‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 5)Chapitre 165 sur 276 · Comptes rendutt LXXiv, p · texte numérisé non relu

Comptes rendutt LXXiv, p

manivelle et qui est actionné par im poids de 150 kilogrammes placé à l'arrière de la chambre roulante sur rails. Un frein permet d'arrêter le mouvement du disque ; un timbre manoeuvré de l'intérieur sert à commander à un aide, soit la mise en marche, soit l'arrêt du disque. L'obscurité qui règne dans la chambre roulante permet d'y manipuler à l'aise les plaques sensibles et de les y changer à chaque nouvelle expérience.

L'écran noir est formé d'une sorte de hangar de 3 mètres de profondeur sur 15 de longueur et 4 de hauteur. Cette hauteur est nécessaire quand on photographie le vol des oiseaux, car ceux-ci, en s'élevant, ne tarderaient pas à sortir du champ obscur. Quand on étudie la marche de l'homme et des animaux, on rétrécit l'ouverture de l'écran en suspendant à sa partie supérieure des châssis couverts de toile noire ; ceux-ci restreignent l'arrivée de la lumière sous le hangar et en rendent la cavité plus obscure. Une longue bande de velours de 2m50 de hauteur occupe tout le fond de cette cavité; on supprime ainsi presque entièrement la lumière émise par le fond de l'écran. La lumière réfléchie par le sol n'agit pas sur la plaque parce que la piste sur laquelle chemine le sujet à photographier est inclinée légèrement, de telle sorte qu'un rayon visuel émané de l'objectif rase la surface du sol sans le rencontrer nulle part. Cette condition est nécessaire pour que, dans les images, les pieds des marcheurs soient entièrement visibles, tandis que le sol ne l'est pas. Une aiguille brillante qui se meut sur un cadran noir indique si les images se sont produites à des intervalles de temps égaux; l'aiguille lumineuse est représentée sur les photographies autant de fois qu'il y a eu d'éclairements. L'espace parcouru par le modèle se mesure à l'aide d'une règle graduée placée sur le sol.

Pour éviter la confusion des images résultant de leur superposition lorsque le sujet marche lentement, on emploie la photographie partielle, c'està-dire que l'on supprime certaines parties de l'image pour que le reste soit plus facile à comprendre ; il suffit pour cela d'habiller de noir les parties du corps que l'on veut retrancher de l'image. Si un homme revêtu d'un costume mi-partie blanc et noir marche sur la piste en tournant du côté de l'appareil photographique la partie blanche de son vêtement, la droite, par exemple, on le verra dans les images comme s'il était réduit à la partie droite de son corps. On peut aussi revêtir le marcheur d'un costume entièrement noir, sauf d'étroites bandes de mêlai brillant, qui, appliquées le long de la jambe, de la cuisse et du bras, signalent assez exactement la direction des rayons osseux de ces membres. Cette disposition permet de décupler aisément le nombre des images recueillies en un temps donné sur une même plaque; ainsi, au lieu de dix photographies par seconde, on peut en prendre cent. On ne change pas la vitesse de rotation du disque, mais au lieu de le percer d'une seule fenêtre on en fait dix également réparties sur toute la circonférence. Il est nécessaire de donner à Tune des fenêtres un diamètre double de celui des autres pour faciliter l'estimation des temps et avoir des points de repère précis. Les images obtenues dans ces conditions sont tellement rapprochées qu'on assiste en quelque sorte à tous les déplacements successifs des membres et du tronc.

Les études de M. Marey sur le vol des oiseaux lui ont montré que, sauf certaines différences de détails, tous les oiseaux exécutent des mouvements de même nature. Chez tous, l'aile se replie au moment de sa remontée;

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