avec une seule photographie on a tous les éléments nécessaires pour reconstituer avec une précision très suffisante les dimensions du monument. Les principes suivants permettront de déduire les dimensions exactes des corps de leurs dimensions apparentes sur photographies

Tout objet vertical placé dans la direction de l'axe optique donne sur la glace dépolie une image dont la hauteur est proportionnelle à la distance focale de l'objectif et en raison inverse de la distance de l'objet à l'objectif.

Tous les objets situés dans un même plan parallèle à la glace sont, quelle que soit la distance à l'objectif, réduits dans les mêmes rapports sur la glace dépolie.

Tous les objets situés en dehors du plan parallèle à la glace dépolie subissent sur cette dernière la même réduction que celle de leur projection sur le plan vertical passant par l'axe optique.

1. Dr G. Le Bon , Les levers photograph iques et la photographie en voyage.

LEVER DES PLANS

Connaissant l'azimut d'une Ligne verticale et la réduction de cette ligne sur la glace dépolie, il est toujours possible de déterminer sa position relativement au plan vertical passant par l'axe optique.

Les angles horizontaux et verticaux sont exprimés sur la glace dépolie de la chambre noire par leurs tangentes et peuvent par conséquent se lire facilement.

Toutes les lignes verticales et horizontales d'un monument parallèles à la glace dépolie restent sur la photographie Verticales et horizontales; celles qui sont horizontales et parallèles dans un monument et qui sont placées obliquement relativement à la glace dépolie convergent toutes sur un ou plusieurs points de fuite situés sur La ligne d'horizon ; toutes les ligues verticales du monument restent verticales.

La hauteur comprise entre les fuyantes passant par les extrémités d'une

Fi g. esc,

ligne verticale de grandeur connue pincé. ■ d:ius un plan quelconque permet de déterminer l'échelle de tous 1rs autres plans.

Par exemple, supposons la chambre noir." placée en Q [fig. 686) et sa glace dépolie parallèle à la façade A< : du monument, ce que l'on reconnaît au parallélisme des lignes horizontales de cette façade et des lignes horizontales de la glace dépolie, soit < >A la direction de l'axe optique. Si nous plaçons verticalement un mètre aux points A. B, C, et Ri UOU8 photographions ces trois mètres, bien que les distances <>A. OB, OC soient différentes, les trois mètres auront exactement la même grandeur sur la glace dépolie de la chambre noire ; ils pourront donc permettre de calculer les distances A»), BB', ('<('/ égales entre elles. Pour calculer OB et ()(.:. il faudrait connaître les angles a et h.

En pratique, pour mesurer la hauteur de l'axe de l'objectif au-dessus du sol, on se sert de cannes métriques rentrantes semblables à celles employées pour mesurer la hauteur des chevaux. On amène l'équerre au niveau de la partie la plus élevée du parasoleil, on lit la hauteur, soit H. OU amène ensuite l'équerre au niveau de la partie la plus basse du parasoleil, soit h cette hauteur. La hauteur de l'axe do l'objectif au-dessous du sol

/H — h\ est h + ( — ô— j •

Pour obtenir avec une seule photographie le plan d'un terrain horizontal, le Dr Le Bon conseille de procéder de la manière suivante : au lieu de mesurer

une base, on place aux points A, B, G, etc., à déterminer {fig. 687) des mires de hauteur connue, ou , s'il s'y trouve des arbres ou des constructions, de tracer sur les uns ou sur les autres une marque à hauteur connue. En dirigeant l'axe optique de l'appareil sur OA, la distance OA sera connue par la réduction de la mire placée en A. Les mires en G, B, 0 donneront la longueur OD' OB' OG' sur l'axe optique. Avec ces longueurs et les angles a, b, c, d , mesurés sur la glace dépolie, on a tout ce qu'il faut pour obtenir, par intersections, la position réelle des points A, B, G, D, c'est-à-dire le plan du terrain qu'il s'agit de déterminer.

Si l'objectif est bien monté, c'est-à-dire si son axe optique se projette sur le zéro de la graduation , tous les objets qui sur la glace dépolie se trouveront sur la ligne d'horizon, c'est-à-dire sur la ligne passant par le zéro,

fi

seront au-dessus du sol à une hauteur précisément égale à celle du centre de la glace dépolie. Ce procédé est exact lorsque le terrain est horizontal, et on pourra l'utiliser pour la mensuration des monuments qu'on peut bien photographier, mais dont on ne peut approcher parce qu'un fossé, une grille ou un obstacle quelconque en sépare; mais il vaut mieux photographier avec le monument une ou plusieurs mesures qui constituent une sorte d'enregistrement automatique des dimensions.

Les procédés du Dr Le Bon permettent de remplacer, pour le lever d'un monument, la méthode de Laussedat; ils sont incontestablement. plus rapides et donnent en pratique des résultats d'une exactitude suffisante.

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