‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 5)Chapitre 179 sur 276 · Comptes rendus, 9 juillet · texte numérisé non relu

Comptes rendus, 9 juillet

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connue un ruban, et M. Trouvelot a comparé ses inflexions à celles qu'un ruban matériel décrirait dans un milieu fluide lentement agité de courants et remous. Ce ruban est dans toute sa longueur traversé de fines raies noires : on peut les comparer aux raies du spectre solaire. D'après MM. Mas- Cart ét Fizeau *, les bandes et les raies dont les éclairs se montrent hacbés pourraient bien n'avoir pas une existence réelle et tenir simplement à ce que l'objectif n'est pas rigoureusement au point, ce qu'il parait assez difficile de réaliser dans certains cas particuliers.

Pour obtenir des photographies d'éclairs suivant les indications de la Société royale météorologique de Londres, il suffit de mettre au point l'objectif sur un objet très éloigné; on opère pendant la journée, et pendant un orage de nuit, on laisse ouvert l'objectif de la chambre noire munie d'une plaque sensible.

Les photographies d'éclair ont permis M. Trouvelot de constater que le temps pendant lequel se produisait l'éclair avait âne durée appréciable; il lui a sufti pour cela de photographier à l'aide d'un appareil animé d'un léger mouvement de va-et-vient pendant la pose : la netteté de l'image disparait à peu près complètement, même quand la vitesse de translation imprimée à la chambre noire n'est pas trè^ considérable; il >uit de là qu'un éclair se produit pendant un temps parfaitement appréciable, contrairement à l'opinion généralement admise.

975. Enregistrement des phénomènes magnétiques. La force magnétique terrestre éprouve dans sa direction et dans son intensité des variations irrégulières et brusques, en sorte que l'observation, même répétée, des appareils à lecture directe, est absolument insuflisante en temps de perturbations ; aussi a-t-on demandé depuis longtemps è La photographie l'enregistrement continu des phénomènes magnétiques.

Pour obtenir l'enregistrement de ces pli.' mnnènes nu a d'abord fixé au

couteau du magnétomètre-balance nu miroir sphérique concave en axant duquel brûle une îlamiue entourée d'une cheminée opaque, qui laisse passer

par une fente un faisceau de rayons lumineux : ce faisceau forme par

réflexion un foyer qui tombe sur une feuille de papier photographique

appliquée sur un cylindre que l'ait tourner un mouvement d'horlogerie. On

employait au début le papier Ioduré humide, et un manchon cylindrique de verre enveloppait le papier pour en conserver l'humidité. Si le miroir ne bouge pas, le foyer marque une circonférence sur le papier et une courbe sinueuse si le miroir change de position. Les inclinaisons du déclinomètre s'enregistrent de la même manière au moyen d'un petit miroir sphérique fixé à ['aimant au-dessous du point d'attache du til de suspension; mais le cylindre tournant est horizontal. Au lieu de faire réfléchir le faisceau lumineux divergent par un miroir sphérique, OU peut avec avantage le recevoir sur une lentille qui le concentre en un foyer, t'n petit miroir plan reçoit alors le faisceau convergent qui sort de la lentille et renvoie le loyer sur le cylindre recouvert de papier photographique. L'emploi de ces appareils coûteux nécessite une cave de grande dimen-

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