La Nature, I, p
BPS ÎTBE l'LTR A- VIOLET.
par heure, en sorte que ht longueur totale des courbes est de 0'",24. Le papier est pressé dans le châssis entre deux lames de verre, dont Tune, sur laquelle appuie le eôté sensibilisé, est transparente et porte vingt-cinq traits horizontaux distants d'un centimètre l'un de l'autre. Ces traits se présentent tour à tour devant la fenêtre, interceptent la lumière pendant quelques instants et produisent sur 1rs lignes des interruptions qui servent de repère. On peut aussi marquer l'heure par une perturbation périodique des barreaux aimantés. Pour cela, on adapte à l'horloge un contact électrique qui ferme un circuit toutes les heures pendant quelques instants, au moment où l'aiguille dès minutes passe sur midi; ce circuit renferme une petite pile et le courant passe dans trois bobines sans fer placées auprès de Chaque instrument. Il en résulte des oscillations horaires de chaque barreau et un trouble passager dans la courbe correspondante.
Le développement du papier ne présente rien «le particulier. Lorsque l'image est révélée , il faut traduire les courbes en valeur numérique; la graduation des appareils s'effectue très simplement. Pour le déclinomètre , on tourne la cage de l'instrument et. pur suite, le miroir fixe d'un angle connu, indiqué par le cercle gradin'' inférieur; la ligne de repère se déplace et la distance des images des deux miroirs avant et après la rotation donne la valeur angulaire du millimètre sur le papier. !)«• même, en tournant le treuil seulement d'un angle de 1H)° par exemple, on observe par le déplacement de l'image mobile l'influence, d'ailleurâ très faible, dur à la torsion du lil de suspension. On déduit de ces expériences la valeur angulaire que représente un écart d'un millimètre sur la feuille. La graduation des deux autres appareils a pour but de recherchera quelle fraction de la composante horizontale et de la composante vertical.' correspond l'ordonnée de la courbe. Pour cela, on place successivement auprès du déclinomètre et du bifilaire de la balance, dans une position spéciale et à une distance uniforme, pendant cinq OU dix minutes, un aimant auxiliaire supporté par une règle
de comparaison. L'action de cet aimant modifie la position de chacun d0S trois barreaux et produit nu déplacement brusque de l'image mobile. Ces écarts, qui laissent leur trace sur le papier, permettent de déterminer par le calcul à quelle fraction des composantes correspond un millimètre sur l'épreuve. La sensibilité des appareils est réglée pour que les variations des divers éléments soient toujours comprises dans les limites du papier. C'est par des expériences analogues que l'on mesure et que l'on vérifie de temps en temps la valeur d'une division des ôchelle8 des appareils à lecture directe. Les ordonnées des trois courbes donnent donc les variations des trois éléments, sauf les corrections de température dues aUX deux derniers. On peut, du reste, contrôler tous les jours les résultats de l'enregistreur par ceux que donnent les appareils de variation à lecture directe.
S I. — BNREGI8TRRMENT DÈS PHÉNOMÈNES 0PTTQUB8.
976. Photographie du spectre ultra-violet. — Pour la photographie des spectres ultra violets, on n'emploie pas les spectroscopes ordinaires dont les lentilles et les prismes, en Ûini ou en
cr'own-glass, absorbent les rayons invisibles, partiellement à partir de X 380 et complètement à partir de X 360. On remplace le verre ordinaire par du quartz et du spath fluor, qui sont transparents jusqu'à la limite pratiquement observable dans l'air a 185, ou par du spath d'Islande, qui est transparent jusqu'à X 220. La disposition générale des pièces est la même qu'avec les spectroscopes lumineux, mais la chambre noire photographique remplace l'oculaire de la lunette ; cette chambre doit être à bascule verticale.
Les lentilles de quartz présentent l'inconvénient de nécessiter des mises au point très différentes pour les diverses radiations : il faut donc ou faire plusieurs épreuves avec des tirages différents , ou bien incliner beaucoup la couche sensible par rapport à l'axe de la chambre noire, sans que d'ailleurs la plaque inclinée coïncide exactement avec la surface des foyers ; cet inconvénient est d'ailleurs très atténué lorsque la dispersion est assez grande. On emploie les lentilles de quartz parce que c'est une surface que l'on se procure facilement et que l'on travaille avec assez de perfection.
M. Cornu a réalisé des lentilles achromatiques pour les rayons ultra-violets, d'abord avec le quartz et le spath d'Islande, ensuite avec le quartz et le spath fluor. M. Deslandres, dans ses recherches sur les spectres de bandes ultra-violets des métalloïdes, a employé plusieurs spectroscopes photographiques et réseaux. Il s'est servi d'un spectroscope avec deux lentilles achromatiques de 0m45 de distance focale et un prisme de spath d'Islande, qui donne en quatre épreuves et avec une grande netteté le spectre photographique de X 460 à X 230. Un autre appareil était constitué par deux lentilles en crown-flint de 0m40 de distance focale et un prisme de flint lourd très pur qui donne en deux épreuves le spectre de X 460 à X 360. Enfin, lorsqu'une très grande dispersion était nécessaire, il a employé un autre spectroscope avec deux prismes de spath d'Islande , combinés avec des lentilles achromatiques en quartz et spath fluor. Ces lentilles, très commodes avec une faible dispersion, peuvent être avantageusement remplacées par des lentilles de quartz ; on gagne notablement au point de vue de la netteté et de la rapidité. L'inclinaison de la plaque photographique avec la dispersion offerte par deux prismes est relativement faible et peu gênante 1 . Enfin, dans certains cas, M. Deslandres a utilisé un réseau de Rowland présentant cinq cent soixante traits environ au