‹ Traite encyclopedique de photographie (volume 5)Chapitre 195 sur 276 · PHOTOGRAPHIE DES MANUSCRITS · texte numérisé non relu

PHOTOGRAPHIE DES MANUSCRITS

constaté que lorsqu'on montre à des témoins les photographies des divers repris de justice que l'on est appelé à soupçonner, la reconnaissance se fait toujours par l'intermédiaire de la pose de face.

L'impression de ces photographies s'effectue sur papier au gélatino-bromure d'argent, procédé qui permet d'obtenir très rapidement un grand nombre d'exemplaires, ce qui est presque toujours indispensable pour les recherches de justice1.

985. Photographie des manuscrits. — La photographie des manuscrits est souvent importante, par exemple lorsqu'il s'agit de comparer, comme l'a fait M. Hettiner, des manuscrits qui se trouvent répandus dans les bibliothèques de diverses villes très éloignées1. Ces manuscrits ne présentent généralement pas de diflicultés spéciales de reproduction, excepté si les parchemins sont fortement jaunis par le temps; dftBS ce cas. l'emploi des plaques orthochromatiques permet d'obtenir facilement de très bonnes reproductions. L'objectif rectilinéaire doit être muni d'un verre coloré.

Le manuscrit à reproduire est fixé sur un chevalet analogue à celui dont se servent les peintres: il est important que l'objet à photographier soit rigoureusement parallèle au plan de la glace dépolie. Pour obtenir une planité parfaite du manuscrit à reproduire, on place la pièce à photographier dans un châssis-presse et on la comprime parfaitement : on la photographie en cet état. S'il s'agit de reproduire nue page d'un volume relié, on emploie une glace libre d'une longueur supérieure à celle du volume; la planchette du chevalet et la glace sont retenues fortement Tune et L'autre par une corde disposée de façon à ne pas cacher les caractères. Le plus souvent, la page vient s'appliquer exactement contre la glace et s'étend sans faire de plis; dans le cas contraire, il faut foire disparaître ces plis en posant bous ta page

un morceau de molleton qui régularise la pression. 11 suffit alors de mettre en place tout cet ensemble et de le relier au chevalet par des ficelles, qui non seulement attachent le livre, mais qui encore doivent maintenir les feuilles restées libres pour qu'elles ne viennent p;is se replier BUr ht glace. < >n peut aussi se servir d'un châssis construit par (ieyniet. Cë châssis n'a que deux

côtés en bois, et la glace , fortement enchâssée entre deux rainures que portent ces côtés, les relie l'un à L'autre, de façon à laisser libre tes deux grands côtés de la glace: sur cette glace se place nue planchette brisée: des barres à ressort, fixées sur les deux montants, maintiennent en place cette

planchette, dont les deux grands bords Libres sont terminés en biseaux allongés. Pour employer cet appareil, on ouvre les barres de serrage et l'on enlève la planchette. Le volume est ouvert au point voulu et la page à reproduire est posée sur la glace, que l'on fait pénétrer le plus avant possible vers le centre du volume; derrière cette page, on place la planchette, puis les barres de serrage, de façon à prendre entre les glaces et La planchette la page à maintenir, puis le châssis est fixé au chevalet et la partie libre du volume maintenue par un système d'attaches quelconque.

La photographie peut servir ;'i reconnaître la fausse monnaie, les falsilica-

Page 1