‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 5)Chapitre 173 sur 276 · PHOTOGRAPHIE DE LA VEINE LIQUIDE · texte numérisé non relu

PHOTOGRAPHIE DE LA VEINE LIQUIDE

dre un moteur à air comprimé qui fait marcher une hélice, et donne ainsi au système un mouvement de propulsion quand la torpille a pénétré dans l'eau. Le navire assaillant envoie ces torpilles dans la direction du navire ennemi au moyen d'un tube de lancement qui les projette à une vingtaine de mètres du boni, de façon à les faire sortir des remous produits par le SÛllage; elles entrent alors dans l'eau et continuent leur route par Faction de l'hélice qui a été mise en marche par le lancement m5me. Le prix de revient des torpilles de ce genre étant considérable, on conçoit combien il est essentiel que les conditions qui influent sur la régularité de leur inarche sousmarine soient connues avec précision; or, on a constaté que cette marche ne devient rapidement régulière que si elles arrivent dans des conditions bien déterminées. Si la torpille plonge en inclinant plus ou moins en avant, sa marche est absolument compromise ; si. au contraire, elle arrive en quelque sorte à plat et d'uni' seule pièce sur l'eau, au lieu d'y pénétrer par l'avant, les résultats seront tout différents. Il importe donc de déterminer ce qui se passe pendant le lancement, I/appareil chronophotographique de M. le général Sébert permet d'analyser le phénomène et, qui plus est, d'en

garder la trace durable.

967. Photographie de la veine liquide — Pour étudier de quelle manière se produit la discontinuité de La veine liquide1, M. I/arn s'est servi de l'éclairage produit par un tub ■ de «ieissler. on sait que lorsqu'on observe la veine liquide à l'aide de M mode d'éclairage, surtout si le treinbleur de la bobine jouit d'une asse/ grande latitude dans sa vitesse d'oscillation, on aperçoit assez, bien la structure par goutte, mais la stabilité fait absolument défaut. Tour éviter cet inconvénient. M. Izarn attache solidement la bobine au tuyau et au robinet d'écoulement; la vibration du trembleur se communique énergiquement à la veine qui devient parfaitement régulière et à peu près insensible aux légers bruits ambiants, de telle sorte que, en projetant le jet sur le fond brillant fourni par le tube lumineux, on peut observer le phénomène tout à loisir et Le photographier de même. A une distance un peu grande de la portion limpide, les gouttes et surtout les gouttelettes ont des mouvements propres qui empêchent d'en obtenir une Image nette; mais c'est précisément L'observation des régions supérieures

qui présente 1«' plus d'intérêt. Quant à l'aspect d'un tube central indiqué par Savart et qu'il attribue au passage rapide des gouttelettes devant l'œil, il semble évident, par la seule inspection de La photographie, qu'il est dû à La région brillante que produit La rétraction sur la colonne Liquide, qu'elle soit discontinue ou non.

Cette application de La photographie à l'étude île ce phénomène particulier peut être généralisée ; «m pourra l'employer. toutes les t'ois qu'il sera utile d'employer les tubes de-Geissler pour l'observation d'un phénomène. On sait , en effet, que si l'on illumine un de ces tubes, et qu'à La faveur de cet éclairage intermittent on observe le trembleiir de la bobine qui actionne le tube, ce trembleur parait absolument immobile, l'illumination ne se produisant chaque fois qu'au moment précisoù le brernbleui» abandonne La barre de contact de l'interrupteur.

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