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PROCÉDÉS DE M. MAREY

arrivée en liaut de sa course, elle se déploie brusquement, puis s'abaisse en se portant en avant et en se rapprochant du corps; à la fin de cet abaissement, les articulations des ailes se replient de nouveau et la montée recommence. Pour bien comprendre le mécanisme du vol, il faut employer plusieurs appareils photographiques donnant des images de l'oiseau vu d'en haut, de coté, ou bien dans la direction de l'appareil photographique. Ces images, prises sous différentes incidences, se complètent Tune l'autre; elles se prêtent à l'analyse dynamique du vol.

La méthode chronophotographique a été appliquée par .M. Marey à l'étude d'autres phénomènes. C'est ainsi qu'il a pu déterminer par l'expérience la forme que doit présenter l'extrémité Libre d'une tige vibrante dans laquelle on produit des ventres et des meuds. On supposait qu'entre le dernier n<eud et son extrémité libre la verge présentait une forme courbe; l'expérience a montré qu'il n'en est pas «ainsi et que les derniers éléments d'une verge vibrante sont parfaitement rectilignes. De même, il a pu étudier les lois de la chute des corps : il suffit de photographier un point brillant en établissant devant l'écran un réseau de (ils blancs ayant entre eux un intervalle donné. Les images successives de la boule brillante montrent sur la plaque sensible

les lois des espaces, des vitesses et «les accélérations. On peut aussi, par ce moyen, chercher les lois de la résistance de l'air aux mobiles de différentes

formes qui s'y meuvent.

Lorsque les images photographiques d'un même sujet doivent être tout à fait séparées les unes des autres et propres par exemple à L'usage du zootrope, M. Marey dispose la chambre noire devant Le Bujet qui va exécuter les mouvements, mais sans déplacement, et il en fait tomber l'image

sur la glace sensible après qu'elle a été rétléchie sur un miroir tournant Lu réglant la vitesse de rotation du miroir On écarte :'i volonté plus ou moins les images successives. M. Marey a reproduit ainsi Les mouvements d'une anguille qui nage. La plaque sensible n'a pas besoin d'être fixe pour ces observations». Pour étudier le mouvement du vol des insectes, il attache ceux-ci sur une longue aiguille qui se meut sur un tond entièrement noir. L'insecte vivement éclairé se détache ainsi fort bien. L'aiguille reçoit un

mouvement uniforme mais Lent, ce qui permet aux ailes qui sont entièrement libres de se mouvoir. La plaque sensible peut ainsi reproduire Les différents mouvements des ailes.

M. Marey9 a obtenu sur une bande de pellicule sensible une série d'images photographiques correspondant aux attitudes successives d'un animal en mouvement. Pour cela. M. Marey a d'abord employé !<• dispositif suivant : derrière l'appareil chronophotographique à érlairements intermittents il place un autre appareil qui conduit une bande de pellicule sensible au foyer de l'objectif; un électro-aimant arrête la pellicule pendant le temps très court où se produisent les images. L'inconvénient de cet appareil réside en ce qu'il faut faire chaque fois que l'on veut opérer un réglage pour établir la concordance des deux appareils associés. Dans une disposition nouvelle 3, tous les mouvements sont réglés de façon que La pellicule sensible

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