Comptes rendus, juillet
sion. M. Mascart1, sans sacrifier en rien la précision, qui est la condition rigoureuse d'observations aussi délicates, a imaginé un magnétomètre enregistreur qui permet de réaliser une réduction considérable du prix de l'appareil et des dimensions du local nécessaire à son installation. Il emploie une source de lumière unique pour les trois boussoles et effectue l'enregistrement de tous les éléments sur la même feuille, ce qui facilite la comparaison des divers résultats. Les trois instruments qui enregistrent ces phénomènes sont : le cléclînomèlre, pour la déclinaison; le bifilaire, pour la composante horizontale, et la balance, pour la composante verticale. Chaque appareil est muni d'un miroir fixe et d'un miroir mobile qui suit les déviations du barreau aimanté. Dans le déclinomètre et le bifilaire, l'ouverture antérieure de la cage métallique est fermée par une lentille convergente de 1^10 environ de longueur focale ; dans la balance, cette lentille est remplacée par une courbure convenable de l'une des faces du prisme qui sert à redresser les images.
La source lumineuse est constituée par une petite lampe à gazogène qui brûle avec une intensité constante pendant trente-six heures. La mèche de cette lampe est placée au centre d'une lanterne adossée à l'horloge qui contient le système enregistreur, et munie sur chacune de ses trois faces libres d'une monture métallique portant une lentille de champ et une fente verticale dont on peut modifier la largeur à volonté. Ces montures peuvent être déplacées verticalement ou horizontalement pour la facilité du réglage : l'une des fentes envoie un rayon lumineux au déclinomètre, la deuxième au bifilaire, la troisième à la balance. L'ensemble du système est disposé pour que les images lumineuses des fentes, après s'être réfléchies sur les miroirs de chacun des instruments, soient renvoyées sur la surface sensible. Le papier sensible est recouvert d'une couche de gélatino-bromure d'argent; il est renfermé dans une caisse qui constitue l'enregistreur. Cette caisse est divisée dans toute sa hauteur en deux parties, séparées par une cloison en bois; au fond se trouve un mouvement d'horlogerie à pendule et à poids; la partie antérieure forme chambre noire et contient le châssis photographique. Ce châssis glisse dans un cadre à rainures qui peut, par l'intermédiaire d'une crémaillère et d'une roue à rochet commandée par l'horloge, descendre de toute sa hauteur pendant un intervalle de vingt-quatre heures.
Les rayons réfléchis qui proviennent d'un des instruments latéraux tombent sur un prisme à angle droit qui les renvoie sur une fenêtre étroite ménagée devant le châssis photographique et qui peut être fermée à volonté par un obturateur commandé par une vis extérieure. Par un réglage convenable de la fente, on fait en sorte que les deux images réfléchies par le miroir fixe et par le miroir mobile se forment nettement sur le papier sensible. On obtient ainsi sur le papier deux lignes, dont l'une, qui est droite, sert de repère et permet de constater les variations de la courbe du barreau aimanté, les deux autres instruments donnent chacun une courbe et une ligne de repère.
L'heure est enregistrée sur la feuille de papier. Le mouvement d'horlogerie est combiné pour que le cadre descende exactement d'un centimètre