‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 5)Chapitre 183 sur 276 · Philosophieal transaction · texte numérisé non relu

Philosophieal transaction

S. Jbid., 1802.

graphies spectrales. Avec un spectroscope à un seul prisme et une étincelle d'induction renforcée par un condensateur, Miller a obtenu les spectres d'émission de prescpue tous les corps et les spectres d'absorption d'un grand nombre de substances solides, liquides ou gazeuses; il a reconnu en même temps la transparence, pour les rayons ultra-violets, du spath fluor et du spath d'Islande, c'est-à-dire de deux substances utilisables pour les appareils d'optique. Les spectres publiés par Miller manquent de netteté et il faut arriver aux travaux de M. Mascart1 pour trouver les premières photographies permettant des mesures précises. M. Mascart s'est servi d'un goniomètre de Babinet, de lentilles de quartz de 0m25 de distance focale et d'un prisme de spath, taillé parallèlement à l'axe, dont le rayon ordinaire offre une dispersion double de celle du quartz. Pour la photographie, l'oculaire est remplacé par une petite chambre photographique pouvant recevoir une plaque préparée au collodion humide : la surface sensible est très voisine du réticule sans toutefois le toucher; le réticule fait réserve sur la plaque et l'on obtient sur le négatif une croix blanche, qui repère la plaque par rapport au cercle gradué du goniomètre. M. Mascart a ainsi obtenu un relevé exact de sept cents raies du spectre solaire ultra-violet. Pour la mesure des longueurs d'onde, il s'est servi d'un réseau fonctionnant par transmission et, par des épreuves faites à droite et à gauche, il a obtenu les longueurs d'ondes des raies principales lumineuses et ultra-violettes. L'erreur possible est inférieure à 7iooo3 de la longueur d'onde, malgré les imperfections du réseau qui donnait trois images d'une même radiation dans le même spectre. Puis M. Mascart 2 étudia avec le même appareil le spectre ultra-violet du cadmium et photographia jusqu'à la raie X 221; il montra que la région ultraviolette à l'échelle des longueurs d'onde a la même étendue que la région lumineuse, chacune représentant un octave.

M. Cornu3 a construit une carte du spectre solaire ultra-violet en longueur d'onde; cette carte qui prolonge la carte d'Angstrôm, a été faite par la photographie. Les principaux appareils employés ont été un grand goniomètre de Brunner, donnant les trois secondes, un prisme de flint, un prisme de spath d'Islande, et plusieurs réseaux utilisés par transmission et réflexion avec des lentilles achromatiques de 0in45 de distance focale environ. La méthode employée pour repérer la plaque photographique diffère de celle utilisée par M. Mascart : elle consiste à obtenir sur la plaque, sans changement du tirage, d'abord le spectre à relever, puis deux images différentes du rayon réfléchi, pour deux positions différentes de la lunette déterminées par le goniomètre. Cette méthode, dite des repères, suppose l'emploi de lentilles achromatiques ; elle a permis à M. Cornu de relever huit cents raies de 0 à la dernière raie U (X 295). Le nombre des raies pour une même largeur du spectre est plus grand que dans la carte d'Angstrôm. Ces résultats ont montré nettement les avantages de la photographie pour l'étude des rayons violets. En même temps, M. Cornu4 constata que la limite ultraviolette du spectre solaire est variable avec la hauteur du soleil, c'est-à-dire

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