SPECTRE ULTRA-VIOLET
millimètre et une surface de 0m08 sur 0roO55 ; ce réseau offre une dispersion égale sinon supérieure à celle des meilleurs spectroscopes à prismes et donne des images d'une grande perfection. Il réfléchit aussi bien les rayons ultra-violets que les rayons visibles. Avec des plaques très sensibles et des poses très longues, M. Deslandres a obtenu de belles épreuves de spectres de bandes sur plaques au gélatino-bromure. Ces plaques, très sensibles, permettent d'enregistrer des raies extrêmement faibles que l'œil n'aurait jamais pu saisir.
L'emploi des émulsions pour préparer les surfaces sensibles présente, indépendamment de la rapidité, de nombreux avantages sur les plaques préparées au collodion humide. Les plaques préparées à l'aide d'une même émulsion sont toujours semblables entre elles si la préparation est faite avec soin : avec le collodion humide, au contraire, la nature des plaques peut varier considérablement d'un jour à l'autre et même plus rapidement, comme le savent tous ceux qui ont pratiqué quelque peu Le procédé du collodion. Ce n'est qu'au prix des pins grands soins que l'on est arrivé à produire à l'aide de ce procédé de bonnes photographies «les spectres, photographies qui témoignent de l'habileté des observateurs qui les ont obtenues.
M. Deslandres1 a étudié par la photographie lés Bpectres de bandes des métalloïdes. Il s'est d'abord servi d'un appareil peu dispersif donnant le spectre dans son ensemble, puis avec des appareils de dispersion de plus en plus grande qui assurent la résolution complète en raies Unes.
M. Deslandres a vérifié la loi suivant» '-' : Les spectres de bandes offrant la répétition de bandes semblables ou de séries de raies semblables et peuvent à ce point de vue être rapprochés des Bpectres de lignes des métaux qui présentent la même disposition ; de plus, il existe une relation simple entre les spectres de la vapeur d'eau et de l'oxygène, c'est-à-dire entre les spectres d'un corps composé et de l'un des composants.
Wollaston, en l.siri3, annonça que l'altération du chlorure d'argent s'étendait au delà du violet, sur une longueur à peu près égale à celle du spectre visible. Kn IX'rl, Herschel ' constata qu.- ers taxons, plus réi'rangihlcs que
le violet, ne sont pas totalement invisibles : il les appela rayons lavande et constata qu'ils agissaient sur le chloruré d'argent, fait qui avait été observé en 18'iU par Kd. Becquerel. Plus tard, Draper' photographia le spectre ultraviolet, mais c'est Miller8 qui produisit la première série complète de photo-