‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 5)Chapitre 163 sur 276 · KdetfLa Photographie inêtautanée, j · texte numérisé non relu

KdetfLa Photographie inêtautanée, j

montée sur la crosse, est une large culasse cylindrique dans laquelle est contenue un rouage d'horlogerie.

En pressant la détente du fusil, le ressort déclenché imprime aux diverses pièces les mouvements nécessaires aux opérations photographiques. Sur un arc central qui les commande toutes sont montées les différentes pièces du système. Cet arc ou pivot fait douze tours par seconde. Les pièces de ce mécanisme comprennent un disque opaque faisant fonction d'obturateur; derrière ce disque se trouve un second disque percé de douze fenêtres ; contre la face arrière de ce disque s'applique la glace sensible ronde ou octogonale : cette glace, par une rotation interrompue douze fois, peut présenter aux rayons lumineux passant par l'objectif une portion nouvelle de sa surface. Un second obturateur ferme tout accès aux rayons lumineux aussitôt que les douze images ont été obtenues. Certains dispositifs spéciaux empêchent la plaque sensible en mouvement de dépasser le point où le cliquet doit l'amener et l'y maintiennent immobile. Un bouton de pression applique fortement la plaque contre le disque, qui est recouvert de velours noir, ce qui empêche tout glissement. La mise au point s'obtient par l'allongement du canon, et on peut la surveiller par une ouverture spéciale pratiquée dans la culasse du fusil. Une boîte à escamoter circulaire sert de magasin à vingt-cinq plaques ; elle s'applique sur le fusil, et permet de changer en plein jour les glaces impressionnées contre des plaques fraîches.

Pour contrôler le fonctionnement de cet appareil, M. Marey l'a soumis à certaines épreuves expérimentales qui lui ont donné des résultats satisfaisants. C'est ainsi qu'il a photographié un pendule noir oscillant au-devant d'une règle blanche portant des divisions. Le pendule battait les secondes. Il obtint douze images représentant lès positions successives occupées par le pendule aux différentes phases d'une oscillation complète.

Pour plus de sûreté dans la mesure des durées, M. Marey adapta au fusil un appareil chronographique formé d'une capsule à air qui reçoit un choc à chacun des déplacements de la plaque sensible; un tube de caoutchouc relie cette capsule à un appareil inscripteur qui trace un trait sur un cylindre tournant en même temps qu'un chronographe ou qu'un diapason d'un nombre de vibrations connu. De cette manière, la durée de l'impression lumineuse et l'intervalle de temps qui sépare les images les unes des autres sont mesurées avec une précision satisfaisante.

M. Marey a ainsi obtenu des images représentant les diverses phases du Vol des oiseaux et a obtenu la confirmation par la photographie des points principaux qu'il avait établis par la méthode chronographique.

Lorsque l'on a ainsi obtenu des images successives dont chacune représente une attitude différente, il faut les comparer les unes aux autres et classer ces images en série d'après la position dans le temps et dans l'espace qui correspond à chacune d'elles. M. Marey a montré que l'on pouvait par l'emploi de la photographie réunir sur une même plaque une série d'images successives représentant les différentes positions qu'un être vivant, cheminant à une allure quelconque, a occupé dans l'espace à une série d'instants connus. Il faut pour cela, lorsqu'on a pris une première image, que la plaque conserve toute sa sensibilité dans les diverses portions de sa surface voisine de cette image. On obtient ce résultat d'une manière très simple : il

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