PROCÉDÉS DE II. MA1ŒY
faut qu'au-devant de l'appareil règne une obscurité absolue et que l'homme ou ranimai qui passe se détache en blanc sur un fond noir. Pour obtenir un champ noir absolu, il faut recourir au moyen indiqué par Chevreul et se servir d'un écran constitué par une cavité dont les parois sont noires. Un homme, entièrement vêtu de blanc et vivement éclairé par le soleil, marche, court ou saute pendant que l'appareil photographique, muni d'un obturateur à rotation plus ou moins rapide, prend son image à des intervalles plus ou moins rapproché*. La fenêtre dont est percé le disque de l'obturateur tournant peut être à volonté élargie ou resserrée, de manière à régler la durée de la pose suivant l'intensité de la Lumière ou suivant la vitesse de rotation du disque. Avec une fenêtre resserrée <d une rotation lente on a des images tn's espacées les unes des autres: une rotation rapide donne des images plus rapprochées, mais dont le temps de pose pourrait être insuffisant si la fenêtre n'était pas élargie; enlin, un obturateur à volet, placé en avant de l'autre, sert à régler le rommenceinent et la lin d<- l'expérience.
Pour appliquer cette méthode à l'analyse du vol des oiseaux, M. Marey fait voler le sujet parallèlement au plan de L'écran. Comme obturateur, il emploie un grand disque de 1 métré de diamètre, muni de fenêtres assez larges (0m03) et tournant avec une vitesse d'environ -s mètres à la seconde. Les elle t. s «le la diffraction qui altèrent La netteté dea images quand on opère avec de petites fentes deviennent insensibles quand La fente a plus de largeur; en outre, une fente étroite qui tourne devant un large objectif ne donne jamais qu'un éclairage partiel. l);ins l'appareil construit suiva n t les indications de M. Marey. les admissions dé la Lumière se font huit fois par seconde, et Le temps d'éclairemenl e>t d'environ '/goo de seconde. Cette brièveté du temps de pose est encore une condition nécessaire à la netteté des images, car elle ne permet pas à L'oiseau de se déplacer sensiblement pendant qu'on en prend la photographie. Les résultats donnés par la photographie dansée cas particulier sont en parfaite concorda ne» • avec ceux qui avaient été obtenus précédemment par M. Marey à L'aide des méthodes chronographiques. 1/inseription du phénomène1, péniblement obtenue au moyen d'instruments compliqués et délicats, n'avait pas inspiré une grande confiance à ceux qui s'occupent de L'étude db çol. La méthode photographique, tout en confirmant des résultats antérieurement acquis, a montré que ces résultats pouvah nt s'obtenir assez facilement. Kn examinant la position de l'aile aux différentes phases de son parcours, La photographie révèle Les détails les plus Intéressants; elle permet aussi de déterminer les distances que parcourt l'oiseau entre deux poses consécutives si Ton place une échelle graduée en métro parallèlement à la direction du mouvement.
Dans ces diverses expériences on emploie une chambre noire photographique placée assez loin de l'écran (environ H) mètres); de cette distance, l'angle sous lequel se présenté le sujet dont on prend les images change peu pendant la duré»' de son passage au-devant de L'écran noir. Le disque tournant atteint l'»:{0 de diamètre, et la fenêtre dont il est percé ne représente que Vioo de sa circonférence; il suit de là que si Le disque l'ail dix tours par seconde la durée de leclairement n'est que de >/UMK, de seconde. Le mouvement est imprimé au disque par un rouage qui se remonte avec une