‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 5)Chapitre 162 sur 276 · PROCÉDÉS DE M. M ARE Y · texte numérisé non relu

PROCÉDÉS DE M. M ARE Y

Le procédé du collodion humide employé par M. Muybridge ne donnait pas de plaques assez sensibles pour photographier tous les détails du modèle; il obtenait une silhouette de ce dernier. L'écran était photographié, le sujet en expérience faisant réserve; il obtenait ainsi les renseignements nécessaires pour la locomotion. Ces photographies peuvent être obtenues plus facilement par remploi de plaques préparées au gélatino-bromure. Muybridge obtint aussi des photographies d'oiseaux au vol analogues à celles que M. Cailletet avait obtenues quelques années auparavant.

Les premiers essais de Muybridge se firent sur la locomotion du cheval. 11 plaçait en batterie douze à trente chambres photographiques, dont les objectifs se découvraient successivement au moyen d'un dispositif électrique. Sur la piste se trouvaient tendus un certain nombre «le lils (pie le cheval rompait dans ses évolutions; ces lil> établissaient la communication électrique agissant sur les obturateurs. Suivant lu vitesse de l'animal, l'intervalle entre deux épreuves consécutives variait d<- l seconde à ^ioo de seconde.

En 1883, Muybridge entreprit ses études sur L'homme eu mouvement. Sa batterie photographique était formée de quarante chambres avec objectifs de Dallmeyer, à obturateur électro-magnétiquej il étudia ainsi 1.' mouvement des animaux, des oiseaux et même des amphibies». En l.x.xô. i] lit de nouvelles expériences au Jardin zoologique de Philadelphie, où il photographia, en employant trois séries de douze chambres, presque tous les quadrupèdes. Les animaux à robe claire 8e détachaient sur un tond noir et la robe sombre des autres bs profilait sur un fond blanc.

Les expériences de Muybridge démontrèrent combien est Imparfaite l'observation qui se pratique à l'u-il nu. La photographie prouva d'une manière indiscutable que toutes les conceptions que l'un s'éhiit laites jusqu'alors sur le mouvement des animaux étaient fausses.

961. Procédés de M. Marey. — M. Marey avait fait de nombreuses expériences sur la locomotion animale el était parvenu à inscrire les phases d'élévation et d'abaissement d'un oiseau qui vole, ainsi que diverses autres données très utiles pour l'étude de la locomotion. Les renseignements fournis par la méthode graphique étaient d'une grande précision; mais les notions dues à cette méthode étant incomplètes, M. Marey eut alors l'idée d'appliquer la photographie instantanée à l'étude du vol des oiseaux, en se servant d'un fusil photographique analogue au revolver que M. Janssen avait imaginé pour observer Le passage, de Vénus. <> fusil donne une série d'images successives, prises à différents instants de la révolution de l'aile d'un oiseau; ces images, disposées sur un pliéuakisticope de Plateau, permettent de reproduire L'apparence du mouvement des animaux ainsi représentés.

M. Marey a construit d'abord un fusil photographique permettant de photographier douze fois par seconde l'objet que l'on vise: chaque image exige connue temps de pose i/720 de seconde. Le canon de ce fusil est un tube qui contient un objectif photographique \ en arrière et solidement

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